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L'Islam est-elle une secte ?
Au nom de Dieu le Très
Miséricordieux, le Compatissant - Louange à Dieu le Maître
des Mondes |
Bismillâh Ir-Rahmân Ir-Rahîm
- Al hamduli-llâhi rabbi-l‘âlamîn Subhâna Llâhi, wa l-hamdu li Llâhi, wa lâ ilâha illâ Llâhu, wa Allâhu akbar - Lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâhi ! Allâhumma salli ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kama sallayta alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma Innaka Hamidun Madjid Wa bârik ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kamâ barakta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma Innaka Hamidun Madjid « Rabbi ghfir lî wa tub ‘alayya. Innaka anta ttawwâbu-l-ghafûr. » |
Salutations et paix sur vous ainsi que la Miséricorde de Dieu,
"As-Salam ‘Alaykum Wa Ramatullâhi Wa Barakatuh,"
Le Coran, traduit de l'Arabe par Edouard MONTET avec un découpage des versets coraniques selon la Lecture de Warch.
Voici les raisons qui m'ont poussées, par la Grâce de Dieu (qsE), à me convertir. Je suis prêt à donner ma vie pour préserver ces paroles du Dernier Messager de Dieu (qpssl), Le Tout Miséricordieux, Le Compatissant (qsE).
Il s'agit d'extraits de mon livre, le Décryptage scientifique du Coran, disséminés un peu partout dans le livre se trouvent des arguments qui permettent de répondre à cette question tendancieuse.
Depuis le début des temps, l’appartenance à une religion a été assimilée à un acte de faiblesse et de soumission aux dirigeants de cette religion. Ceux qui décrient toute appartenance religieuse crient tout haut que c’est avilissant et supprime l’indépendance de l’individu tout en déroutant l’autorité du gouvernement légitime. Or nous allons vous montrer que, contrairement à ces sectes, l’islam prone le respect de l’autorité, de l’individualité et ne retire aucunement l’individu de son environnement familial ni social. Il n’est pas non plus le « vautour financier » que l’on ne peut que constater pour de nombreuses sectes : héritages, dons excessifs sont autant de signes qui mènent inexorablement l’individu « happé » par la secte vers la faillite personnelle.
Définition
du Petit Larousse, Secte : n.f. (lat. secta, de sequi, suivre)
1. Ensemble de personnes professant une même
doctrine philosophique, religieuse, etc. La secte d’Epicure.
2. Groupement religieux clos sur lui-même1
et créé en opposition à des idées et à des
pratiques religieuses dominantes.
3. Péjoratif Clan, coterie.
Souvent nées de la contestation d’une institution ecclésiale
jugée infidèle à ce qu’elles considèrent comme
la vraie foi, les sectes adoptent, sous la conduite d’un guide, une attitude
fondamentaliste vis-avis des structures ou dogmes répudiés. Elles
prônent une existence centrée sur la conversion personnelle et
le refus de toute médiation2
de type sacerdotal. Mais il arrive qu’elles renoncent à cet idéal
d’isolement contestataire pour adopter le statut de véritables
congrégations ou d’Eglises. Certains mouvements religieux contemporains,
que l’on appelle parfois « nouvelles sectes », font pression
sur leurs adeptes3,
les dépouillent de leurs biens4,
et vont jusqu’à provoquer des suicides collectifs5
ou des attentats6aux
motivations apocalyptiques. Contre de tels agissements, des associations de
défense se sont développées, sous l’égide
des Eglises instituées, des Etats et des familles des adeptes.
Les points 1.
et 3.
de la définition pouvant s'appliquer aussi à une religion, nous
ne les traiterons pas ici. De même que la deuxième partie du point
2. puisque
toutes les religions ont des différences entre elles.
Voyons en précision comment l’islam répond précisément
à chacun de ces 6 points
(numérotés ci-dessus en rouge) caractériques d’une
secte :
Sommaire |
1. Un groupemment religieux clos sur lui-même
;
1.1. Le travail en islam
;
1.2. La prêche ("da'wa") de
proximité ;
1.3. Les liens familiaux
;
2. Qui refuse toute médiation ;
3. Qui fait pression sur ses adeptes ;
4. Qui les dépouille de leurs biens ;
4.1. Le droit à la succession
;
4.2. L'aumône ("Zakât")
;
5. Qui provoque des suicides collectifs
;
6. Qui provoque des attentats.
1. Un groupemment religieux clos sur lui-même |
1.1. Le travail en islam Sujet traité dans Actualités | Le travail en islam : excellence et honneur [...].
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, encourage fortement le travail dans l’environnement du musulman, ce qui est contraire au replis sur soi-même encouragé par certaines sectes apocalyptiques.
1.2. La prêche ("da'wa") de proximité Sourate 26, versets 214 à 216
"Mais averti tes parents qui sont les plus proches de toi.
Et abaisse tes ailes sur ceux d’entre eux qui sont croyants qui te suivent.
