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Bio-éthique islamique
Au nom de Dieu le Très
Miséricordieux, le Compatissant - Louange à Dieu le Maître
des Mondes |
Bismillâh Ir-Rahmân Ir-Rahîm
- Al hamduli-llâhi rabbi-l‘âlamîn Subhâna Llâhi, wa l-hamdu li Llâhi, wa lâ ilâha illâ Llâhu, wa Allâhu akbar - Lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâhi ! Allâhumma salli ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kama sallayta alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma Innaka Hamidun Madjid Wa bârik ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kamâ barakta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma Innaka Hamidun Madjid « Rabbi ghfir lî wa tub ‘alayya. Innaka anta ttawwâbu-l-ghafûr. » |
Salutations et paix sur vous ainsi que la Miséricorde
de Dieu,
"As-Salam ‘Alaykum Wa Ramatullâhi Wa Barakatuh,"
Sommaire |
Introduction ;
1. Le don de sang et d'organes ; <à
venir Incha Allâh>
2. La Fécondation In Vitro ; <à
venir Incha Allâh>
3. Les banques de sperme ; <à
venir Incha Allâh>
4. Avoir recours à une mère
porteuse ;
5. La sélection des embryons sur-numéraires
et l'eugénisme ; <à venir Incha Allâh>
6. La chirurgie plastique ; <à
venir Incha Allâh>
7. Les opérations trans-sexuelles
; <à venir Incha Allâh>
8. La thérapie génique ;
<à venir Incha Allâh>
Conclusion ;
Introduction |
Les découvertes et avancées récentes de la biologie et de la médecine modernes posent des questions éthiques quant à certains soins nouveaux. Que dit l'islam sur ces questions ? Existe-t-il une bio-éthique islamique ?
1. Le don de sang et d'organes |
<à venir Incha Allâh>
2. La Fécondation In Vitro |
<à venir Incha Allâh>
3. Les banques de sperme |
<à venir Incha Allâh>
4. Avoir recours à une mère porteuse |
Certaines femmes, incapables d'enfanter, sont tentées d'avoir recours, grace aux progrès de la médecine, à une mère porteuse chez qui sera implantée son ovule fécondé par un spermatozoïde de son mari. Ainsi leur enfant sera porté par une autre femme dans le sein de laquelle il croitra et ce sera elle qui en supportera toutes les douleurs et elle qui accouchera de lui.
En islam, les valeurs familiales sont définies comme étant une constante divine à ne pas pervertir. Néanmoins, certains juristes contemporains (du golfe) ont autorisé le recours à une mère porteuse avec certaines conditions :
Cependant le Coran nous donne un certain nombre de définitions de la mère qui nous permettent d'éclaircir le lien existant entre la mère donneuse, la mère porteuse et l'enfant.
Sourate 58, verset 2
"Certains d’entre vous jurent pour répudier
leurs femmes, en utilisant la formule suivante : « Tu es aussi interdite
pour moi que l’est le dos de ma mère ! », alors qu’elles
ne sont pas leurs mères ; leurs mères étant
celles qui les ont mis au monde. Ils tiennent ainsi des propos aussi
blâmables que mensongers. Cependant, Dieu est Clément et Miséricordieux."
-> La mère de l'enfant est celle qui a accouché de l'enfant.
Sourate 46, verset 15
"Nous avons recommandé à l’homme
d’être bienveillant envers son père et sa mère. Sa
mère le porte dans la douleur et le met au monde dans la douleur.
Et pendant trente mois, elle endure les fatigues de sa gestation
et de son allaitement. Quand il atteint sa maturité, à
l’âge de quarante ans, il dira : « Seigneur, fais que je sois
reconnaissant envers Toi pour les bienfaits dont Tu nous as comblés,
moi et mes parents, et que j’accomplisse de bonnes œuvres que Tu
agréeras ! Fais aussi que ma postérité soit d’une
bonne moralité ! Je reviens repentant vers Toi et me déclare du
nombre des soumis. »"
-> La mère de l'enfant est celle qui a vécu la grossesse.
Sourate 2, verset 233
"Les mères qui veulent
parfaire l'allaitement de leurs bébés les allaiteront deux années
entières. Le Père de l'enfant est tenu de pourvoir à
la nourriture et à l'habillement de la mère d'une manière
convenable. Mais à l'impossible nul n'est tenu, et un enfant ne doit
pas être une source d'ennuis ni pour la mère ni pour le père.
La même obligation incombera, le cas échéant, aux héritiers
du père. Si les parents décident d'un commun accord de sevrer
leur enfant, cela n'implique aucun inconvénient. De même qu'aucune
faute ne vous sera imputée, si vous mettez votre enfant en nourrice,
à condition que vous acquittiez la rétribution convenue. Craignez
Dieu, et sachez qu'Il est parfaitement au courant de tout ce que vous faites
!"
