navigation : | Apprendre sa Religion | 2.10 - La Prière mortuaire ["as-Salât Djanazah"] |
La Prière mortuaire
["as-Salât Djanazah"]
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
-Découpage des versets coraniques selon la Lecture
de Hafs en obéissance au Calife du Messager "bien guidé"
‘Uthmân Ibn Affân (qdssl) qui imposa cette lecture
sur les 6 autres, validées par le Prophète (qpssl),
afin de combattre la division ["Fitna"] que la Communauté musulmane
["Umma"] connut à l'époque de son califat.
-Nouvelle traduction en Français du Saint Coran par le Professeur Mohammed
CHIDMI (qdlfm).
Salutations et paix sur vous ainsi que la Miséricorde
de Dieu et Ses Bénédictions,
"As-Salam ‘Alaykum Wa Ramatullâhi Wa Barakatuh,"
Au nom de Dieu le Très Miséricordieux, le Compatissant
"Bismillâh Ir Rahmân Ir Rahîm,"
Sommaire |
Introduction
: Le Rappel aux vivants ;
1. La toilette du mort et le linceul ;
1.1. Les cas particuliers
du Martyr et du Pélerin ;
1.2. Le cas général
;
2. La Prière mortuaire ["as-Salât
Djanazah"] ;
3. La mise en terre ;
4. Ce qui peut profiter au défunt
;
4.1. Les signes d'une
bonne mort ;
4.2. Ce qui peut encore
profiter au défunt ;
5. Le dueil ;
6. Quelques innovations bien connues ;
7. Le cas de la tombe du Prophète (qpssl)
à Médine ;
Conclusion : La mise en garde contre
le culte des morts.
Introduction : Le Rappel aux vivants |
Le musulman commence sa vie en entendant l'Appel à la Prière -prononcé en général par son père- dans son oreille et la termine entouré de ses frères et de ses soeurs qui prient sur lui puis l'enterrent, simplement, pour éviter tout culte des morts, à l'endroit où Dieu (qsE) l'a ramené à Lui. Ainsi sa vie Ici-Bas aura été comme une Prière adressée à Dieu (qsE).
Photo 1 : Le cimetierre de Baqi, à Médine,
où sont enterrés les Compagnons (qdsseuxt)
du Messager de Dieu (qpssl)
Les musulmans surprennent souvent par leur rapport à la mort déclanchant des question du genre : "Vous priez pour des inconnus vous ?" ou "Vous assistez aux enterrements d'inconnus vous ?". Cela leur semble incompréhensible car, pour eux, le mort est prié et enterré par ses proches.
Dire [« Hadîth »], Bukhârî, Muslim et Nawawî (qdsseuxt)
[#895] rapportent d'après Abû Hurayra (qdssl)
que le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"Les droits du musulman sur le
musulman sont au nombre de cinq : Lui rendre le Salut ["Alaykum
Salam wa RamatUllâhi..."], visiter le malade,
suivre le cortège funèbre, répondre
à l'invitation et invoquer la Miséricorde de Dieu en faveur de
celui qui éternue ["Yarhamuka Llâhu"]."
L'islam entoure la mort d'un cérémonial
particulier visant à demander la Miséricorde de Dieu (qsE)
sur le musulman défunt mais aussi pour rappeler aux vivants cette échéance
innéluctable à qui nul n'échappera. Le but de ce Rappel
est de faire le point sur sa propre vie, se demander quel jugement nous mériterions
si nous mourrions aujourd'hui, ce qui, finalement, amène à la
réforme individuelle dans le Bien.
Cette incitation au Rappel est justement très récompensée
par Dieu (qsE) :
<hadith de Bukhârî sur la récompense de la Prière funéraire et du suivi du convoi funèbre>
Les proches du défunt quand ils apprennent la mort ainsi que les passants quand ils voient le convoi funèbre doivent dire :
"C'est à Dieu que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournons." | "Innâ Lilâhi wa Innâ Ilayhi râdji'ûn" |
Le docteur Hassan AMDOUNI
rapporte dans son livre "Paroles et Sagesses des Compagnons"
p 17 que le 1er calife du Messager Abû Bakr as-Siddîq
(qdssl) aurait dit :
"Ne perds pas de vue la mort, tu vivras
pleinement ta vie !"