Mais, s’ils se rebellent contre toi, dis(-leur) : « En vérité, je suis innocent de ce que vous faites. »"Certaines sectes musulmanes (les « Tablighs » notamment) font du prêche de porte à porte, comme les témoins de Jéhova (secte chrétienne). Ce comportement n’a pas été encouragé par le Prophète (qpssl) qui a commencé par transmettre le Message à sa famille proche pendant des années, se désolidarisant de ceux qui y restaient sourds sans leur fermer la porte et ce jusqu’à ce que Dieu (qsE) lui autorise la prêche sur la place publique (et non pas de porte à porte). Il est en effet bien plus facile de transmettre le Message à des personnes que l’on connaît, l’adaptant à leurs réactions, que de le faire à des personnes inconnues dont on ne peut prévoir les réactions.
Durant 3 ans, l’islam fut prêché en privé et en secret seulement au cercle proche du Prophète (qpssl). Quand les Compagnons (qdsseux) se rendirent compte que le Message n’avait pas encore été rendu public à tous les Mecquois. C’est alors qu’un jeûne et frêle berger : Abd-Allâh Ibn Masud (qdssl), sans clan pour le protéger, décida, se plaçant sous la protection de Dieu, d’aller réciter le Coran devant la Ka’aba :Sourate 55 Le Très Miséricordieux, versets 1 à 5
"Le Très Miséricordieux a enseigné le Coran !
Il a créé l’homme.
Il lui a enseigné l’éloquence.
Le soleil et la lune ont tous deux leur temps déterminé.
Les plantes et les arbres s’inclinent devant Lui."Roué de coups, ce courageux adorateur se proposa de recommencer le lendemain. Il deviendra un des plus grands Savants de la « Ummah ». Il obéit, même si ce fut à son apparent désavantage au calife Uthman Ibn Affân (qdssl).
Le prêche se fit donc de proche à proche puis dans les lieux publiques et non pas d’inconnu à domicile.Sourate 6, verset 19
"Dis : « Quel est le plus grand témoignage ? » Dis : « Dieu est témoin entre vous et moi. Ce Coran m’a été inspiré, pour que je vous avertisse, vous et ceux qu’il atteint. Est-ce qu’en vérité vous témoignerez qu’il y a à côté de Dieu d’autres Dieux ? » Dis : « Je ne rends pas ce témoignage là. » Dis : « Il n’y a que Lui. Dieu unique ; et je suis pur, en vérité, de l’association (de dieux) que vous (Lui) donnez. »"Dire [« Hadîth »], Tirmidhî (qdssl) et Ibn Mâja (qdssl) rapportent (qualifié d’authentique par Cheikh Albânî [qdssl] dans al mishkât #5087) que le Prophète (qpssl) a dit :
"« Le Croyant qui se mêle aux gens et qui prend en patience le mal qu’ils lui font, est meilleur que le Croyant qui ne se mêle pas aux gens et qui ne prend pas en patience le mal qu’ils lui font. »"Durant 13 années le Prophète (qpssl) a patienté en transmettant le Message à La Mecque malgré les persécutions jusqu’à ce que vienne l’ordre de Dieu (qsE) d’émigrer à Médine dont les habitants avaient répondu positivement à l’appel de l’islam.
Sourate 3, verset 6
"Ô notre Seigneur ! Ne détourne pas nos cœurs de la voie droite, après nous (y) avoir guidés, et donnes-nous de Ta part la Miséricorde ; car en vérité, c’est Toi qui es Le Donneur (par excellence)."Ces épreuves auront montré la détermination, la patience et la tolérance du Prophète (qpssl) qui joueront pour beaucoup dans l’entrée ultérieure de l’armée musulmane dans La Mecque sans aucune effusion de sang !
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, recommande exactement l’inverse de l’éloignement des proches (non musulmans). L’isolement du converti n’est pas un facteur de propagation de l’islam mais un facteur de rupture sociale qui n’est rendu nécessaire que quand la pratique de la religion devient impossible et que des sévices pouvant mener à la mort sont à craindre.
1.3. Les liens familiaux Sourate 31, verset 13
"Nous avons recommandé à l’homme son père et sa mère. – Sa mère l’a porté (dans son sein, en accumulant) peine sur peine, et elle ne le sèvre qu’au bout de deux ans. – Sois reconnaissant envers Moi et envers ton père et ta mère. (Et n’oublie pas que) c’est à Moi qu’est le retour !"Dire [« Hadîth »] Muslim (qdssl) rapporte qu'Abû Hurayra (qdssl) a entendu le Prophète (qpssl) dire :
"« Qu’il soit humilié ! Qu’il soit humilié ! Qu’il soit humilié ! Celui qui dont le père et la mère, ou l’un d’eux, atteint la vieillesse auprès de lui, et ne les traite pas avec bonté, n’entrera jamais au Paradis. »"Le musulman doit traiter avec bonté ses parents qu’ils soient ou non musulmans. Un manquement à cette règle éloigne certainement du paradis.
