navigation : | Apprendre sa Religion | 2.9 - La Prière des 2 Fêtes ["as-Salât al-‘Îd"] |
La Prière des 2 Fêtes
["as-Salât al-‘îd"]
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
-Découpage des versets coraniques selon la Lecture
de Hafs en obéissance au Calife du Messager "bien guidé"
‘Uthmân Ibn Affân (qdssl) qui imposa cette lecture
sur les 6 autres, validées par le Prophète (qpssl),
afin de combattre la division ["Fitna"] que la Communauté musulmane
["Umma"] connut à l'époque de son califat.
-Nouvelle traduction en Français du Saint Coran par le Professeur Mohammed
CHIDMI (qdlfm).
Salutations et paix sur vous ainsi que la Miséricorde
de Dieu et Ses Bénédictions,
"As-Salam ‘Alaykum Wa Ramatullâhi Wa Barakatuh,"
Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, le Compatissant
"Bismillâh Ir Rahmân Ir Rahîm,"
Sommaire |
Introduction
;
1. Ce qui précède la Prière
de la Fête ;
1.1. Ce qui est commun aux deux
Fêtes ;
1.2. Ce qui est spécifique
à la Fête de la Rupture ["al-‘Îd el-Fitr"]
;
1.3. Ce qui est spécifique
à la Fête du Sacrifice ["al-‘Îd
al-Adha"] ;
2. Le déroulement de la Prière
de la Fête ;
3. Les Sourates qu'il est recommandé
d'y réciter ;
4. Ce qui suit la Prière de la Fête
;
4.1. Ce qui est commun aux deux
Fêtes ;
4.2. Ce qui est spécifique
à la Fête de la Rupture ["al-‘Îd
el-Fitr"] ;
4.3. Ce qui est spécifique
à la Fête du Sacrifice ["al-‘Îd
al-Adha"] ;
5. Les 2 Fêtes et la Révélation
coranique ; <en cours incha Allâh>
Conclusion ;
Introduction |
Dire [« Hadîth
»], Abû Dâwûd (qdssl) [#1134] rapporte
d'après Anas Ibn Mâlik (qdssl) que :
"Le Messager de Dieu (qpssl)
vint à Médine et les habitants de cette cité avaient deux
fêtes. Durant ces deux jours, des carnavals et des festivités avaient
lieu. Le Prophète (qpssl) interrogea les Résidents
Médinois ["Ansâr"] à ce propos. Ils lui répondirent
qu’avant l’Islam ils avaient l’habitude d’organiser
des carnavals durant ces deux jours de fête. Le Prophète (qpssl)
leur dit : « À la place de ces deux jours, Dieu a choisi deux autres
jours qui sont meilleurs : ceux de la Fête de la Rupture ["‘Îd
al-Fitr"] et de la Fête du Sacrifice ["‘Îd al-Adhâ"].
»"
1. Ce qui précède la Prière |
1.1. Ce qui est commun aux deux Fêtes Il est recommandé de faire les grandes ablutions et de se parfumer (pour les hommes) avant de se rendre à la Prière de la Fête.
Il est Sunna d'emprunter un chemin afin de se rendre au Lieu de Prière en extérieur ["Musallâ"] et un autre différent pour en repartir (Rapporté par al-Bukhârî #986).
Si la Prière de la Fête n'a pas lieu dans une mosquée (ce qui est recommandé), il n'est pas nécessaire de faire les 2 Prières de salutation de la mosquée avant de s'assoir pour attendre le début de la Prière de la Fête.
Il est Sunna de faire un Rappel ["Dikhr"] particulier entre la Prière de l'Aube et la Prière de la Fête :
« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, (Allâhu Akbar,) La ilaha illa Allâh,
Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, (Allâhu Akbar), wa Lilla-l-il-Hamd »
« Dieu est le plus Grand, Dieu est le plus Grand, (Dieu est le plus Grand,) il n’y a de dieu si ce n’est Dieu,
Dieu est le plus Grand, Dieu est le plus Grand, (Dieu est le plus Grand,) et toutes les louanges sont à Dieu »
1.2. Ce qui est spécifique à la Fête de la Rupture ["al-‘îd el-Fitr "] Il est recommandé de multiplier les Prières nocturnes durant les 10 dernières nuits précédent la Fête de la Rupture, et aussi d'y passer une retraite spirituelle à la mosquée, car ce sont les 10 meilleures nuits de l'année.