Dire [« Hadîth
»], Bukhârî (qdssl) [#6512] rapporte
d'après Abû Qatâda Ibn Rab‘y al-Ansâry (qdssl)
qu'[à la vue] d'un convoi funèbre, le Messager de Dieu (qpssl)
a dit :
"[C'est une personne] délivrée ou
de qui on est délivré. - Ô Messager de Dieu ! Interrogèrent
les présents, que signifie 'délivrée ou de qui on est délivré'
? - C'est que, expliqua le Prophète (qpssl), [à
sa mort], le Croyant sera délivré des peines et des maux de l'Ici-Bas
pour retrouver la Miséricorde de Dieu, tandis [qu'à la
mort du] pervers, les hommes, le pays [où il vivait], les arbres et les
animaux sont délivrés [de son mal]."
1. Le lavage du mort et le linceul |
Dire [« Hadîth
»], Tirmidhî (qdssl), an-Nasâ'î
(qdssl) et Ibn Mâdja (qdssl)
[authentifié par Cheikh Albânî -qdlfm]
rapportent d'après Samura Ibn Djundub (qdssl) que
le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"« Portez le blanc,
car cela est plus pur et plus propre ; et faites-en les linceuls
de vos morts. »"
1.1. Les cas particuliers du Martyr et du Pélerin
1.2. Le cas général
2. La Prière mortuaire ["as-Salât Djanazah"] |
C'est une Prière qui se fait entièrement debout (sans inclinaison ni prosternation), elle commence par un Takbirat al-Hiram, comporte en général 4 Takbirat qui peuvent être exceptionnellement portés à 9 maximum, selon le statut du défunt, et se termine par un Salam alaykum simple à droite et à voix haute (qui peut aussi être complété comme celui d'une Prière normale). Elle nécessite donc les ablutions mais aucune Takbirat ne comporte d'inclinaison ou de prosternation.
Il faut au minimum deux personnes pour la faire mais il est recommandé de remplir au moins 4 rangs de prieurs (donc au minimum 9 musulmans, Imâm compris).
3. La mise en terre |
4. Ce qui peut profiter au défunt |
4.1. Les signes d'une bonne mort
- La prononciation de l'attestation par le mourrant ;
Dire [« Hadîth »], Tirmidhî et Nawawî (qdsseuxt) [#909] rapportent d'après Abû Sa‘ïd al-Khûdriy (qdssl) et Abû Hurayra (qdssl) que le Prophète (qpssl) a dit ceci :
"Quiconque atteste qu' : "Il n'y a nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Dieu et que Dieu est le Plus Grand", verra son propos confirmé par Dieu qui lui répondra : "Il n'y a (effectivement) nulle divinité digne d'adoration en dehors de Moi. Je suis le Plus Grand." Et s'il atteste : "Il n'y a nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé." Dieu qui lui rétorquera : "Il n'y a (effectivement) nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Moi. Je suis l'Unique qui n'a point d'associé." Et s'il atteste : "Il n'y a nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Dieu. C'est à Lui qu'appartient le Royaume et à qui revient la louange." Dieu rétorquera : "Il n'y a nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Moi. C'est à Moi qu'appartient le Royaume et à qui revient la louange." Et s'il atteste : "Il n'y a nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Dieu et il n'ya de force ni de puissance qu'en Dieu." Dieu rétorquera : "Il n'y a nulle autre divinité digne d'adoration en dehors de Moi et il n'y a de force ni de puissance qu'en Moi." Le Prophète (qpssl) ajouta : "Celui qui aura formulé de telles paroles puis mourra au cours d'une maladie, ne sera pas touché par le feu.""
- La transpiration sur le front du mourant ;
- La mort à eu lieu un vendredi ;
- La mort en martyr (il existe une 20ène de cas différents possibles) ;
- Mourir lors du Djihâd ;
- Mourir en protégeant ses biens d'un voleur ;
- Mourir en tant que défenseur des frontières de l'Etat musulman ;
- Mourir en étant en train d'accomplir une bonne oeuvre (comme exhorter ses enfants à la piété, refuser l'aide des idolâtres ou pardonner à l'injuste).