Sourate 2, verset 25
"Ceux qui rompent le pacte de Dieu, après qu’il a été conclu, et qui coupent ce que Dieu avait ordonné par là de laisser uni, et qui font le mal sur la terre, ceux-là sont ceux qui sont frustrés."Dire divin [« hadîth qudsi »], Bukhârî (qdssl) et Muslim (qdssl) rapportent d'après Abû Hurayra (qdssl) que le Prophète a dit (qpssl) :
"« Dieu créa Sa création et quand Il l'acheva, la consanguinité se leva et s'accrocha à Dieu.
Dieu lui demanda : « Qu'est-ce qu'il y a ? »
Elle dit : « Je cherche protection auprès de Toi contre la rupture. »
Dieu lui dit : « Accepteras-tu que Je favorise celui qui te préserve et que Je prive de Mes faveurs celui qui rompt avec toi ? »
Elle dit : « Oui Ô Seigneur ! »
Puis Dieu lui dit : « Tu as ce que tu veux. »
Abû Hurayra poursuit : « Si vous voulez, vous pouvez réciter ce verset :
{Coran 47 :24 - Voudriez-vous par hasard, en retournant en arrière, faire du mal au pays et rompre les liens de parenté qui vous unissent ?} » »"Dire [« Hadîth »] Bukhârî et Muslim (qdsseux) rapportent que Jubeïr Ibn Mut’im (qdssl) rapporte que le Prophète (qpssl) a dit :
"« N’entrera pas au Paradis celui qui rompt les liens familiaux. »"Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, interdit tout simplement de rompre les liens avec les parents (points 1 et 2 des caractéristiques des sectes).
2. Qui refuse toute médiation |
Sourate 10, verset 26
"Dieu appelle au séjour de la Paix et Il
guide qui Il veut vers le sentier droit."
L’islam n’est qu’un long chemin qui mène le Croyant à la paix.
Sourate 8, verset 63
"Mais s'ils inclinent à la paix, toi aussi
incline vers elle, et repose-toi aussi sur Dieu. En vérité, Lui
entend et sait."
Le musulman ne doit jamais être l’agresseur
et doit cesser de combattre celui qui pose les armes. Il est donc interdit («
haram ») de combattre les civils.
A méditer : même si les Palestiniens sont dans leur droit, tuer
des civils est interdit par le Coran.
Invocations après la prière rituelle
"[…] Ô mon Seigneur Dieu, Tu es la
paix et de Toi vient la paix […]"
Sourate 4, verset 88
"Si vous êtes salués (poliments),
saluez (d’un salut) encore meilleur, ou rendez (simplement) le salut.
En vérité, Dieu tient compte de toute chose."
Salutation d’un musulman quand il rencontre
un autre musulman :
« Que la paix soit sur toi ! » («
As-salam ’alaykum ! »)
L’autre musulman lui répond :
« Et sur toi aussi la paix ! » («
Wa ’alaykum salam ! »)
Sourate 4, verset 95
"Quant à celui qui tue un croyant volontairement,
sa récompense sera l’enfer ; il y demeurera éternellement.
Dieu sera irrité contre lui ; Il le maudira ou préparera pour
lui un supplice terrible."
Une autre traduction (plus proche du sens arabe) des termes
soulignés est : « Dieu l’a frappé
de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme
châtiment. »
A méditer : à propos de « musulmans » qui tuent d’autres
musulmans (kurdes et chiites en Irak) ou bien d’autres Croyants (moines
Chrétiens en Algérie, Musulmans en Algérie / au Maroc /
en Arabie Saoudite, Juifs Croyants en Israël).
Dire [« Hadîth »], Bukhârî
(qdssl) [#31] et Muslim (qdssl) [#3299]
rapportent qu’Al-Ahnaf Ibn Quaïs (qdssl) raconte
:
"Un jour où je suis sorti, en voulant tuer
un tel, j’ai été rencontré par Abû Bakr (qdssl)
qui m’a demandé : « Ô Ahnaf, où voudrais-tu
aller ? ». Je lui ai répondu : « Je voudrais soutenir le
cousin du Messager de Dieu (qpssl) » [il voulait
dire Ali, qdssl],
alors il me dit : « Ô Ahnaf, retourne ! Car j’ai entendu le
Messager de Dieu (qpssl) dire : « Si deux musulmans
se confrontent en duel à l’épée, ils entreront, tueur
et tué, dans l’Enfer ». » Et Al-Ahnaf d’ajouter,
J’ai dit ou quelqu’un m’a dit : « Ô Messager de
Dieu (qpssl), voilà l’un des deux qui serait
le tueur, or que dis-tu à propos de l’autre (le tué) ? ».
Il (le Prophète, qpssl) a répondu : «
Certes, celui-ci a voulu également tuer son compagnon »."
Aujourd’hui nous voyons des « musulmans » réaliser des attaques contre des frères (Arabie Saoudite notamment). Ce Dire nous éclaire sur leur Science de la Sunna, du Coran et sur leur « peur » de l’Au-Delà.
