La vie, un don précieux
qu'il nous est interdit d'altérer

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, le Compatissant - Louange à Dieu le Maître des Mondes

Gloire à Dieu ! Louange à Dieu ! Il n'y a de divinité digne d'adoration si ce n'est Dieu ! Dieu est le Plus Grand ! - Il n'y a de force ni de puissance qu'en Dieu !

Ô Mon Dieu, prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d'Abraham !
A Toi les louanges et la Gloire !
Et bénis Mohammed et la famille de Mohammed comme tu as béni Abraham et la famille d'Abraham !
A Toi les louanges et la Gloire !

« Ô Toi qui es mon Seigneur !!
Accorde-moi Ton pardon et accepte mon repentir car Tu es certes l'Accueillant au repentir et le Tout pardonneur. »

Bismillâh Ir-Rahmân Ir-Rahîm - Al hamduli-llâhi rabbi-l‘âlamîn

Subhâna Llâhi, wa l-hamdu li Llâhi, wa lâ ilâha illâ Llâhu, wa Allâhu akbar - Lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâhi !

Allâhumma salli ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kama sallayta alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma
Innaka Hamidun Madjid
Wa bârik ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kamâ barakta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma
Innaka Hamidun Madjid

« Rabbi ghfir lî wa tub ‘alayya.
Innaka anta ttawwâbu-l-ghafûr. »

Salutations et paix sur vous ainsi que la Miséricorde de Dieu,
"As-Salam ‘Alaykum Wa Ramatullâhi Wa Barakatuh,"

Le Coran, traduit de l'Arabe par Edouard MONTET avec un découpage des versets coraniques selon la Lecture de Warch.

Voici les raisons qui m'ont poussées, par la Grâce de Dieu (qsE), à me convertir. Je suis prêt à donner ma vie pour préserver ces paroles du Dernier Messager de Dieu (qpssl), Le Tout Miséricordieux, Le Compatissant (qsE).

Il s'agit d'un extrait de mon livre, le Décryptage scientifique du Coran, dans le titre "Le Modèle social de l'islam" sous le thème "La vie un don précieux qu'il est interdit d'altérer".

Quelle est la place de la vie dans l'islam : est-elle un principe fondamental ou bien un concept sacrifiable au nom de la propagation de la Vérité divine ?

Sommaire

1. Rapport du musulman avec la Vie ;
2. Rapport au corps et à la santé : La circoncision ["al-Khitân"] ;
  2.1. La règle générale : l'interdiction d'altérer son corps ;
  2.2. L'exception de la circoncision masculine ["al-Khitân"] et son obligation ;
  2.3. L'interdiction de l'excision féminine ["al-Khifâd"] contemporaine ;
  2.4. L'exception des boucles d'oreilles féminines ;
3. Respect de la vie des animaux domestiques ;
4. La vie de nous appartient pas, c'est un don de Dieu (qsE) ;
5. Préserver la vie : l'objectif du Croyant .

1. Rapport du musulman avec la Vie

Sourate 3, verset 162
"Quant à ceux qui disaient de leurs frères, tandis qu'eux-mêmes étaient restés (à la maison) : « S'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués. » Dis(-leur) : « Eloignez la mort de vos âmes, si vous êtes véridiques. »"

La recherche et la peur de la mort sont deux choses dont le musulman doit s'éloigner.

Sourate 7, versets 157 et 158
"Dis (-leur) : « Ô hommes ! En vérité, je suis l'Apôtre de Dieu pour vous tous,
(De ce Dieu) à qui est l'empire des cieux et de la terre. » Il n'y a d'autre Dieu que Lui ! C'est Lui qui fait vivre et qui fait mourir ! Croyez en Dieu, et en Son Apôtre, le Prophète illétré, qui croit en Dieu et en Sa Parole, et suivez-le. Peut-être serez-vous guidés (dans la Voie Droite)."