-> Cette mère peut soit allaiter son enfant soit avoir recours à une nourriciaire soit utiliser des aliments de substitution.
Sourate 39, verset 6
"Il vous a créés d’un seul
être dont Il a ensuite tiré sa compagne. Il a mis à votre
service huit sortes de bestiaux en couples. Il vous crée
dans le sein de vos mères où vous subissez des transformations
successives dans les ténèbres d’une triple membrane.
Tel est Dieu, votre Seigneur à qui appartient l’Univers. Il n’y
a d’autre divinité que Lui. Comment pouvez-vous vous détourner
de Lui ?"
-> La mère de l'enfant est celle dans la matrice de laquelle il a atteint sa maturité.
Sourate 53, verset 32
"à ceux qui évitent de commettre
les péchés capitaux et les turpitudes, à l’exception
de quelques fautes vénielles. En vérité, ton Seigneur est
d’une magnanimité sans limite. Il vous connaît si bien depuis
qu’Il vous a tirés de la terre et depuis que vous
n’étiez encore que des fœtus dans le sein de vos mères.
Ne portez donc pas de jugement favorable sur vous-mêmes, car seul Dieu
connaît mieux que quiconque ceux qui Le craignent."
-> La mère est celle qui porter le foetus.
Ainsi on voit clairement, avec ces définitions coraniques, que la mère qui a recours à une mère porteuse perd sa qualité de mère de l'enfant, que celui-ci n'est pas d'elle et tout le droit familial qui en découle est donc annulé. Quant à la mère donneuse, si elle a porté un ovule fécondé par un autre homme que son mari, cela devient un acte de fornication et d'adultère si elle est mariée. Elle mérite donc la peine prévue par la Loi. Si elle a porté un ovule fécondé par son propre mari (cas où la mère donneuse est sa co-épouse), alors elle devient la mère de l'enfant devant la Loi divine même si situation n'est pas "normale" ni "naturelle". En effet l'enfant a été créé d'un lien (Sourate 96) entre la cellule reproductive de sa mère (l'ovule) et celui de son père (spermatozoïde) et il résulte de la fusion des 23 chromosomes de son père et des 23 chromosomes de sa mère. Ainsi la mère porteuse ne sera jamais complètement sa mère. Si sa mère biologique (donneuse) allaite l'enfant alors il deviendra son enfant de lait et le droit familial en découlera.
On ne peut donc que conseiller à la femme qui ne peut enfanter à adopter (islamiquement c'est à dire sans changement de nom de famille) un enfant orphelin et lui déconseiller d'avoir recours à une mère porteuse, pour ne pas dire le lui interdire dans un Etat musulman.
5. La sélection des embryons sur-numéraires et l'eugénisme |
<à venir Incha Allâh>
6. La chirurgie plastique |
<à venir Incha Allâh>
7. Les opérations trans-sexuelles |
<à venir Incha Allâh>
Conclusion |
Les questions de santé, comme toute question en islam, sont analysées en fonctions des buts recherchés et des règles de la Voie islamique ["Sharî‘a"] qui comprend des principes généraux et des interdits. Il existe donc bien une bio-éthique islamique et tout ce que la technique médicale permet aujourd'hui n'est pas autorisé pour autant pour le Croyant. Nous noterons que si la connaissance de la Voie islamique ["Sharî‘a"] est indispensable pour déterminer les règles de la bio-éthique islamique, il est aussi indispensable de bien comprendre et maîtriser les nouvelles techniques médicales afin de l'inclure ou non dans ce qui est autorisé en islam. Il conviendrait donc que la Communauté musulmane se dote d'un organe scientifique d'experts juridiques et médicaux de très haut niveau afin de définir ce qu'est la bio-éthique islamique et pour la mettre à jour au fur et à mesure des nouvelles avancées techniques.
Et Dieu est plus savant ["Wa Allâhu A‘lam"].
Ô mon Dieu ! Tu nous a montré la Voie de la Rectitude avec cette Science, guide-nous et assiste-nous en nous en facilitant son suivi et son application ! Car Tu es "al-Hâdî" - Le Guide en dehors de Qui il n'y a point de guide.
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
Notes :
*
Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et
retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte
en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le
salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"]
;
2. qpsseux -
Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim
wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté
["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait
de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait
d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit
satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu
soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt
- Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"]
;
9. qdssellest
- Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"]
;
10. qdlsc - Que
Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"]
;
11. qdlfm - Que
Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh
‘alayhi"] ;
12. qmdssl - Que
la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la
paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la
paix ["‘Alayhim salam"].