Sourate 49, verset 9
"Et si deux groupes de croyants combattent les
uns contre les autres, faites conclure la paix entre eux deux. Et si l’un
deux agit avec iniquité à l’égard de l’autre,
combattez celui qui a commis l’iniquité, jusqu’à ce
qu’il revienne aux ordres de Dieu. Et s’il retourne (aux ordres
de Dieu), alors faites conclure la paix entre eux deux avec équité
et soyez justes. En vérité, Dieu aime les justes !"
Au nom de tous ceux qui sont morts pour la justice et de tous les Croyants qui les ont aidé dans leur lutte. Au nom des « Nordistes » qui ont défendu les noirs esclaves américains, au nom des combattants de l’indépendance irlandaise et de l’accord de paix qu’ils ont obtenu malgré de grandes concessions, au nom des révolutionnaires français qui sont morts pour que « les hommes naissent et demeures libres et égaux en droits »... Mais arrêtons cette modeste liste ici, une bibliothèque entière ne saurait contenir les noms de tous ceux qui ont œuvré dans le sens de ce verset.
Sourate 5, verset 114
"Il n’y a rien de bon dans la plupart de
leurs entretiens (des adversaires du Prophète) excepté dans celui
qui ordonne l’aumône, ou la bienveillance, ou la réconciliation
entre les hommes. A celui qui agit ainsi, en recherchant ce qui plaît
à Dieu, Nous donnerons certainement une magnifique récompense."
Celui qui ne croit pas au Prophète (qpssl) mais qui recherche la paix peut espérer obtenir la même récompense qu’un bon Croyant. La balance des bonnes et mauvaises actions de la justice divine veille à cette équité. Notons qu’un individu à qui Dieu a donné suffisamment de signes (et seul Lui en sera le juge) pour qu’il croit en Lui et qui refuse néanmoins de croire, à celui-là est promis l’Enfer.
Clémenceau, dans son livre Discours de
Paix (1919), disait :
« Il est plus facile de faire la guerre
que la paix. »
Sourate 5, verset 73
"En vérité, ceux qui croient (les
Musulmans), et ceux qui sont Juifs, et les Sabéens et les Chrétiens,
et quiconque croit en Dieu et au Jour Dernier, et qui fait le bien, il n’y
aura pas de crainte pour eux et ils ne seront pas affligés."
Le pape Jean-Paul II a dit au Cheikh Ahmed Kufta (qdlfm) qu’il lisait le Coran tous les jours, ce dernier lui a répondu qu’il faisait de même avec la Bible. Que Dieu (qsE) les bénisse pour leur effort pour mieux comprendre l’Autre ! Tous ceux qui croient en Dieu (qsE) et au Jour du Jugement par un de Ses textes révélés et qui auront eu une vie droite seront considérés le Jour du Jugement par leur Créateur comme les bienheureux « soumis à Dieu ».
Sourate 56, versets 24 et 25
"Ils n’entendront là ni parole futile,
ni langage excitant au péché.
On n’y entendra que ces mots : Paix ! Paix !"
Cette Sourate 56, "L’événement inévitable" parle du Jour du Jugement et décrit dans ses versets le sort des bienheureux qui accèderont au Paradis. Ainsi est associée au but ultime que tout musulman veut atteindre (le Paradis) la notion de paix absolue.
Le 6ème nom de Dieu
: « As-salâm », La
Paix, La Sécurité, Le Salut.
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, prone la recherche de la paix par la médiation
3. Qui fait pression sur ses adeptes |
Sourate 2, verset 257
"Point de contrainte en religion ! La voie droite
a été distinguée de la fausse route. Celui qui ne croit
pas en Thagût (polythéisme et idolâtrie), mais qui a la foi
en Dieu, a saisi l’anse solide, où il n’y a pas de fêlure.
Mais Dieu entend ; Il sait."
L’islam ne s’est imposé de façon
majoritaire dans les pays de l’empire musulman que 4 à 6 siècles
(selon les pays) après leur mise sous tutelle musulmane, l’islamisation
s’est faite par la persuasion, le dialogue et la patience, pas par les
armes ni par la contrainte. C’est un des plus beaux versets du Coran qui
cloue le bec à tous ceux qui usent de la religion pour contraindre l’Autre.
Seule la réflexion permet de distinguer soi-même que l’islam
est La voie droite de La Vérité.
A méditer : Certains mouvements « politiques » prônent
un retour à la Charia stricte (la loi islamique) et s’autorisent
tout pour y arriver puisque c’est la loi de Dieu (qsE).
En fait ils agissent contre Ses commandements : la religion doit être
un choix personnel non imposé d’après le Coran, le Croyant
y trouve un bénéfice personnel auprès de son Seigneur et
non par rapport aux autres hommes, fussent-ils Croyants ou mécréants.