La vie et la mort sont de l'ordre du divin, il ne convient pas à un musulman de Lui reprendre ce droit. Il ne convient pas à un musulman de reprendre sa propre vie (suicide) ou bien celle d'un autre homme en dehors du « Djihad » sur la Voie de Dieu ou de la justice compensatrice à un meurtre (avec l'accord des ayant droit de la victime).
A méditer : Ce « Djihad » répond à des règles draconiennes que bien peu de conflits actuels, menés pourtant par des musulmans, suivent.

2. rapport au corps et à la santé : la circoncision ["al-Khitân"]
2.1. La règle générale : l'interdiction d'altérer son corps

Il faut tout d'abord savoir qu'en islam, la vie est sacrée et qu'il n'est permis d'y attenter que dans 3 cas précis. Le corps aussi est considéré comme un dépôt dont notre âme a la gestion et chacun sera interrogé, au Jour du Jugement, sur ce qu'il aura fait des dépôts qui lui auront été confiés (l'homme est le gestionnaire de ce Bas-Monde dans cette première vie). Il est donc interdit d'altérer son corps et ceci est une règle générale qui connait 2 rares exceptions.

Sourate 4, verset 118
"Que Dieu le [Satan] maudisse ! Car il a dit : « Je veux prendre une partie de Tes serviteurs (qui m'est) due ; je les ferai tomber dans l'erreur ; je leur inspirerai de (vains) désirs ; je leur donnerai l'ordre, et certainement ils couperont les oreilles des bestiaux ; je leur donnerai l'ordre et ils altéreront certainement la création de Dieu. » Mais celui qui prend Satan pour patron au lieu de Dieu subira de toute évidence une grande perte."

Sourate 32, verset 6 et 8
"Qui, en tout, a fait le mieux, (en tant que) Sa création ; et il a produit la création de l'homme de l'argile.
[...
]
Puis Il l'a façonné* ; puis Il a soufflé en lui de Son Esprit. Et Il a fait pour vous l'ouïe, et la vue, et les coeurs. Mais vous (en) êtes bien peu reconnaissants !"

* Il a « formé l'homme en des proportions exactement définies ».
Les pratiques arabes païennes préislamiques (l'époque de l'ignorance ou « al-Djâhiyliyah ») consistaient à mutiler non seulement les animaux mais aussi leurs esclaves (castration, limage de dents, brûlures faites sur le corps). Vénérer Dieu (qsE) c'est donc respecter toutes les créatures vivantes et ne pas les mutiler. Si la mutilation des animaux est une insufflation de Satan (qmdssl), alors que dire de la mutilation humaine ?
Dieu (qsE) nous annonce que nous avons été crées dans un état parfait ! Et qu'altérer notre corps n'est nullement nécessaire sauf avis médicaux particuliers.

Dire [« Hadîth »], Bukhârî [#5071] (qdssl) rapporte d'après Qays (qdssl), ‘Abd Allâh Ibn Mas‘ûd (qdssl) dit :
"« Il arrivait que nous nous partions en expédition avec le Prophète (qpssl) sans nos femmes. Une fois, nous [lui] dîmes : « Ô Messager de Dieu ! Pouvons-nous pratiquer la castration ? » Mais il nous interdit de faire cela."

2.2. L'exception de la circoncision masculine ["al-Khitân"] et son obligation

Je me permets de préciser que la circoncision masculine, héritée d'Abraham (qpssl) n'est pas un rite de conversion (seule la déclaration de profession de Foi l'est) à l'islam mais est issue d'un Dire [« Hadîth »] du Prophète (qpssl) à propos spécifiquement des enfants masculins en bas age apparemment afin de les prémunir contre des infections urinaires. La science actuelle semble confirmer qu'une telle pratique, à cette époque a eu des conséquences sanitaires très positives et elle semble en avoir encore contre les fléaux contemporains : effet contre le cancer, protection relative mais réelle contre la transmission du SIDA et autres MST (avec certaines réserves).