Il est rapporté dans "La vie du Khalife Omar Ben Abd al-'Aziz"pp 122 à 124
"Ses propos avec Maslama Ibn ‘Abd el-Malik durant son agonie
Lorsque ‘Umar Ibn ‘Abd el-‘Aziz (qdssl) fut sur le point de mourir, Maslama Ibn ‘Abd el-Malik vint le voir et lui dit : "Emir des Croyants ! Tu as laissé tes enfants dans le dénuement. Pourquoi ne les recommandes-tu pas à moi-même ou à mes semblables parmi les tiens, afin que tu sois soulagé pour ce qui est de leurs ressources ? Lorsque ‘Umar entendit ses propos, il demanda à ce qu'on le redresse et qu'on le fasse asseoir, puis dit :
- J'ai écouté tes paroles, Maslama. Quant à ton propos selon lequel j'ai vidé la bouche de mes enfants de tous ces biens, sache, par Dieu, que je ne les ai privé d'aucun droit qui serait à eux et qu'il ne m'appartient en rien de leur attribuer ce qui est aux autres [à savoir du trésor des musulmans]. Pour ce que tu as dit sur la recommandation, celui à Qui je les recommande est : {Coran 7 :196 - "En vérité, mon Protecteur, c'est Dieu, Qui a révélé le Coran et qui est le Soutien de tous les justes/vertueux"}
Car les enfants de ‘Umar ne peuvent être que de deux sortes d'hommes : soit des hommes vertueux, et Dieu les enrichira alors, soit autre chose, et je ne saurais être le premier à les aider dans la désobéissance à Dieu, avec de l'argent.
Fais appeler mes enfants !, ajouta-t-il ensuite. Ceux-ci vinrent et, à leur vue, les larmes se mirent à couler de ses yeux : Des enfants, dit-il, que je laisses pauvres et qui n'ont rien. Puis il pleura. Mes fils ! Je vous ai laissé un bienfait considérable ! Vous ne passerez en effet devant aucun musulman ou aucun tributaire, sans qu'ils ne considèrent qu'ils vous sont redevables [n'ayant pas dépensé du trésor des musulmans pour vous]. Mes fils ! J'ai été mis en présence de deux possibilités : soit je vous enrichis et je mériterais l'Enfer, soit vous restez pauvres jusqu'au dernier jour et j'espérerais le Paradis. J'ai donc pensé que le fait que vous restiez pauvres m'était préférable. Levez-vous ! Que Dieu vous préserve ! Levez-vous ! Et que Dieu vous pourvoie de ressources !"
Arrivée du primat des romains pour soigner ‘Umar
Le souverain des Byzantins, ayant été informé qu'on avait servi du poison à ‘Umar Ibn ‘Abd el-‘Aziz (qdssl), lui envoya l'Archevêque primat. Il écrivit aussi à ‘Umar pour lui dire toute la considération qu'il avait pour lui etl'obligation qu'il ressentait à l'égard d'un homme tel que lui, parmi les bienfaisants et les pieux. Il dit en outre : "Il m'est parvenu que l'on t'a empoisonné. Je t'envoie donc le chef de mes Evêques ainsi que le plus qualifié, parmi eux, en médecine, pour remédier à ton mal." L'homme se présentat donc et ‘Umar lui demanda : "Vois ce que j'ai. Il l'osculta alors, puis dit :
- On t'a servi du poison ô Emir des Croyants !
- De quoi disposes-tu ? reprit ‘Umar
- Je vais te donner à boire (un médicament ?) jusqu'à ce que je le [le poison] fasses sortir de tes vaisseaux.
- Même si tu disposais du souffle de vie, je ne te permettrais pas d'en faire usage sur moi. Repars chez ton maître. Je n'ai aucun besoin de ton remède.
Il demanda ensuite l'accusé [d'empoisonnement] qui reconnaut devant lui son acte. ‘Umar lui demanda ce qui l'avait amené à agir de la sorte.