Le Coran est une politique de vie personnelle, il décrit de manière
précise ce que doit être la politique à plus grande échelle
: Le respect de l’Autre et la pratique du consensus le tout en pratiquant
les règles individuelles de Dieu, qsE. Pour pouvoir
une politique étatique, des règles ont été établies
par Dieu (qsE) : la décision doit venir de la base
de la société :
Sourate 13, verset 12
"Tout (homme) a des Anges gardiens devant lui
et derrière lui, qui veillent sur lui par ordre de Dieu. En vérité,
Dieu ne change pas ce qu’ont les hommes, aussi longtemps qu’ils
ne changent rien en eux-mêmes. […]"
Sourate 18, verset 28
"Mais dit : « La vérité vient
de votre Seigneur ! Que celui qui veut croire, croie et que celui qui le veut
reste incrédule. » […]"
La religion est une acceptation sincère et volontaire de chaque individu une fois qu’il est « touché » par la Révélation coranique ou une autre qui l’a précédée (Torah, Psaumes de David, Evangile) venant de Dieu (qsE).
Sourate 10, verset 99
"Mais si ton Seigneur l’avait voulu, tous
ceux qui peuplent la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre
les gens à croire ?"
La foi n’est pas causée par les arguments de tel ou tel mais cheminement du destin personnel guidé par Dieu (qsE). Le mot « conversion » n’existe pas en arabe, le Prophète, (qpssl) n’était qu’un messager rappelant aux hommes leurs devoirs envers leur Créateur, il se refusait d’être un gardien de la vertu.
Sourate 9, verset 6
"Si l’un des idolâtres cherche asile
auprès de toi, accorde-le-lui pour qu’il entende la parole de Dieu.
Puis fais-le parvenir dans le lieu sûr qui est le sien. C’est ce
que tu dois faire, parce que ce sont des gens qui ne savent pas."
Il était bon avec les non croyants qui cherchaient refuge chez lui. Ceci dans le but de transmettre le Message.
Sourate 42, verset 47
"Mais s’ils se détournent, Nous ne
t’avons pas envoyé (toi, Mohammed), vers eux comme un gardien.
Tu as seulement ton message à prêcher. Et en vérité,
lorsque nous avons fait goûter à l’homme Notre Miséricorde,
il s’en réjouit ; mais si le malheur l’accable, à
cause des œuvres antérieures de ses mains, en vérité,
l’homme devient ingrat !"
L’islam transmet seulement le Message de Dieu (qsE), il n’autorise pas à se substituer à Dieu (qsE) quant au choix des hommes avertis.
Dire [« Hadîth »], rapporté
par Bukhârî (qdssl) [#3470] d’après
Abû Sa’ïd (qdssl), le Prophète
(qpssl) a dit :
"« Il y avait chez les Benû-Israël
un homme qui en avait tué quatre-vingt dix neuf autres. Il partit alors
pour s’informer (de son pardon) et vint trouver un moine qu’il interrogea
en ces termes : « Puis-je espérer mon pardon ? – Non, répliqua
le moine ». Alors le meurtrier tua le moine, puis poursuivant sa recherche,
il trouva un homme qui lui dit : « Rends-toi dans tel bourg ». La
mort atteignit le meurtrier qui rendit le dernier soupir, la poitrine penchée
vers ce bourg. Une discussion s’étant élevée à
ce sujet entre les anges de la clémence et ceux de la répression,
Dieu manda par Révélation à l’un des bourgs de se
rapprocher, et à l’autre de s’éloigner, puis il dit
aux anges : « Mesurez la distance qui sépare les deux bourgs ».
Or le corps s’étant trouvé plus près du dernier,
Dieu pardonna au meurtrier. »"
Dieu (qsE) sait mieux le destin de chacun, le pire assassin peut atteindre le Paradis en se repentant sincèrement de ses actes à la veille de sa mort.
Sourate 29, verset 45
"Ne discutez avec les gens du Livre que de la
plus belle manière – sauf ceux qui parmi eux sont injustes - .
Dites : « Nous croyons à ce qui nous a été révélé
et à ce qui vous a été révélé. Notre
Dieu comme le votre est unique. A lui nous nous soumettons »."
Le Coran reconnaît les livres sacrés précédents (Ancien et Nouveau Testament et donc judaïsme et chrétienté) et rectifie les erreurs qui s’y sont introduites par la tradition orale avant leur fixation par écrit (création, déluge, noms de villes fictives, etc…).
Sourate 2, verset 59
"En vérité, quand à ceux
qui croient, et ceux qui sont Juifs, Chrétiens ou Sabéens, et
quiconque croit en Dieu et au jour dernier, et qui fait le bien, à ceux-là
(est réservé) leur récompense auprès de leur Seigneur
; il n’y aura pas de crainte pour eux, et ils ne seront point affligés."
Le respect des lieux de cultes monothéistes (synagogues, temples et églises) fut une préoccupation des califes conquérants, que ce soit en Espagne ou bien lors de la reprise de Jérusalem aux croisés.