D'après la Société canadienne de pédiatrie (SCP), dans son rapport de 1996 :
"Des faits démontrent que la circoncision diminue d'environ 12 fois l'incidence d'infection urinaire pendant la petite enfance. L'incidence globale d'infection urinaire chez les garçonnets semble se situer entre 1 % et 2 %.
Le taux d'incidence des complications de la circoncision signalées dans les articles publiés varie, mais il est généralement de l'ordre de 0,2 % à 2 %. La plupart des complications sont mineures, mais il arrive parfois que des complications graves surgissent. Il faudrait obtenir de bonnes données épidémiologiques sur l'incidence des complications chirurgicales de la circoncision, des complications subséquentes de la circoncision et des problèmes reliés à la non circoncision.
Il faut obtenir une évaluation des autres méthodes permettant de prévenir les infections urinaires dans la petite enfance.
On a besoin de plus de renseignements sur l'effet de simples interventions d'hygiène.
Il faut obtenir des renseignements sur l'incidence des circoncisions vraiment nécessaires plus tard pendant l'enfance.
Des faits démontrent que la circoncision réduit l'incidence de cancer du pénis et de transmission du VIH. Cependant, on ne possède pas suffisamment de renseignements pour recommander la circoncision comme mesure de santé publique afin de prévenir ces maladies.
Lorsque l'on procède à la circoncision, il faut se soucier du soulagement de la douleur.
Les constatations globales sur les avantages et les inconvénients de la circoncision sont tellement équilibrées qu'elles ne permettent pas de soutenir la circoncision comme intervention systématique auprès des nouveau-nés. Rien n'indique donc que la position de la SCP prise en 1982 devrait être modifiée.
Lorsque les parents prennent une décision au sujet de la circoncision, il faudrait les aviser des connaissances médicales actuelles au sujet de ses avantages et de ses inconvénients. Leur décision pourra ultimement se fonder sur des facteurs personnels, religieux ou culturels."

Ces études montrent donc l'incidence de réduction sur les infections urinaires des nouveaux nés circoncis. Bien que ces résultats (insuffisants pour eux) mènent aujourd'hui les scientifiques de la santé à ne pas lancer de campagne de circoncision de masse, les moyens de traitement des infections n'ont jamais atteint de tels niveaux d'efficacité et la mortalité pour cause d'infection urinaire est maintenant très faible. Ce n'était, sans aucun doute possible, pas le cas au VIIème siècle ap. J.C., époque à laquelle une circoncision de masse a eu très certainement des répercutions sanitaires bénéfiques. Rajoutons à cela l'implication sanitaire (prouvée par cette étude) de lutte contre les infections impliquée par le nettoyage régulier au bain/douche du prépuce, nettoyage rendu obligatoire lors de la grande ablution ["al-ghusl"] qui précède une prière quand un musulman a eu un rapport sexuel, une simple éjaculation ou un écoulement de sang durant les menstrues (pour la femme).

Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) rapporte [#6297] d'après Abû Hurayra (qdssl), que le Prophète (qpssl) a dit :
"La fitra (exige) cinq (choses) : la circoncision, l'épilation du pubis, l'épilation des aisselles, la taille des moustaches, le fait de se rogner les ongles."

L'islam encourage à sanctifier toute action à Dieu (qsE) : on se couche en récitant des versets du Coran, on prie au minimum 5 fois par jour, on se nettoie avec de l'eau après avoir uriné, déféqué et plus complètement après un rapport sexuel, on prononce des paroles quand on rentre ou sort d'une maison, quand on rentre ou sort d'une mosquée, de même quand on enterre un mort, quand un enfant naît, etc...

Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) rapporte d'après Hudhayfa (qdssl), que lorsque l'Envoyé de Dieu (qpssl) voulait se coucher, il disait :
"« Selon Ton gré, Seigneur ! Je meurs ou je vis ». Et quand il s'éveillait, il disait : « Louange à Dieu qui nous a ressuscités après qu'Il nous a fait mourir. Vers Lui est la Résurrection. »"

Leçons tirées du Dire :

Or la circoncision MASCULINE a été instaurée par le Prophète (qpssl) sans aucun rite particulier. Les Juifs considèrent cette pratique comme une étape importante qui scelle une alliance particulière avec Dieu (qsE), les Chrétiens ont abrogé ce rite et l'ont remplacé par le baptême avec de l'eau. De plus, le Prophète (qpssl) n'a pas cessé de se démarquer par les rites qu'il a enseignés des Juifs et si la circoncision MASCULINE avait eu la même importance qu'elle ne l'est pour les Juifs il aurait certainement ordonné un rite particulier. Le changement de direction de la prière (Jérusalem puis La Mecque), l'interdiction de se balancer pendant la prière et la teinture des cheveux sont quelques exemples de différenciation entre Juifs et musulmans. Mais Dieu (qsE) ne lui a rien ordonné de tel concernant la circoncision MASCULINE.