Il est obligatoire de s'acquitter de la Taxe sociale purificatrice de fin du Ramadân ["az-Zakât al-Fitr"] avant la Prière de la Fête pour tout chèf de famille.
Il est recommandé d'acheter de nouveaux vêtements, ou de porter ses meilleurs vêtements pour se rendre à la Prière de la Fête de la Rupture.
1.3. Ce qui est spécifique à la Fête du Sacrifice ["al-‘îd al-Adha"] Il est recommandé de multiplier les bonnes oeuvres, les Aumônes, les jours de Jeûne, et les Prières durant les 9 journées qui précèdent la Fête du Sacrifice, car ce sont les 10 meilleures journées de l'année (tandis que les 10 dernières nuits de la fin du mois de Ramadân en sont les 10 meilleures nuits).
Dire [« Hadîth »], Bukhârî et Nawawî (qdsseuxt) [#1249] rapportent d'après ‘Abd Allâh Ibn ‘Abbâs (qdssl) que le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"« Il n'y a pas meilleur moment indiqué pour accomplir les bonnes oeuvres que ces jours-ci [allusion faite aux dix premiers jours de Dhûl Hidjja]. Ils lui demandèrent : "Ô Messager de Dieu, pas même le Combat pour la Cause de Dieu ?" Il répondit : "Pas même le Combat pour la Cause de Dieu, sauf celui qui va au combat en emportant avec lui ses bien et y laisses sa vie. »"Dire [« Hadîth »], Abû Dâwûd, an-Nasâ‘î et Ahmad Ibn Hanbal (qdsseuxt) rapportent d'après certaines femmes du Prophète (qdssellest) que :
"« Le Prophète (qpssl) jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhûl-Hidjja, le jour de Ashûra, et trois jours par mois. »"Dire [« Hadîth »], Muslim (qdssl) et Nawawî (qdssl) [#1250] rapportent qu'Abû Qatada (qdssl) a dit : "Lorsque le Messager de Dieu (qpssl) fut interrogé sur le jeûne le jour de "‘Arafat" [9ème jour de Dhûl Hidjja], il répondit :
"« Il expie les fautes de l'année précédente et de l'année suivante. »"Dire de Compagnon [« hadîth mawqûf »], Bukhârî (qdssl) [#1993] rapporte d’après Abû Hurayra (qdssl) :
"« Il a été interdit de s'adonner à deux jeûnes et à deux ventes : le jêune de la Rupture [01 Shawwâl] et celui du Sacrifice [10 Dhûl Hidjja] ; la vente par mulâmasa et munâbadha. »"Il est recommandé de jeûner la veille de la Fête du Sacrifice.
Celui qui compte sacrifier ne doit pas couper ses ongles ni ses cheveux entre le début du mois de Dhûl Hidjja (ou à partir du moment où il en a l'intention si cette intention a lieu après le début du mois) et ce jusqu'au moment où il sacrifie.
2. Le déroulement de la Prière de la Fête |
La Prière de la Fête consiste en une Prière de deux Unités (non précédée d'un Appel à la Prière) dirigée à voix haute par l'Imâm et suivie d'un sermon. Elle a lieu en début de matinée, une fois que le soleil est entièrement au-dessus de l'horizon (à peu près 1 h après le lever du soleil ["Shuruk"]). Elle se fait traditionnellement dans un Lieu de Prière en extérieur ["Musallâ"] de préférence à une mosquée, afin de permettre au femmes indisposées (par les menstrues ou les lochies) d'écouter le sermon sans avoir à entrer dans une mosquée (elles ne suivent par contre pas la Prière proprement dite). Les contraintes matérielles l'empêchent parfois...
Dire [« Hadîth
»], Muslim (qdssl) [#936] rapporte d’après
Djâbir Ibn ‘Abd Allâh (qdssl) que :
"J'ai participé à l'accomplissement
de la Prière du Jour de la Fête ["as-Salât al-‘Îd"]
avec le Messager de Dieu (qpssl) qui, après avoir
fait la Prière sans Appel ["Iqâmat"], a prononcé
le sermon. Ensuite, appuyé sur Bilâl, il a ordonné de craindre
Dieu (par dévotion), incité à l'obéissance à
Dieu et exorté les gens au Bien en leur rappelant de donner l'aumône.