Sourate 2, verset 108
"Mais qui est plus injuste que celui qui empêche
que, dans les mosquées de Dieu, soit célébré Son
Nom, et qui travaillent à leur ruine ? Ceux-là ne peuvent y entrer
qu’avec crainte, car à eux (revient) la honte de ce monde, et dans
l’autre leur (est réservé) un cruel châtiment."
On ne peut malheureusement pas en dire autant des chrétiens qui reconquirent l’Espagne à propos des mosquées et du comportement des croisés envers les musulmans. Une exception, concernant le sac de Saint Jean de Compostelle (lieu de pèlerinage chrétien en Espagne) par les musulmans (en parfaite violation du verset pré-sité) doit être néanmoins signalée. Il précéda d’ailleurs le début du déclin territorial de l’empire islamique. Quant à la présence musulmane en terre chrétienne espagnole… Elle n’a aucune justification coranique. L’islam doit des excuses au Royaume d’Espagne pour ce Jihad illégal qui fut lancé contre lui.
Sourate 2, verset 214
"[…]. Mais celui d’entre vous qui
se détournera de sa Religion et mourra étant incroyant ; ceux-là,
leurs œuvres sont vaines dans ce monde et dans l’autre ; ce sont
les compagnons du Feu : ils y demeureront toujours."
Le Coran ne contient aucune indication de punition terrestre pour ce genre de comportement (apostasie).
Dire [« Hadîth »], rapporté
par l'ensemble des compilateurs de Dires sauf Muslim (qdssl)
: Ibn ‘Abbâs (qdssl) a dit :
"« Le Messager de Dieu (qpssl)
a dit : « Quiconque change sa religion, tuez-le. » "
Trop nombreux sont ceux qui, à l’aide de
ce verset et de ce Dire, ont tué au nom de Dieu (qsE)
les musulmans apostats. Or les musulmans de l’époque de la Révélation
étaient en état de guerre et ce Dire se rapporte à propos
des apostats qui étaient en guerre contre eux. De plus, les Hypocrites
qui vivaient avec les musulmans étaient reconnus (certains, d’autres
non, mais tous étaient connus du Messager de Dieu -qpssl) comme apostats et
pourtant pas exécutés pour autant...
D’autant plus que l’apostasie, suivie d’un repentir sincère
peut être pardonnée, contrairement à la double apostasie
qui ne sera pas pardonnée :
Sourate 4 verset 136
"En vérité, quant à ceux
qui croient, puis ne croient pas, puis croient, puis ne croient pas, puis augmentent
leur incroyance, il n’arrivera pas que Dieu leur pardonne, ni qu’Il
les guide dans la voie (droite)."
Un autre illogisme est que, si l’on se réfère à la lettre de ce Dire tout athée, Juif ou Chrétien converti à l’islam devrait être tué. Ceci va bien entendu à l’encontre de l’âme du Coran qui se veut être Le guide de l’homme égaré vers la Voie Droite de la foi. Avant le Coran aucun homme ne pratiquait l’islam. Les musulmans devraient donc tous s’entretuer pour rester cohérent avec la lettre de ce Dire. Mais ce faisant ils contrediraient la lettre même du Coran. Voila le danger de l’ignorance : un Dire sorti de son contexte peut être utilisé comme arme politique sortie au besoin et justifiant religieusement l’injustifiable.
Sourate 49, versets 17 et 18
"Ils (pensent) qu’ils t’obligent en
devenant musulmans ! Dis(-leur) : « Ne (pensez) pas que vous m’obligez
en devenant musulmans ! Non, C’est Dieu qui vous oblige, en vous dirigeant
vers la foi, si vous voulez dire la vérité. »
En vérité, Dieu connaît les choses invisibles des cieux
et de la terre. Et Dieu voit ce que vous faites !"
Dieu (qsE) a ordonné au Prophète (qpssl) de dire aux nouveaux convertis qu’ils ne l’étaient pas pour le remercier ou lui plaire ou bien encore le suivre. Non, il lui a été ordonné de dire que c’est Dieu (qsE) qui guide ses élus vers la Foi. Dieu (qsE) et lui seul, pas même le dernier des prophètes.
Sourate 66, verset 10
"Dieu propose comme exemple à ceux qui
ne croient pas : La femme de Noé et la femme de Loth. Elles étaient
toutes deux sous l’autorité de deux de nos serviteurs justes ;
mais toutes deux trahirent. Mais cela ne leur servit à rien contre Dieu.
Et il leur fut dit : « Entrez dans le Feu avec ceux qui y entrent ! »"
De plus, vivre au côté d’un prophète
de Dieu (qsE) ne garantit pas le Paradis. Les trahir est
un chemin qui mène en Enfer. Malgré toute la volonté et
la miséricorde dont ils furent preuve à leur encontre, ils ne
purent intercéder en faveur de leur propre femme car il n’y a que
Dieu (qsE) qui donne la foi.