Notons pour finir, que ces experts de la santé affirment ne pas disposer de données épidémiologiques suffisantes pour conclure à une recommandation ou une interdiction de la circoncision masculine dans un quelconque but sanitaire.

Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) [#6524] rapporte que ‘Abd Allâh Ibn ‘Abbâs (qdssl) a dit : « J'ai entendu le Prophète (qpssl) dire :
Vous rencontrerez Dieu pieds et corps nus, et marchant incirconcis. »"

Non seulement les individus handicapés Ici Bas seront rescussités mobiles sur leurs pieds et valides de leur corps, mais toute différence de circoncision aura disparu. Sachant que le Jour du Jugement verra la différence entre les Croyants, promis au Paradis et les Mécréants promis au feu, pourquoi Dieu (qsE) va-t-il gommer la différence de circoncision si elle permettait de différencier les musulmans des autres communautés ? Parce que des Juifs, pratiquant la circoncision, iront en Enfer pour avoir suivi leurs Rabbins au lieu de leur Seigneur et que des musulmans hypocrites circoncis iront en Enfer pour ne pas avoir été sincères dans leur foi. Mais alors seuls les musulmans circoncis iront au Paradis ? Aucunement nous dit la Sunna : Dieu (qsE) nous jugera sur des choses bien plus graves et autrement plus importantes : l'Attestation de foi, la Prière (les musulmans promis au Paradis se verront à des traces lumineuses sur les parties de leurs corps où ils faisaient leurs ablutions et sur leur front où ils se prosternaient), la Taxe Sociale Purificatrice, le Jeûne du mois de Ramadân, notre Pélerinage non fait si nous en avions les moyens, l'origine de notre argent et l'utilisation que l'on en aura fait, etc...

Sourate 59, verset 20
"Ils ne sauraient être considérés comme égaux : Les compagnons du Feu et les compagnons du Paradis ! Les compagnons du Paradis sont les bien heureux !"

La circoncision ne différenciera donc pas les gagnants des perdants au Jour du Jugement. Elle doit être faite au nouveau né masculin, et pour l'adulte converti avec l'intention qu'a eu Abraham (qpssl) quand il s'est circoncis à 80 ans pour Dieu (qsE). Néanmoins, le musulman ne suit pas la Sunna d'Abraham (qpssl) mais celle de Mohammed (qpssl).

Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) rapporte [#6298] d'après Abû Hurayra (qdssl), que le Messager (qpssl) a dit :
"Abraham (sur lui la paix) s'était circoncis à l'âge de quatre-vingt ans avec al-qadûm."

Nous constatons aujourd'hui que près de 90 % des nouveaux-nés nord-américains sont circoncis quelle que soit la religion de leurs parents. Seules des études ayant prouvé l'avantage pour la santé publique ont put amener à une pratique courante de la circoncision.

2.3. L'interdiction de l'excision féminine ["al-Khifâd"] contemporaine

L'excision féminine ["Khitân" ou plus spécifiquement "Khifâd"], telle qu'elle est appliquée aujourd'hui, notamment en Afrique noire, consiste en une ablation complète ou partielle du clitoris ce qui vise à réduire ou éliminer les terminaisons nerveuses du plaisir sexuel féminin, ce qui est comparable à une castration. La médecine occidentale moderne a déclaré la guerre à cette pratique barbare qui a pour but de supprimer tout plaisir sexuel chez la femme. S'il est admis authentiquement que l'excision féminine était pratiquée de manière culturelle par les arabes à l'époque du Prophète (qpssl), on peut se demander légitimement si elle est pour autant autorisée dans sa forme contemporaine.