Enfin, traversant les rangs des fidèles jusqu'à la place des femmes,
il a également exorté au bien l'aumône ces dernières
en leur disant : « Donnez l'aumône, car la plupart de vous seront
le combustible de l'Enfer. ». Alors, l'une parmi les meilleures d'entre
elles, qui avait les joues noirâtres/remplies ["sa‘fâ‘
al-khaddayn"] lui dit : « Pourquoi ô Messager de Dieu ? ».
Il lui répondit : « Parce que vous vous plaignez beaucoup et vous
êtes ingrates envers votre époux. » À ce moment-là,
les femmes se mirent à donner l'aumône, en jetant leurs bijoux,
boucles d'oreilles et bagues dans les vêtements de Bilâl."
3. Les Sourates qu'il est recommandé d'y réciter |
Les Sourates 87, Le très Haut ["al-‘Âlâ"] (19 versets) et 88, L'épreuve universelle ["al-Ghâshiya"] (26 versets) ou les Sourates 50, Qâf (45 versets) et 54, La lune ["al-Qamar"] (55 versets).
4. Ce qui suit la Prière |
4.1. Ce qui est commun aux deux Fêtes Se congratuler mutuellement entre frères, entre soeurs et entre membres de la même famille ["Mahrâm"].
Si la Prière de la Fête tombe un Vendredi, la Prière du Vendredi doit être maintenue mais elle n'est plus obligatoire pour ceux qui auront célébré la Prière de la Fête (ils devront tout de même faire la Prière de Midi à la place).
4.2. Ce qui est spécifique à la Fête de la Rupture ["al-‘îd el-Fitr"] Faire des cadeaux aux enfants.
Faire un repas de Fête.
4.3. Ce qui est spécifique à la Fête du Sacrifice ["al-‘îd al-Adha"] La Fête du sacrifice est la célébration du sacrifice abrahamique :
Sourate 37, versets 100 à 110
"« Seigneur, supplia-t-il, veuille m’accorder une vertueuse postérité ! »
Nous lui annonçâmes alors que son foyer serait égayé par la naissance d’un garçon plein de sagesse.
Et lorsque l’enfant fut en âge d’accompagner son père, celui-ci lui dit : « Mon cher fils ! J’ai vu en songe que je t’immolais. Vois ce qu’il y a lieu de faire ! » – « Père, dit l’enfant, fais ce qui t’est ordonné. Tu verras, s’il plaît à Dieu, que je suis de ceux qui savent s’armer de patience dans l’épreuve. »
Tous les deux s’étaient résignés à la Volonté divine. Et déjà le père avait couché le front de son fils contre terre,
lorsque Nous l’appelâmes : « Ô Abraham !
Tu as ajouté Foi à ta vision ! C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien. »
En vérité, ce fut là une bien rude épreuve.
Nous rachetâmes l’enfant par une offrande de grande valeur.
Et Nous perpétuâmes son renom dans les générations ultérieures.
Paix sur Abraham !
C’est ainsi que Nous récompensons les gens de bien ;"Il convient donc au père de famille de sacrifier un animal au Nom de Dieu (qsE) en symbole d'obéissance et de piété :
Sourate 108
"En vérité, Nous t'avons accordé l'Abondance [un fleuve du Paradis].
Prie donc ton Seigneur et sacrifie [avec humilité] !
C'est ton ennemi qui sera, en Vérité, sans postérité."Sourate 22, versets 34 et 35
"À chaque communauté, Nous avons assigné un rite sacrificiel, afin que ses membres invoquent le Nom de Dieu sur les bêtes prélevées sur le cheptel qu’Il leur a attribué. Votre Dieu est un Dieu Unique. Soumettez-vous donc à Lui. Et toi, Prophète, fais bonne annonce aux humbles
dont les cœurs frémissent quand le Nom de Dieu est prononcé, qui se montrent patients face à l’épreuve, qui s’acquittent de la Prière et qui donnent en aumône une partie de ce que Nous leur avons accordé."Sourate 22, versets 26 à 30
"Rappelle-toi que, lorsque Nous avons installé Abraham sur l’emplacement du Temple, Nous lui dîmes : « Ne Me donne aucun associé ! Veille à conserver Mon Temple en état de pureté pour ceux qui viennent y accomplir les tours rituels, ou y faire leurs dévotions, debout, agenouillés ou prosternés !