A méditer
N’oublions pas que ce droit de ne pas croire n’est qu’une
illusion d’Ici Bas, un voile que Dieu (qsE) met devant
les yeux des mécréants et qui n’a de valeur que pour ce
monde car le Châtiment de l’Au-Delà n’est pas une enviable
alternative à l’islam.
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, interdit tout simplement de faire pression sur les Croyants. La tolérance dans la foi est une valeur essentielle de l’islam (point 3 des caractéristiques des sectes).
4. Qui les dépouille de leurs biens |
4.1. Le droit à la succession Sourate 2, verset 176
"Il vous est préscrit, lorsque l’un de vous est en face de la mort, s’il laisse des biens, que le testament soit (en faveur) de ses parents et de ses proches, en bon procédé. C’est un devoir pour ceux qui craignent (Dieu)."Rédiger un testament est un devoir du musulman. L’on sait qu’une absence de testament est souvent source de discorde entre les héritiers autoproclamés. Le testament est donc un acte simple d’ordre et d’utilité publics.
Sourate 4, versets 5 à 7
"Eprouvez les orphelins jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’age de se marier, et, si vous observez en eux un esprit sain, alors remettez-leur leur fortune, et ne vous hâtez pas de la dévorer par anticipation.
Lorsqu’ils ont grandi, que celui qui est riche s’abstienne (de toucher à leurs biens). Que celui qui est pauvre en use modérément.
Lorsque vous leur remettez vos biens, prenez de témoins à cause d’eux. Mais Dieu suffira pour le compte."La protection de l’héritage de l’orphelin non adulte par son tuteur est un devoir religieux, l’utilisation autorisée (avec mesure) par le tuteur en cas de nécessité financière. Préconisation est faite au tuteur de prendre des témoins.
Sourate 4, versets 8 à 17
"Les hommes doivent avoir une portion de ce qu’ont laissé leurs parents et leurs proches. Les femmes doivent avoir (aussi) une portion de ce qu’ont laissé leurs parents et leurs proches, que cela soit peu ou beaucoup, une proportion déterminée.
Et lorsque sont présents au partage des proches, des orphelins et des pauvres, pourvoyez-les du nécessaire, et faites-leur entendre un langage raisonnable.
Que ceux qui craignent de laisser après eux une postérité faible, manifestent de bons (sentiments) à l’égard des autres ; qu’ils craignent Dieu et qu’ils parlent un langage ferme.
En vérité, ceux qui dévorent les biens des orphelins injustement, ne les dévoreront qu’en ayant le feu dans leurs entrailles : ils seront consumés dans les flammes.
Dieu vous recommande de léguer à vos enfants : pour un enfant du sexe masculin la portion de deux enfants du sexe féminin. S’il n’y a que des filles, et qu’elles soient plus de deux, elles auront les deux tiers de ce que (le père) a laissé. S’il n’y en a qu’une elle recevra la moitié. Quant au père et à la mère (du défunt), chacun aura le sixième de ce que laisse (le défunt), s’il a un fils. Mais s’il n’a pas de fils et que ses parents (ascendants) soient ses héritiers, sa mère aura le tiers ; si (le défunt) a des frères, la mère aura un sixième après le paiement des legs et des dettes du testateur. De vos parents et de vos enfants, vous ne savez pas lesquels vous sont le plus utiles. Telle est la loi de Dieu ! En vérité, Dieu est savant ; Il est sage.
A vous (hommes) la moitié de ce que vos épouses auront laissé, si elles n’ont pas eu de fils ; mais, si elles ont un fils, à vous le quart de ce qu’elles laissent, après le paiement des legs et des dettes.
A elles (vos épouses) le quart de ce que vous laisserez, si vous n’avez pas de fils ; mais, si vous avez un fils, à elles un huitième de ce que vous laissez, après le paiement des legs et des dettes.
Si quelqu’un hérite (de la propriété) d’un homme ou d’une femme, dont il n’est ni le proche (parent), ni l’enfant, et qu’il ait un frère ou une sœur, que chacun de ceux-ci ait un sixième (de la succession) ; mais s’ils sont plusieurs, ils toucheront un tiers, après le paiement des legs et des dettes.
Sans préjudice (aux héritiers). C’est là l’ordonnance de Dieu. Dieu connaît. Il est clément.