Dire [« Hadîth »], Muslim (qdssl) rapporte [#353] d'après Abû Mûsâ (qdssl) que :
"Quelques uns des Emmigrés mecquois ["Muhâdjirîn"] et des Résidents médinois ["Ansâr"] sont en désaccord à ce propos (les grandes ablutions ["Ghusl"] après le contact précité). Les Résidents médinois ["Ansâr"] disent : « Les grandes ablutions ["Ghusl"] ne sont obligatoires qu'après l'éjaculation de la sécrétion. » les Emmigrés mecquois ["Muhâdjirîn"] disent : « Les grandes ablutions ["Ghusl"] sont obligatoires après le mélange des deux liquides. » Alors j'ai dit : « Je vais vous donner la réponse correcte » ensuite je suis allé demander l'autorisation d'entrer chez ‘Aïcha en lui disant : « Ô ma mère ! (Ô Mère des Croyants !) Je voudrais te demander sur un sujet, mais je m'en abstiens par pudeur. » Elle me répondit : « N'ai pas honte de me demander ce que tu aurais demandé à ta propre mère qui t'a enfanté, car je suis ta Mère (moi aussi). » Je lui demandais alors : « Quant les grandes ablutions ["Ghusl"] devient-elles obligatoires ? » Elle me répondit : « Tu as trouvée celle qui peut te répondre. Le Messager de Dieu a dit : S'il (l'homme) s'accroupit entre les jambes (de la femme) et si les deux organes ["Khitân"] se touchent l'un l'autre, alors les grandes ablutions ["Ghusl"] sont obligatoires. »"

Ce Hadîth montre simplement que l'excision féminine existait à l'époque de la Révélation car elle servit à identifier les organes sexuels masculins et féminins circoncis/excisés ["Khitân"]. Mais est-ce que l'excision féminine ["al-Khifâd"] fut une pratique ordonnée ou même encouragée par le Prophète (qpssl) ? Rien n'est sûr, au contraire de la circoncision masculine ou d'autres textes authentiques montrent clairement son obligation.

Dire Faible [« hadîth da‘îf »], Abû Dâwûd (qdssl) rapporte qu'Ummu ‘Attiya Al-ansariya (qdsse) a dit :
"Il y avait une femme, à Médine, qui excise [les fillettes]. Le Prophète (qpssl) lui aurait dit : « N'use pas [en coupant le clitoris]*, car cela est plus réjouissant pour la femme et plus préférable au mari. »"

Hadîth rapporté par Ahmad dans le Musnad [#26025] ; les Savants Traditionnistes ayant rapporté ce Hadîth affirment qu'il est authentique par consolidation, mais la chaîne de transmission du Hadîth lui-même est faible car y figure ‘Abd Al-‘Azîz Ibn An-Nu‘mân qui a été mentionné dans At-Ta‘djîl parmi les narrateurs suspects ; on ne connaît d'ailleurs parmi les narrateurs ayant rapporté de ce personnage que ‘Abd Allâh Ibn Rabâh, l'Ansarite. En outre, nul Savant Traditionniste, à part Ibn Hibbân, ne l'a jugé comme un narrateur fiable. Enfin, nul ne lui reconnaît avoir entendu ‘Âïsha en personne, d'après l'appréciation d'Al-Bukhârî dans At-Târîkh Al-Kabîr (volume 6, page 9). Les autres maillons de la chaîne de transmission du Hadîth sont quant à eux des hommes de confiance, figurant dans le Sahîh d'al-Bukhârî. Ce Hadîth a également été rapporté par Ibn Mâdjah dans le chapitre de la purification [#611], par Ash-Shâfi‘î dans Al-Musnad [#768], par Ibn Hibbân dans le chapitre de la purification (volume 3, page 456) -Al-Arna‘ût désignant sa chaîne de transmission comme authentique-, et par At-Tabarânî dans Al-Awsat (volume 7, page 147), d'après ‘Âïsha ; al-Albânî l'a également jugé authentique dans Sahîh Al-Djâmi‘ [#385].

* le mot arabe employé est « Achimmi wa lâ tanhaki » c'est a dire « tamponne, effleure, touche a peine ».