- J'ai été trompé et induit en erreur, dit alors ce dernier.
- Eloignez-le. Il a été trompé et illusionné. Laissez-le aller !" Et l'homme ne fut en rien menacé.
Ses dernières paroles avant sa mort
Lorsque ‘Umar Ibn ‘Abd el-‘Aziz (qdssl) fut sur le point de mourir, Maslama Ibn ‘Abd el-Malik, sa femme Fâtima et l'eunuque se trouvaient auprès de lui. Il dit ensuite : "Laissez-moi ! Je vois des créatures dont le nombre ne cesse d'augmenter. Ce ne sont ni des Hommes ni des Djinns." Nous nous levâmes, rapporta Maslama, et le laissâmes donc, puis, à l'écart de lui, nous entendîmes une voix prononcer : {Coran 28 :83 - "Cette dernière demeure [le Paradis], Nous la réservons à ceux qui ne veulent être, sur Terre, ni altiers, ni corrupteurs. Et ce sont ceux qui craignent leur Seigneur qui auront la fin la plus heureuse."} La voix baissa ensuite. Nous nous levâmes alors, puis entrâmes là où il se trouvait. Il était mort, ses yeux étaient fermés et il était recouvert."
4.2. Ce qui peut encore profiter au défunt Ce qui dépend de lui :
- Les invocations en sa faveur des enfants qu'il a éduqués dans l'islam ;
- Les aumônes continues ["Sadaqah Djâriyah"] qu'il a faites de son vivant (planter un arbre fruitier, creuser un puit, aider à la construction d'une mosquée, madrassa, hôpital, etc...) ;
- Une Science (islamique) utile qu'il a laissée de son vivant et que les gens suivent même après sa mort.
La mort d'un Savant en plein cours islamique est sans nul doute un Signe de félicité :
- Cheikh Mohammad al-Ghazâlî (qdlfm) a passé sa vie dans la prédication islamique, ne cessant d'exhorter les musulmans à sortir de leur torpeur quitte à secouer les plus traditionnistes qui ne cessèrent d'oeuvrer contre ses paroles qui les dérangeaient dans leurs certitudes. Fatigué, cela faisait des années qu'il n'avait pas mis les pieds à Médine. Quant il y fut invité, pour participer à une conférence, il s'y rendit comme le serpent rentre dans son trou. Il y parla, avec beaucoup de peine, de la situation de la Communauté musulmane, lui qui avait tant oeuvré à vouloir la réanimer. C'est alors qu'un ennemi de l'islam porta des accusations injustifiées sur l'islam, voulant y répondre il demanda aux organisateurs de prendre la parole, chose qui lui fut poliement refusée. C'est alors que l'Ange (slp) de la mort vint cueillir son âme, alors qu'il était entouré de ses élèves, le coeur plein de chagrin de ne pouvoir défendre la Parole divine. Il est enterré dans le cimetierre des Compagnons à Médine ;
- Cheikh Nâsir ed-Dîn el-Albânî (qdlfm) passa sa vie à dépoussiérer la Sunna de ses ahadith Da‘ïf (Dires faibles), au point de s'attirer les foudres des hommes de religion bien-pensants, dont les avis furent remis en question par le travail de ce Savant auto-didacte. Bourreau de travail, il ne cessait de travailler dans sa bibliothèque que pour se rendre à la mosquée. Son objectif : purifier les 4 Sunan et n'en sortir que l'authentique. Il réussit, par son dévouement à la Science du Hadîth, à se faire reconnaître par ses pairs (ainsi que par ses détracteurs) comme étant le Cheikh al-Islam dans les Sciences du Hadîth du XXème siècle. On raconte qu'on le retrouva, sans âme, la tête posée sur le dernier recueil de ahadith sur lequel il travaillait ;
