Ahmed Ibn Hanbal, qdssl
[163-241 H / 780-856 ap. J.C.]

Salam Alaykum, ci-joint un discours relatant la vie de l'Imâm Ahmed Ibn Hanbal (qdssl), Savant et Maître de l'Ecole jurisprudentielle Hanbalite.

[Ajout personnel :] résumé de sa vie réalisé à partir du livre "Les quatre imâms fondateurs des écoles sunnites", de Messaoud Boudjenoun, aux éditions Universel, ISBN 2-911546-41-5
Son école de jurisprudence ["Madhâb"] a, encore de nos jours, une influence marquée en Arabie Saoudite, dans le Golfe persique et plus ou moins en Syrie.
Ce Bagdadi est né orphelin de père. Très pudique très jeune, les femmes lui demandaient de transmettre leurs questions au Maître d'école. Il apprit le Hadîth d'Abû Yûsuf (l'élève d'Abû Hanifa -qdsseux2). Il voyagea vers Kûfa, Basora, La Mecque, Médine, le Yémen et la Syrie à la recherche de la Science. Ses études l'accaparaient tellement qu'il ne se maria qu'à l'age de 40 ans, âge auquel il daigna enfin enseigner la Science qu'il avait apprise, car le Prophète (qpssl) avait commencé à recevoir la Révélation à cet âge. "Allergique" au raisonnement personnel ["er-Ray"], cher à Abû Hanifa (qdssl), il étudia chez le Savant Malikite Hushaîm Ibn Bachîr et d'autres dont un des Savants de l'école Shafi‘îte (‘Abd er-Rahmân Ibn Médhî). Il fit 5 fois le Pélerinage, dont 3 fois à pied. Victime d'un voleur, il préférera travailler comme porteur plutôt que de devoir quémander des Aumônes ["Sadaqat"]. Fidèle à sa parole, il ne pourra rejoindre son Cheikh, l'Imâm Shâfi‘î, avant son décès... On raconte qu'il fut le premier Traditionniste musulman à voyager à travers le monde musulman afin de recueillir le Hadîth. Il refusera obstinément un poste de juge au service du calife el-Amîne. Son cercle d'enseignement comprenait jusqu'à 5 000 personnes après la Prière de l'Après-Midi ["‘Asr"]. Les plus pauvres parmi ses étudiants étaient ceux qu'il respectait le plus. Il réalisa son célèbre Musnad, qui contient quelques 30 000 ahadith (triés parmi le million qu'il connaissait par coeur), mais aussi une Exégèse du Coran ["Tafsir"] ainsi qu'un ouvrage sur l'abrogeant et l'abrogé. Plus d'un demi-million de musulmans assistèrent à son enterrement.
L'élément le plus marquant de sa vie fut certainement son endurance face aux persécutions du pouvoir innovateur mu‘tazilite et son refus de se rallier à leur avis sur le caractère créé du Coran. Il représenta à lui seul, durant cet événement, ce que Shâfi‘î appèle le Consensus des musulmans ou encore la Communauté (comme ce fut le cas d'Abraham -qpssl). Aujourd'hui le caractère incréé du Coran est une vérité admise par le Consensus des Savants musulmans et un élément de Foi islamique.
Son école de Jurisprudence se caractérise par un attachement rigoureux au sens littéral et apparant et rejète le raisonnement personnel ["er-Ray"] ainsi que le raisonnement par analogie ["Qiyâs"] (particularité de l'école Hanafite) et le Consensus des Savants ["Idjmâ‘"] (particularités de l'école Shafi‘îte) auquels il préfère le Hadîth Faible ["Da‘îf"]. Certains Savants contemporains expliquent que ce qu'il considérait hier comme Hadîth Faible ["Da‘îf"] aurait le statut, aujourd'hui de Hadîth Bon ["Hassan"].

Tiré du site ribaat.org.

Posté le 05 février 2002 à 04:00:25 - Quelques date de la vie de Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) retracées par le Dr Hebri BOUSSEROUEL et extrait de "Les savants oubliés de l'histoire". Numérisé par Al-Mourabitoune

Il est l'Imâm de Bagdad, le célèbre théologien, Jurisconsulte et Traditionniste Musulman né en 164 H (781 ap. J.C.). C'est l'une des personnalités les plus fortes de l'Islam, qu'il a profondément marqué aussi bien dans son développement historique que dans son renouveau contemporain. Il est fondateur de l'une des quatre grandes écoles sunnites, l'école Hanbalite, mais inspira aussi, dans une certaine mesure, le réformisme conservateur de la Salafiya.

Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) est un Arabe. Il appartenait à la tribu des Banu Chiban qui avaient joué un rôle actif dans la conquête de l'Irak et celle du Khurasan. D'abord installée à Basra, la famille se transporta à Merw avec le grand-père d'Ahmed Ibn Hanbal Ibn Hilal (qdlfm), qui fut gouverneur de Sarakhs sous les ‘Umeyyades. Et l'un des premiers propagandistes ‘Abbasides. Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) naquit en Rabi‘ ath-Thany 164 H, quelques mois après que son père, Mohammed Ibn Hanbal (qdssl), qui appartenait à l'armée du Khurasan, se fut établi à Bagdad où il mourut trois ans plus tard. Un petit héritage familial permit à Ahmed (qdssl) de mener une existence modeste, mais indépendante.

Après avoir étudié à Bagdad la lexicographie, la jurisprudence et la tradition, il se consacra, à partir de 179 H, à l'étude de la tradition, après quoi, il entreprit une série de voyages qui le conduisirent en Irak, au Hidjaz, au Yémen et en Syrie. En 183 H déjà, il fit une apparition à Kûfa. Ses séjours furent beaucoup plus fréquents à Basora, où, après une première visite en 186 H, il y retournera en 190 H, 194 H et 200 H.

C'est à la Mecque, où l'appelaient les devoirs du Pèlerinage dont il s'acquitta à cinq reprises, qu'on le voit le plus souvent : en 187 H, 191 H, 196 H, 197 H avec une retraite pieuse à Médine, et en 198 H avec une seconde retraite pieuse jusqu'en 199 H après quoi il se rendit à Sana (actuelle capitale du Yémen) auprès du Traditionniste ‘Abd er-Razaq (qdlfm).
Ses études de Fiqh (jurisprudence musulmane) et de « hadîth » (traditions prophétiques) furent accomplies sous la direction d'un grand nombre de maîtres dont les noms sont conservés. A Bagdad, il fréquenta les cours du cadi Abû Yûsuf (qdlfm) (mort en 182 H) disciple d'Abû Hanifa (qdssl) qui n'exerça pas sur lui une influence bien profonde. Il suivit aussi l'enseignement de Husaym Ibn Bachir, un disciple d'Ibrahim El-Nakh (qdlfm) d'une façon continue durant six années consécutives. Son principal maître fut ensuite Sufyan Ibn ‘Uyayna (qdlfm) (mort en 198 H), l'autorité principale de l'école du Hidjaz.
On peut encore citer, parmi les principaux maîtres d'Ibn Hanbal (qdssl), ‘Abd er-Rahman Ibn Mehdi de Basora (qdlfm) (mort en 198 H) et Waqib Ibn Djarrah (qdlfm) (mort en 197H) de Kûfa. Comme le fait remarquer Ibn Taymiyya (qdssl) dans son Minhadji es-sounna, "la voie de la tradition". VI, 143.
C'est à l'école du « hadîth » du Hidjaz qu'il convient de rattacher avant tout la formation juridique d'Ibn Hanbal (qdssl). On ne saurait voir en lui, un simple disciple d'Esh-Shafi‘î (qdssl), dont il a connu l'oeuvre juridique. Il le rencontra personnellement à Bagdad, en 195 H.
La politique que mena El-Ma‘moun, dans les dernières années son règne, sous l'influence de Bichr el-Mariai, en accordant aux Mu‘tazalites un appui officiel, devait inaugurer, pour Ibn Hanbal (qdssl) une ère de persécutions qui lui valurent une retentissante célébrité.

Ibn Hambal (qdssl) refusa énergiquement d'accepter le dogme de la création du Coran contraire à l'orthodoxie. Informé de l'incident à Tarsu El-Ma‘mun ordonna qu'on le lui envoyât, avec un autre réfractaire, Mohammed Ibn Nûh.

Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) et Ibn Nûh (qdlfm), mis aux fers et expédiés au calife, venaient de quitter Raqa, quand ils apprirent la nouvelle de sa mort. Renvoyés tous deux à Bagdad, Ibn Nûh mourut au cours de son retour, et Ibn Hanbal (qdssl) fut, dès son arrivée, emprisonné d'abord à la yassiriya, puis dans la maison des Emirs ["Dar el-‘Umara"], enfin dans une prison commune du quartier de Mawassili ["Derb et Mawassil"].