Malgré le fait que l'authenticité de ce Dire est discutable, il semble être le seul explicite sur le sujet de la circoncision féminine. Notons au passage la différence avec la circoncision masculine ["al-Khitân"] qui fut ordonné de manière d'injonctions impératives authentifiées dans une dizaine de Dires Prophétiques authentiques, ce qui ne laisse aucune ambiguïté sur sa légifération dans l'islam. De plus cet unique Dire prophétique faible ne s'adresserait pas à la Communauté musulmane en général comme un impératif, une obligation massive mais à une exciceuse en particulier. Le Prophète (qpssl) ne l'aurait alors ni encouragée ni empêchée mais lui aurait interdit de ne pas franchir la limite qui supprime le plaisir sexuelle de la femme excisée.

Donc ce Dire, s'il est authentique, montre que le Prophète (qpssl) aurait tracé une limite précise à une pratique qui existait deja chez certaines tribus arabes. Il aurait interdit à la femme qui circoncisait à Medine l'ablation du clitoris qui rend triste la femme (perte de plaisir) mais toléré une simple entaille culturelle.

Il ne peut donc, en aucun cas, être utilisé pour légitimer l'ablation complète ou partielle du clitoris telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par certains ignorants des peuples africains et autres communautés musulmanes qui exagèrent illégitimement dans cette pratique au nom de l'islam. Ces pratiques culturelles sont des pratiques barbares, machistes et dominatrices de sociétés patriarchales non civilisées et qui viennent s'inscrire en opposition à une règle générale de l'islam. Ces pratiques doivent donc être abandonnées par les musulmans et combattues quand cela est possible.

En l'absence de tout texte explicite qui pourrait légiférer, généraliser voire même autoriser l'excision féminine contemporaine, la règle générale de l'interdiction de la mutilation du corps prévaut.

C'est d'ailleurs l'avis éclairé (et argumenté) de Cheikh Yûsuf al-Qaradâwî (qdlfc) qui remet même l'éventuelle interdiction de l'excision arabe culturelle (limitée à une entaille) entre les mains de l'expertise des médecins (voir Le statut juridique de l'excision).

2.4. L'exception des boucles d'oreilles féminines

Il n'est pas rapporté que le Prophète (qpssl) est blâmé le perçage des oreilles pour les boucles d'oreilles des femmes. Cela fait partie de leur parure :

Dire [« Hadîth »], Muslim (qdssl) [#936] rapporte d'après Djâbir Ibn ‘Abd Allâh (qdssl) que :
"J'ai participé à l'accomplissement de la Prière du Jour de la Fête ["as-Salât al-a‘îd"] avec le Messager de Dieu (qpssl) qui, après avoir fait la Prière sans Appel ["Iqâmat"], a prononcé le sermon. Ensuite, appuyé sur Bilâl, il a ordonné de craindre Dieu (par dévotion), incité à l'obéissance à Dieu et exorté les gens au Bien en leur rappelant de donner l'aumône. Enfin, traversant les rangs des fidèles jusqu'à la place des femmes, il a également exorté au bien l'aumône ces dernières en leur disant : « Donnez l'aumône, car la plupart de vous seront le combustible de l'Enfer. ». Alors, l'une parmi les meilleures d'entre elles, qui avait les joues noirâtres/remplies ["sa‘fâ‘ al-khaddayn"] lui dit : « Pourquoi ô Messager de Dieu ? ». Il lui répondit : « Parce que vous vous plaignez beaucoup et vous êtes ingrates envers votre époux. » A ce moment-là, les femmes se mirent à donner l'aumône, en jetant leurs bijoux, boucles d'oreilles et bagues dans les vêtements de Bilâl."

3. Rapport avec les animaux domestiques

Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) [#2365] rapporte d'après ‘Abd Allah Ibn ‘Umar (qdssl), le Prophète (qpssl) a dit :
Une femme avait martyrisé une chatte : elle l'avait enfermée, si bien qu'elle mourut de faim. Elle alla pour cela en Enfer. » Sauf erreur, (Dieu, ou : le Gardien de l'Enfer) lui dit : « Toi, tu ne l'as ni alimentée, ni abreuvée, alors que tu l'avais enfermée et tu ne l'as pas laissée aller librement pour qu'elle se nourrisse de petites bêtes sauvages »."