- Cheikh Mohammed Ibn Salîh Ibn Mohammed Ibn al-‘Uthaymin (qdlfm) enseigna sans relâche les Sciences islamique de Jurisprudence à La Mecque, se souciant énormément de ce que retenaient ses élèves. L'application de la Sunna était son obsession. Quant il fut atteint de la grave maladie qui l'emporta (un cancer), ses médecins lui conseillèrent des soins (chimiothérapie) qui risquaient de lui faire perdre ses attributs de masculinité (lui faire tomber sa barbe). Il refusa donc ces soins afin de pouvoir se présenter devant son Seigneur sincèrement vêtu des attributs de la Sunna.Dire [« Hadîth »], Muslim et Nawawî (qdsseuxt) [#1383] rapportent d'après Abû Hurayra (qdssl) que le Prophète (qpssl) a dit :
"Lorsque meurt le fils d'Adam, ses oeuvres s'interrompent, à l'exception de trois d'entre elles : Une aumône courante (qui profite toujours aux gens), une Science utile aux gens et un enfant pieux qui invoque Dieu en sa faveur."Ce qui ne dépend pas de lui :
- Deux musulmans sincères, l'ayant connu, qui font son éloge ;
Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) [#1368] rapporte d'après Abû al-Aswad (qdssl) : "J'étais arrivé à Médine au moment où une épidémie y avait surgie. Et pendant que j'étais assis avec le calife du Messager ‘Umar Ibn al-Khattâb (qdssl), un cortège funèbre vint à passer. Comme on dit alors du bien du défunt, ‘Umar Ibn al-Khattâb (qdssl) s'écria : "Il lui est assuré !". Un second cortège passant, on dit encore du bien du défunt. Alors il reprit : "Il lui est assuré !". Alors je lui demandai : "Qu'est-ce qui leur est donc assuré ? Ô Commandeur des Croyants ! - Je répète, répondit-il, ce que le Prophète (qpssl) avait dit, à savoir que :
"« Tout musulman est admis par Dieu au Paradis, lorsque 4 autres [musulmans] témoignent en sa faveur. Et comme nous avions demandé le cas de 3 témoins, il avait répondu par l'affirmative. Après, nous avions demandé sur le cas de deux musulmans [qui témoignent] et il avait aussi répondu par l'affirmative. Mais nous ne l'avions pas interrogé au sujet du témoignage d'un seul. »"
- La Prière mortuaire de 40 musulmans ;
- Les invocations des Croyants en la faveur de l'absent ;
- L'acquittement par ses enfants de ses dettes, jours jeûnes et Pélerinage dont il avait fait le voeu de faire.
5. Le dueil |
Il est de bon ton de visiter les familles endueillées afin de :
6. quelques innovations bien connues |
7. Le cas de la tombe du Prophète (qpssl) à Médine |
Dire [« Hadîth
»], Tirmidhî (qdssl) [authentifié par
Cheikh Albânî -qdlfm] rapporte d’après
la Mère des Croyants ‘Âïcha (qdsse)
:
"« Lorsque l'âme du Messager de Dieu
(qpssl) fut prise, ils divergèrent au sujet de son
enterrement. Abû Bakr dit : J'ai entendu quelque chose du Messager de
Dieu que je n'ai pas oublié, il a dit : "Dieu ne prend l'âme
d'un Prophète si ce n'est à l'endroit où Il aime qu'il
soit enterré." Enterrez-le donc à l'endroit de son lit. »"
Il fut donc enterré sur le lieu de sa mort : dans la chambre de la Mère des Croyants ‘Âïcha (qdsse) dont la porte donnait sur la grande mosquée de Médine.
Conclusion : la mise en garde contre le culte des morts |
Le Prophète (qpssl) a été envoyé pour fermer toute les portes pouvant mener au pire des péchés (puisque non pardonnable par Dieu -qsE) : l'association à Dieu (qsE). Parmi ses portes se trouve celle par laquelle Satan (qmdssl) pousse subreptissement l'homme à demander au défunt ce qui ne dépend que de Dieu (qsE). Des caricatures ultimes de ces cultes des morts se retrouvent autant chez les Chrétiens avec leurs cultes des Saints, de Jésus (qpssl- qui sera le premier à les renier au Jour du Jugement) ou bien de la Sainte Vierge Marie (qdsse) que chez les Chiites avec leurs Imâms sois-disant "infaillibles" ou "occultés" (en fait bel et bien morts) ou les Soufis avec leurs Maîtres qui auraient atteint la Certitude (c'est à dire un niveau "supérieur" au Prophète -qpssl- et quel orgueil !).