Appelle les hommes au Pèlerinage ! Ils répondront à ton appel, à pied et sur toute monture, venant des contrées les plus éloignées,
pour participer aux bienfaits du Pèlerinage et invoquer le Nom du Seigneur aux jours fixés, en immolant la bête prise sur le bétail que Dieu leur a accordé. Mangez-en vous-mêmes et donnez-en à manger aux pauvres démunis.
Puis qu’ils se délient de leurs interdits, accomplissent leurs vœux et effectuent autour du Temple antique les circuits rituels. »
C’est ainsi qu’il faut agir. Quiconque respecte ces institutions sacrées en sera récompensé auprès du Seigneur. La chair du bétail vous est permise, à l’exception des interdictions qui vous ont déjà été désignées. Évitez la souillure des idoles, évitez les propos mensongers !"Il est donc fortement recommandé (Tradition renforcée ["Sunna Mu‘akkada"] d'après l'avis majoritaire, tandis que l'avis hanafite le rend obligatoire) à tout chef de famille qui en a les moyens (sans remettre en cause sa capacité à payer les dépenses courantes alimentaires, vestimentaires et locatives notamment qui sont prioritaires) de sacrifier un ovin/bovin/caprin/camélidé d'au moins une année (deux ans est préférable) au nom de sa famille afin de valider sa propre Prière de la Fête du Sacrifice (les ovins et caprins comptent pour une seule famille alors que les bovins et camélidés peuvent servir de sacrifice pour 7 familles qui s'associent). L'animal doit être en bonne santé et sans déformation, plus beau et plus cher est l'animal, plus important est le sacrifice. Il fait aussi partie de la tradition que de mettre des girlandes autour du cou des animaux qui doivent être sacrifiés. L'animal doit être amené sans violence sur le lieu d'abattage préalablement nettoyé de tout sang, on cache le couteau éguisé de ses yeux. On prononce "Bismillâh", "Allâhu Akbar" et "ceci est pour la famille de UnTel" puis on coupe les carotides de l'animal et on le laisse se débattre afin qu'il se vide complètement de son sang. Puisque le sacrifice est une tradition abrahamique, il est préférable d'égorger soi-même son animal. Il est néanmoins possible de déleguer le sacrifice à un autre musulman qui le fera en notre nom. Il est recommandé de garder une partie de la viande pour sa famille, d'en donner une partie à ses voisins/amis et d'en donner une dernière partie aux pauvres et nécessiteux. Il est interdit de revendre cette viande. Le Sacrifice doit avoir lieu après la Prière de la Fête et durant les 4 jours de fête (le jour de la Fête + les 3 jours de Tachrîq soit les 10, 11, 12 et 13 Dhûl Hidjja) selon l'avis Shâfi‘îte mais aussi de ‘Alî Ibn Abû Tâlib, Djubayr Ibn Mut‘im, ‘Abd Allâh Ibn ‘Abbâs, ‘Atâ‘, Hasan al-Basrî, ‘Umar Ibn ‘Abd Al-‘Azîz, Sulaymân Ibn Mûsâ Al-Asadî le savant de la Syrie, Makhûl, Dâwûd At-Tâhirî et d’autres (qdlfm). Cet avis semble le plus juste car il correspond aux 4 jours de Fête où il est interdit de jeûner. Les avis hanafites, malikites et hanbalites le limitent à 3 jours (par effort intellectuel et sans texte authentique avéré, leur motivation semble être que les dernies sacrifices du second jour de Tachrîq pourront être consommés durant le troisième qui est encore un jour de fête). Notons qu'il existe aussi un avis minoritaire qui autorise le sacrifice durant tout le mois de Dhûl Hidjja. Il est néanmoins fortement conseillé (dans la mesure du possible) de pratiquer le Sacrifice le jour même de la Fête qui est le 10ème jour de Dhûl Hidjja et donc le dernier où les bonnes oeuvres ont une valeur augmentée auprès de Dieu (qsE). Une fois le soleil couché cette récompense particulière cesse. L'incitation pour la Communauté à hâter le sacrifice permet de faire des repas avec la viande sacrifiée durant les 4 jours de fête.