Dire [« Hadîth »], Bukhârî rapporte [#2363] d'après Abû Hurayra (qdssl) que le Prophète (qpssl) a dit :
"« Un homme qui cheminait fut torturé par la soif. Il descendit dans un puits et but. Comme il en ressortait, voici qu'il aperçut un chien haletant qui mangeait la terre, tant il avait soif. L'homme se dit : « En voilà un qui est éprouvé comme je l'ai été moi-même ». Il remplit donc sa bottine, la saisit (entre ses dents) dans sa bouche, remonta (hors du puits) et abreuva le chien. Dieu le loua de son acte et Il lui pardonna ses fautes »."
Dans une version commune à Bukhârî et Muslim (qdsseux2) :
"Cependant qu'un chien tournait autour d'un puits mourrant de soif, voilà que le vit l'une des prostituées des enfants d'Israël. Elle ôta sa chaussure, la remplit d'eau du puits et l'en abreuva. Cela lui valut l'absolution de ses péchés".

4. La vie de nous appartient pas : c'est un don de Dieu (qsE)

Sourate 6, verset 152
"[…] (montrez) de la bonté envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par misère ; […]"

En temps de famine, la coutume arabe voulait que l'on puisse tuer ses nouveaux nés, notamment les filles. L'islam a abrogé cette coutume barbare.

Sourate 23, versets 114 et 115
"(Dieu leur) dira [le Jour du Jugement] : « combien d'années êtes vous restés sur la terre ? »
Ils [les méchants promis à l'enfer] répondront : « Nous y sommes restés 1 jour ou seulement une partie d'un jour. Mais interroge (là-dessus) ceux [les Anges] qui font le compte (des jours) ! »"

Le Jour du Jugement, notre vie paraîtra n'avoir duré qu'un jour.

Sourate10, verset 46
"Et le jour où (Dieu) les réunira tous ensemble, ce sera comme s'ils n'étaient restés qu'une heure du jour (dans le tombeau) : ils se reconnaîtront les uns les autres. Alors seront perdus ceux qui ont traité de mensonge la rencontre avec Dieu, et qui n'étaient pas guidés (dans la Voie Droite)."

Et la mort qu'une heure.
Pour finir sur ce sujet, le Coran nous dit que Dieu (qsE) est patient et miséricordieux et que nous serons jugés sur la balance de nos bonnes et mauvaises actions.

Dire [« Hadîth »] Bukhârî (qdssl) [#7235] rapporte d'après Abû ‘Ubayd (qdssl), le protégé d'Abd ar-Rahman Ibn Azhar (qdssl), le Prophète (qpssl) a dit :
Qu'aucun de vous ne souhaite la mort, car si vous faites le bien, peut-être pourrez-vous encore l'augmenter et si vous faites le mal, peut-être que vous pourrez revenir du mal au bien. »"

N'importe quel mécréant, même le pire des hommes, peut obtenir son salut au Paradis pour peu qu'il ait eu le temps de se racheter aux yeux de Dieu (qsE). Ainsi le Coran au complet dans son essence est un hymne à la vie et à l'amour de l'autre.

Dire [« Hadîth »] Tirmidhî (qdssl) [#108] et Nawawî (qdssl) rapportent d'après `Abd-Allâh Ibn Busr Al-'Aslamî (qdssl), un bédouin demanda à l'Envoyé de Dieu (qpssl) :
« Qui est le meilleur des hommes ? » Et le Prophète (qpssl) de répondre : « Celui dont la vie est longue et l'oeuvre bonne. »"

Leçons tirées du Dire :

5. Préserver la vie, l'objectif du Croyant

Sourate 5, verset 35
"C'est pour cette cause que Nous avons prescrit aux Enfants d'Israël que celui qui tue quelqu'un, à moins que ce ne soit pour un autre meurtre, ou pour violence dans le pays, est comme s'il avait tué tous les hommes ; (mais) celui qui en sauve un, est comme s'il avait sauvé tous les hommes."