Le nouveau calife, El-Mu‘tacim, qui était pourtant enclin à abandonner l'inquisition fut convaincu par le cadi Mu‘tazilite, Ahmed Ibn Abû Du‘ad, qui fit valoir, dit-on, combien il pourrait être dangereux, pour l'autorité de l'Etat, de paraître abdiquer une position officiellement affirmée. Ibn Hanbal (qdssl) fut donc convoqué à comparaître, en Ramadân 219 H, devant le calife, refusant toujours, avec la même obstination, de reconnaître la création du Coran. Il reçut une sévère flagellation, puis fut autorisé à regagner son domicile, après un emprisonnement qui avait duré en tout deux ans et demi. Pendant tout le règne d'el Mu‘tacim, il mena une vie retirée, mais continuant à donner des cours de tradition.

À l'avènement d'El-Wathiq, Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) reprit ses cours de tradition publiquement. Aussi continua-t-il à mener la même vie retirée, pour échapper à ses ennemis (Manakib, 348-349).
La restauration du Sunnisme par El-Mutawakel à son avènement en 232 H, permit à Ibn Hanbal (qdssl) de reprendre son activité de professeur. Ibn Hanbal (qdssl) cependant ne figure pas parmi les Traditionnistes que le calife chargea, en 234 H, de mener la lutte contre les Djahmiya et les Mu‘tazila (Manakib, 356 H).

La disparition des personnages qui avaient joué un rôle de premier plan lors des persécutions allait permettre un rapprochement entre le nouveau calife et l'indépendant théologien. Ahmed Ibn Abû Du‘ad fut destitué en 237 H et son successeur, Ibn Aktham (qdlfm), passait même, pour avoir été recommandé au calife par Ibn Hanbal (qdssl) (Bidaya we n-Nihaya, x, 315-16, 319-29). Ibn Hanbal (qdssl) fut, en 237 H, invité par Mutawakel à se rendre à Samarra. Il semble que le calife ait voulu lui confier le soin de donner des leçons de « hadîth » au jeune prince El-Mu‘taz, et on peut également supposer qu'il ait songé à se servir de l'illustre théologien pour sa politique de restauration sunnite. Ce voyage à Samarra fut, pour Ibn Hanbal (qdssl), l'occasion de reprendre, en évitant toute compromission, contact avec le monde de la cour ‘Abbaside. Il fut accueilli à son arrivée par le ministre Waçif, installé dans la riche maison d'Itakh, comblé de cadeaux. Présenté à El-Mu‘taz, mais libéré sur sa demande, en raison de son âge et de sa santé, de toute charge particulière. Après un court séjour, Ibn Hanbal (qdssl) s'en retourna à Bagdad sans avoir rencontré le calife (Manakib, 172-378. Tardjama "la Traduction", 58-75. Bidaya we n-Nih "livre Le début et la Fin" tome X, pages 314, 316, 337-340).

Les deux épouses légitimes d'Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) lui avaient donné chacune un fils, Salîh (qdlfm) et ‘Abd Allâh (qdlfm). D'une esclave concubine, il a eut six enfants qui ne sont pas autrement connus. Salîh (qdlfm) né à Bagdad en 203 H, et ‘Abd Allâh en 206 H à Isfahan exerçait les fonctions de cadi, passe pour avoir transmis une grande partie du Fiqh ("jurisprudence musulmane") de son père Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) (Kitab Tabagat les degrés" tome 1, pages 173-176). ‘Abd Allâh (qdlfm) (né en 213 H) s'intéressa surtout au « hadîth » ; ce fut lui qui transmit la majeure partie de l'oeuvre de son père. Il mourut à Bagdad en 290 H et fut enterré dans le cimetière des Quraychites. Sur sa tombe devait se reporter toute la vénération dont celle de son père était l'objet quand cette dernière disparut, lors d'une inondation du cimetière Tabaqat ("les degrés" tome I, pages 1 188), Salîh (qdlfm) et ‘Abd Allâh (qdlfm), qui furent étroitement associés à la vie intellectuelle de leur père, allaient être parmi les premiers artisans de cette construction collective qu'est le Hanbalisme.