Les rapports de l'islam avec les morts sont donc parfaitement liés à cet objectif qui est de protéger l'âme humaine des passions qui pourraient amener à de telles extrêmités : pas d'identification des tombes -donc enterrement du défunt sur le lieu de sa mort-, pas d'exagération -ni de course à qui mieux-mieux- dans les monuments funéraires, pas de transformation des tombeaux en lieux de Prière, pas d'attente exagérée avant l'enterrement, participation de personnes qui ne connaissaient pas le défunt à la Prière, au convoi funèbre et à l'enterrement, etc...
Sourate 67, versets 1 et 2
"Béni soit Celui dans la Main de Qui est
l’Empire ! Lui est puissant sur tout !
C’est Lui qui a créé la mort et la vie,
pour vous éprouver (et pour voir) quel est celui
d’entre vous qui se conduit le mieux. Car Il est Le Puissant, Le
Pardonneur !"
En effet le mort est mort, il est arrivé au terme de sa vie Ici-Bas, et ne peut plus rien pour les vivants et les vivants ne peuvent plus rien pour lui (à l'exception de ses enfants qui peuvent encore Prier en demandant la Miséricorde de Dieu -qsE- pour leur père -ou leur mère). Alors à quoi bon dépenser une fortune pour une jolie tombe, un emplacement de star, un bouquet de fleur ou un cercueil verni ? Cet argent serait plus utilement dépensé pour les vivants proches ou nécessiteux.
Au contraire la simplicité et l'humilité nous rappèlent que nous rejoindront bientôt nos morts et que les retrouvailles seront joyeuses pour les Croyants morts qui ont atteint la paix dans la tombe :
Dire [« Hadîth
»], Bukhârî (qdssl), Ibn Mâdja
(qdssl) et an-Nasâ‘î rapportent d'après
Anas Ibn Mâlik (qdssl) que :
"« Lorsque le Messager de Dieu (qpssl)
ressentit durant son agonie ce qu'il ressentit, Fâtima dit : "Ô
affliction !" Et lui de dire : "Nulle affliction pour
ton père après ce jour car ton père ressent ce qui ne manquera
à aucun. Les retrouvailles seront au Jour de la Résurrection."
»"
Le docteur Hassan AMDOUNI
rapporte dans son livre "Paroles et Sagesses des Compagnons"
p 58 que le Savant du Hadîth parmi les Compagnons Abû Hurayra (qdssl)
aurait entendu quelqu'un se renseigner sur un mort dont le convoi passait devant
lui. Il lui aurait dit :
"C'était un serviteur de Dieu (qsE).
Son Seigneur l'a convoqué et il a répondu à l'invitation
(bon gré, mal gré). Dieu (qsE) le connaît.
Très certainement il va manquer aux siens alors que les autres l'ignorent.
Vaquez à vos occupation ! Mais rappelez-vous que nous allons tous le
suivre et qu'auprès de Dieu (qsE) nous seront ramenés."
Sourate 20, verset 55
"Et c’est de la terre que Nous vous avons
créés ; c’est à elle que Nous vous ferons retourner
et c’est d’elle que Nous vous ferons à nouveau surgir."
Et Dieu est plus savant ["Wa Allâhu A‘lam"].
Ô mon Dieu ! Tu nous a montré la Voie de la Rectitude avec cette Science, guide-nous et assiste-nous en nous en facilitant son suivi et son application ! Car Tu es "al-Hâdî" - Le Guide en dehors de Qui il n'y a point de guide.
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
Notes :
*
Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et
retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte
en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le
salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"] ;
2. qpsseux - Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté
["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt
- Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"] ;
9. qdssellest
- Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"] ;
10. qdlsc - Que
Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"] ;
11. qdlfm - Que Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh ‘alayhi"]
;
12. qmdssl - Que
la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la paix ["‘Alayhim salam"].