Il est Sunna de faire un Rappel ["Dikhr"] particulier après chacune des 5 Prières quotidiennes depuis la Prière de la Fête du Sacrifice et ce pendant les 3 jours de Fête qui suivent (durant lesquels il est aussi interdit de jeûner) c'est à dire jusqu'à la Prière de l'Après-Midi du 13ème jour de Dhûl Hidjja :
« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, (Allâhu Akbar,) La ilaha illa Allâh,
Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, (Allâhu Akbar), wa Lilla-l-il-Hamd »
« Dieu est le plus Grand, Dieu est le plus Grand, (Dieu est le plus Grand,) il n’y a de dieu si ce n’est Dieu,
Dieu est le plus Grand, Dieu est le plus Grand, (Dieu est le plus Grand,) et toutes les louanges sont à Dieu »Dire divin [« hadîth qudsi »], Muslim [#???] (qdssl) et Nawawî (qdssl) [#17/42] rapportent d’après Abû Ya‘lâ Shaddâd Ibn Aws (qdssl), le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"« Dieu a prescrit le bel-agir/l'excellence/la perfection/la bienfaisance ["Ihsân"] dans toute chose. Quand vous tuez, faites-le de façon parfaite. Quand vous égorgez une bête, faites-le de la manière la plus douce : aiguisez bien votre lame et accordez, à la victime le temps suffisant pour mourir. »"Le sacrifice en France (voir la réglementation en vigueur sur le site de l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs)
- Certains bouchers, ignorants ou aveuglés par le profit, égorgent des moutons la veille de la Fête ou encore avant la Prière de la Fête. Ces moutons vendus ne sont que des viandes et non des sacrifices, ils ne peuvent servir à remplir cette tradition. Il faut donc privilégier des sacrificateurs connus pour leur piété et dignes de confiance ;
- De même, un mouton (déjà abattu) qui serait vendu par un boucher au moment où le client musulman vient le solliciter serait seulement de la viande ordinaire et non un sacrifice puisque l'égorgement aurait été fait sans prononcer le nom de la famille du client musulman ;
- Sachant que la Tradition abrahamique appèle normalement à l'égorgement individuel par chaque musulman qui doit sacrifier mais qu'en France la loi ne permet cet acte qu'en abattoir agréé pour des raisons d'hygiène (l'abattage sauvage -sauf abattage familial par le fermier pour les caprins et ovins- est un délit passible de 7 500 € d'amende et de 6 mois d'emprisonnement d'après l'article L 237-2 I du Code Rural) et par un sacrificateur habilité (par l'Etat), il est du devoir des représentants français de l'islam de mettre en place des dispositions particulières pour l'occasion en coordination avec les autorités de l'Etat. L'absence de solutions adéquates répondant aux rites islamiques fait porter le péché sur les autorités musulmanes laxistes ainsi que sur les musulmans qui ont les moyens de créer des abattoirs mais qui ne le font pas (le montage d'abattoirs temporaires pour l'occasion sous contrôle vétérinaire est possible). De même la récompense leur incombe s'ils viennent à trouver des solutions pour la Communauté. Il existe des fermes qui permettent aux musulmans d'égorger eux-même leurs moutons pour l'occasion en l'absence de sacrificateur habilité (par l'Etat, risquant ainsi une contravention de 4ème classe selon l'article R. 215-8 II 10° du Code Rural) et de vétérinaire (qui s'assure de l'immobilisation mécanique de l'animal avant son égorgement et jusqu'à sa mort), leur encadrement par des vétérinaires musulmans et des représentants religieux devrait être développé afin de contrôler les débordements dans la pratique cultuelle et le traitement des animaux. Si l'Etat français venait à renforcer ses contrôles, l'abattage rituel sauvage (qui est une réalité tolérée par certaines autorités locales bien qu'illégale) devenant difficile voir impossible, il serait alors permis de procéder par l'intermédiaire d'un sacrificateur habilité dans la mesure où ce dernier connait et prononce le nom de la famille du client musulman. En l'absence de telles solutions, le sacrifice devient empêché par contrainte et puisqu'il s'agit d'une Sunna recommandée et non d'une obligation, il peut alors être remplacé par le versement de la somme d'argent correspondante à des oeuvres caritatives musulmanes (locales puis éloignées) afin de préserver l'esprit de solidarité du sacrifice. L'achat de viande (non sacrifiée selon le rite au nom de sa famille) puis son partage avec les voisins et les pauvres faisait aussi partie de la pratique de certains Compagnons parmis les plus savants. Il devient alors fortement conseillé (voir obligatoire) au représentant français du culte musulman de faire un second sacrifice (en plus de celui pour sa propre famille) pour toute la Communauté musulmane française qui en aura été empêchée s'il a accès aux abattoirs musulmans parisiens. Ce fut justement une pratique du Prophète (qpssl) pour faciliter sa Communauté. Néanmoins si cette contrainte venait à se généraliser et que le sacrifice devienne une pratique abandonnée, cela serait une atteinte au rite islamique contre laquelle nos Savants nous mettent en garde ;