L'oeuvres, la plus célèbre d'Ibn Hanbal (qdssl) est son recueil de traditions, le Musnad (première édition, Caire 1311; nouvelle édition, en cours depuis 1368H par Ahmed Shakir). Bien qu'Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) ait personnellement accordé une importance exceptionnelle à cet ouvrage, ce fut son fils ‘Abd Allâh (qdlfm) qui recueillit et classa l'énorme quantité de matériaux accumulés, en y faisant lui-même un scrupule.

Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) était constamment sollicité sur les questions les plus diverses de dogmatique, de morale ou de droit. Sans interdire que l'on notait par écrit ses dires.

Ahmed Ibn Hambal (qdssl) doit être considéré dans le cadre de la tradition comme un persévérant indépendant. Comme le fit remarquer Ibn Taymiyya (dans son Menhadj, tome IV).

On range parfois Ibn Hanbal (qdssl) dans l'école fondée par Esh-Shafi‘î (qdssl). Mais lui-même se rattachait avant tout à l'école du « hadîth » et il eut surtout pour maîtres des Traditionnistes d'Irak et du Hedjaz. Son oeuvre la plus connue est son Musnad, où il donne droit de cité à tous les ahadiîth communément admis de son temps : mash‘hura ("renommés"). A côté du Musnad, sa deuxième grande oeuvre est constituée par les réponses qu'il donna aux questions (massa‘il) qu'on lui posait sur des problèmes de dogme, de morale ou de droit.
Parmi ses autres oeuvres doctrinales conservées, le Kitab es-Salat ("Livre de la prière") (Caire 1323 et 1347) sur l'importance de la Prière en commun et sur les règles que l'Imâm et les fidèles doivent suivre pour s'en acquitter ponctuellement a été transmis par Mohammed Ibn Yahia Es-Shami (qdlfm), un des premiers disciples d'Ibn Hanbal (qdssl).
Kitab El Wara‘ (Livre des scrupules) est l'opinion d'Ibn Hanbal (qdssl) sur divers cas où l'esprit de scrupule lui paraît s'imposer. Ibn Taymiyya (qdssl) a dégagé les trait caractéristique du Hanbalisme primitif : « On ne devra considérer comme socialement imposables que les pratiques religieuses que Dieu (qsE) a nommément prescrit, mais inversement, on ne saurait légalement interdire que les usages qui ont été expressément interdits par Dieu (qsE) dans le Coran et par le Prophète Mohammed (qpssl) dans la Sunna. »

Rappelons que l'Imâm Ibn Hanbal (qdssl) s'est rendu particulièrement célèbre, dans l'histoire de l'Islam, par la fermeté avec laquelle il tint tête à la politique du califat mu‘tazilite. Il refusa d'admettre le dogme de la création du Coran et de nier la vue de Dieu (qsE) par les Croyants dans l'autre monde ["Ru‘ya"]. Deux dogmes dont le califat Mu‘tazilite voulait faire des dogmes d'Etat.

Ahmed Ibn Hanbal (qdssl) mourut en rabi‘ al-Awwal 241 H, à l'âge 75 ans, après une courte maladie à Bagdad. Il fut enterré dans le Cimetière des Martyrs ["Magabir ech-chuhada"], auprès de la porta Harb. A travers les traditions, d'un caractère quelque peu légendaire qui entourent le récit de ses funérailles, on sent percer le témoignage d'une réelle émotion populaire, et sa tombe fut le théâtre de manifestations d'une dévotion si ardente que les autorités califiennes durent faire garder le cimetière (Manakib "les Epaules", 409-418. Tardjama. Traduction", 75-82. Bidaya we n‘-Nihaya "le Livre du Début et la Fin tome X. pages 340-343).
La tombe d'Ibn Hanbal (qdssl) devint un des lieux de pèlerinage les plus fréquent de Bagdad. Le calife el-Moustadi‘ y fit graver en 574 H, une inscription pour glorifier, l'illustre traditionniste, le défenseur le plus fidèle de la Sunna (Bidaya we n-Nihaya "le Livre du début et la F tome XII, page 300). Une crue du Tigre, au cours du VIllè / XIVème siècle devait l'emporter (Le Strange, Bagdad, 166),

Que Dieu l'enveloppe dans Sa miséricorde, Amine.

Notes :
* Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"] ;
2. qpsseux - Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté ["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt - Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"] ;
9. qdssellest - Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"] ;
10. qdlsc - Que Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"] ;
11. qdlfm - Que Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh ‘alayhi"] ;
12. qmdssl - Que la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la paix ["‘Alayhim salam"].