Exégèse d'Ibn Khatîr (qdlfm)

C'est, dit Dieu (qsE), à cause de l'injuste meurtre de Caïn que cela a été décidé pour les fils d'Israël. Le meurtre sans une des raisons mentionnées dans le verset équivaut au meurtre de toute l'humanité. Pour Dieu (qsE), il n'y a pas de différence entr eune âme et une autre. Abû Hurayra (qdssl) : Le Jour de la maison, je suis rentré chez Uthmân. Je lui ai dit : "Je viens pour te soutenir (...), ô Emir des Croyants." Il m'a dit : "Ô Abû Hurayra ! serais-tu heureux de tuer tous les gens et moi avec eux ? Non, ai-je dis. Si tu tues un seul homme, a-t-il dit, c'est comme si tu tues l'humanité entière. retires-toi donc, (et que te soient accordées) la permission de Dieu et un salaire sans péché." Je me suis alors retiré et je n'ai pas combattu.
Le segment est comme s'il avait tué tous les hommes : celui qui tue une seule âme prohibée de Dieu (qsE) est comme celui qui tue toute l'humanité (Ibn Abbâs - qdssl) ; celui qui rend licite pour lui le sang d'un musulman, c'est comme s'il rend licite pour lui le sang de l'humanité entière (Saïd Ibn Jubayr - qdlfm).
Le segment (mais) celui qui en sauve un, est comme s'il avait sauvé tous les hommes : Sauver une âme d'une noyade, d'un incendie, ou d'un autre danger, c'est comme faire vivre toute l'humanité.
Le segment tue quelqu'un, à moins que ce ne soit pour un autre meurtre, ou pour violence dans le pays, est comme s'il avait tué tous les hommes : la pratique du meurtre est une énormité (al-Hassan et Qatâda - qdsseux2). Sulaymân ar-Rub'y (qdlfm) : J'ai dit à al-Hassan : "Ô Abû Saïd ! Ce verset est-il aussi pour nous comme il le fut pour les Fils d'Israël ?" Il m'a dit : "Oui, par Celui qui n'a de dieu hormis Lui." Ahmad Ibn Hanbal (qdssl) : "Hamza Ibn Abd al-Muttalib alla trouver l'Envoyé de Dieu (qpssl) et lui dit : "Ô Envoyé de Dieu ! mets-moi sur quelque chose qui me fait vivre. - Ô Hamza ! Faire vivre une âme est plus aimé pour toi, ou bien est-ce tuer une âme ? - C'est plutôt une âme que je fais vivre. - Occupe-toi donc de ton âme, lui dit-il."

Nous noterons :
- dans ce verset l'utilisation générale du mot "homme" et "quelqu'un" et non des seuls "Croyants" ou "musulmans" ;
- et dans l'exégèse, de même, le mot général "âme".
Ainsi, ce verset est de portée générale (comme le précise d'ailleurs l'exégèse). Dieu (qsE) y interdit à tout homme/âme (juif, musulman, Croyant ou mécréant) de tuer tout autre homme/âme (quelles que soient ses Croyances religieuses). Ainsi, le musulman qui craint Dieu (qsE) s'interdit de tuer celui qui n'a pas commis un acte de meurtre équivalent (la limite entre justice et injustice étant clairement l'acte de tuer commis ou non par la personne).

Et Dieu est plus savant ["Wa Allâhu A‘lam"].
Ô mon Dieu ! Tu nous a montré la Voie de la Rectitude avec cette Science, guide-nous et assiste-nous en nous en facilitant son suivi et son application ! Car Tu es "al-Hâdî" - Le Guide en dehors de Qui il n'y a point de guide.

« Seigneur ! Gloire et louange à Toi !
Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi !
Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi »
« Subhânaka l-lâhumma wa bi-hamdika.
Ashaduan lâ ilâha illâ anta,
astarghfiruka wa atûbu ilayka »

Notes :
* Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"] ;
2. qpsseux - Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté ["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt - Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"] ;
9. qdssellest - Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"] ;
10. qdlsc - Que Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"] ;
11. qdlfm - Que Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh ‘alayhi"] ;
12. qmdssl - Que la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la paix ["‘Alayhim salam"].