Nous conclurons en exprimant une volonté profonde de clarifier médiatiquement aux français le Sacrifice de la Fête, son esprit de douceur pour l'animal et de partage, et de les comparer aux abattages légaux ainsi qu'au marché de profit et de gaspillage des viandes non consommées alors que les plus démunis ne mangent que peu ou pas de viande. Une étude législative comparative sur les tortures animales légales dans les Corridas et chasses à courts (blessures multiples avant mise à mort) avec le sacrifice musulman (en un seul coup létal) illégal pourrait aussi donner de quoi réfléchir aux donneurs de leçon. Quant au nombre limité de sacrificateurs agréés pour cause de "formation", nous rappèleront que le fermier peut égorger lui-même ses propres animaux pour sa consommation personnelle, qu'il n'a subi aucune formation particulière si ce n'est par sa propre expérience et qu'apprendre à égorger selon le rite islamique est à la porté de tous et ne nécessite ni des années d'étude ni des heures de pratique (au contraire de celui qui dépeusse l'animal, acte qui nécessite une certaine expérience). Un tel reportage pourrait faire évoluer les mentalités et développer une tolérance envers les musulmans qui manque tant. Il devrait être piloté en toute logique par le Conseil Français du Culte Musulman.
5. Les 2 Fêtes et la Révélation coranique |
<à venir incha Allâh>
Conclusion |
Les 2 Fêtes annuelles de l'islam clôturent
toutes deux un Pilier de l'islam : Le Jeûne du Ramadân pour la Fête
de la Rupture ["al-‘îd el-Fitr"] et le Pélerinage
pour la Fête du Sacrifice ["al-‘îd al-Adha"] et
elles se caractérisent toutes deux par une Prière congrégationnelle
extra-ordinaire (en dehors de la Prière ordinaires du Vendredi) en extérieur
et donc élargie à toute la Communauté (même à
celles qui ne peuvent prier ce jour là ainsi qu'aux enfants).
Ces rassemblements massifs ressèrent étroitement les rangs d'une
Communauté vivant en un même endroit, quelques soit les âges,
catégories sociales et sexes, autour d'un concept simple : Dieu est le
plus Grand et Il a ordonné à Ses serviteurs de L'exalter puis
de partager généreusement des accolades, des sourires, des invocations
ainsi que de la nourriture afin de développer et d'entretenir une solidarité
non pas théorique mais pratique. Ainsi, deux fois par an les familles
se retrouvent, les liens de voisinage s'entretiennent et les plus pauvres bénéficient
de la Miséricorde divine par l'intermédiaire de Ses serviteurs.
À une époque de dématérialisation de la solidarité
(paiement des impôts par prélèvements automatiques, virements
caritatifs par courrier ou internet, etc...), ces pratiques islamiques concrêtes
qui obligent la main qui possède à donner à celle qui est
démunie sont d'une humanité de proximité bien éloignées
des discours et d'une générosité distante disculpabilisante.
Quand on donne de la main à la main on constate concrêtement la
richesse dont on a été doté par rapport à d'autres.
Cela développe l'humilité et l'acceptation de notre condition
qui est la résultante d'un destin divin. Les inégalités
sont là pour développer cette solidarité et Dieu (qsE)
voit ceux d'entre nous qui sont les plus généreux avec les plus
démunis.
Et Dieu est plus savant ["Wa Allâhu A‘lam"].
Ô mon Dieu ! Tu nous a montré la Voie de la Rectitude avec cette Science, guide-nous et assiste-nous en nous en facilitant son suivi et son application ! Car Tu es "al-Hâdî" - Le Guide en dehors de Qui il n'y a point de guide.
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
Notes :
*
Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et
retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte
en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le
salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"] ;
2. qpsseux - Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté
["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt
- Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"] ;
9. qdssellest
- Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"] ;
10. qdlsc - Que
Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"] ;
11. qdlfm - Que Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh ‘alayhi"]
;
12. qmdssl - Que
la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la paix ["‘Alayhim salam"].