Ce sont là les commandements de Dieu. Ceux qui obéissent à Dieu et à son Apôtre, il les fera entrer dans des jardins, sous lesquels courent des ruisseaux ; ils y demeureront éternellement : c’est le plus grand bonheur."A propos de l’héritage, la société préislamique (l'époque de l'ignorance ou « Al Jâhiyliyah ») qui avait court dans la péninsule arabique à l’époque de la Révélation faisait peu de cas du droit à l’héritage, qui dépendait du bon vouloir de l’homme et était injuste. L’islam a apporté loi et justice (en donnant des droits à la femme qui n’en avait aucun jusqu’alors) à un peuple qui ne connaissait ni l’une ni l’autre. L’application de ces lois dans la société non patriarcale ni clanique de la société actuelle devrait être faite avec beaucoup de précautions et sans enlever loi et justice durement acquise dans l’histoire de chaque pays, l’égalité homme-femme notamment. En effet, l’héritage musulman donne la prédominance au Potentiel (prédisposition masculine) face à la Réceptivité (prédisposition féminine) tels qu’ils étaient lors de la Révélation coranique. Depuis, la société a évolué et les rôles et devoirs de l’homme et de la femme se confondent de plus en plus au point que « Potentiel » et « Réceptivité » se trouvent présents tous deux chez l’homme (pères célibataires avec enfants) ET chez la femme (femmes travaillant seules pour subvenir aux besoins de leur foyer). Dans une société telle que la société française, une telle distinction successorale peut trouver des arguments visant à son émancipation tout en restant fidèle au Coran (Dieu, qsE, ne fait que recommander cette inégalité, Il ne l’impose aucunement). Toujours est-il que le Coran, accordant des droits minimum à la femme dans une société où elle n’en avait pas, n’est en rien incompatible avec une société qui donne un peu plus de droits à la femme (autant qu’à l’homme) et se retrouve ainsi même en parfaite harmonie et résonance avec la morale coranique égalitaire de l’homme de la femme face à Dieu (qsE).
Néanmoins, cette société, si elle devient croyante par la Grâce de Dieu (qsE), devra tendre, à terme, vers la justice divine parfaite qui recommande à l’homme un droit à l’héritage deux fois supérieur à celui de la femme pour les raisons que nous avons données. La femme est devenue trop individualiste et se charge de fardeaux que l’homme n’assume plus toujours entièrement. Dieu (qsE) a définit les fonctions de chacun dans le couple.Sourate 4, verset 175
"Ils te demanderont une décision (sur une question de succession). Dis (-leur) : « Dieu vous donnera une décision au sujet de la parenté éloignée. » Si un homme meurt et qu’il n’ait pas d’enfant, mais s’il a une sœur, celle-ci aura la moitié de ce qu’il laisse. Lui (aussi) son héritier (si elle meurt avant lui), si elle n’a pas d’enfant. S’il y a deux sœurs, elles auront les deux tiers de ce qu’il laisse et s’il y a des frères et des sœurs, que le garçon ait la part de deux filles. Dieu vous donne là une explication claire, de peur que vous en tombiez dans l’erreur, par ce que Dieu connaît tout."La succession de celui qui n’a pas d’héritier direct assure une part de l’héritage à ses frères et sœurs.
Dire [« Hadîth »] Bukhârî (qdssl) [#6733] rapporte d’après Amir Ibn Sad Ibn Abû Waqqâs (qdssl) que son père a dit :
"« J’étais à La Mecque lorsque je faillis mourir à cause d’une maladie et lorsque le Prophète (qpssl) vint me rendre visite. « Ô Messager de Dieu ! Dis-je, j’ai une fortune considérable mais une fille pour seul héritier. Puis-je donner en aumône les deux tiers de mes biens ? – Non, me répondit-il. – Et la moitié ? – Non répliqua-t-il. – Le tiers ? – Même le tiers c’est beaucoup. Que tu laisses tes héritiers riches vaut mieux que de laissee pauvres, demandant l’aide des gens. Et, toute dépense que tu auras faite [en vue de Dieu], tu en seras récompensé, même ce que tu mets dans la bouche de ta femme. –Ô Messager de Dieu ! Demandai-je alors, resterai-je [à La Mecque] loin [du pays] de mon Hégire ? – Que tu restes après moi en faisant de bonnes œuvres, cela [t’aidera] à atteindre une place d’un plus haut degré. Et puis, peut-être que tu survivras après ma disparition afin que certains tirent bénéfice de ta personne et que d’autres en subissent des dommages. »"L’islam interdit de léguer plus d’un tiers de son héritage en aumône et le déconseille fortement.
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, régit de façon précise les règles d’héritage familial. Aucune mention n’est faite d’un quelconque don à l’Imâm qui est donc interdit tant qu’il y a des héritiers.
4.2. L'aumône ("Zakât") Sourate 2, verset 246
"Quel est celui qui veut faire à Dieu un prêt magnifique ? Il le multiplira à l’infini. Car Dieu ferme Sa main ou la tient ouverte, et c’est à Lui que vous retournerez."Donner à Dieu (qsE - c'est-à-dire selon Ses recommandations), c’est en fait prêter à Celui qui se passe de tout et le retour de cet investissement sera extrêmement profitable car Il possède tout et est Très généreux.
Dire [« Hadîth »] Bukhârî (qdssl) [#46] rapporte que d’après Abû Suhayl Ibn Mâlik (qdssl), son père rapporta avoir entendu Talha Ibn Ubayd-ul-Lâh (qdssl) dire :
"« Une fois, un Nejdite, cheveux poudreux, vint voire le Prophète (qpssl). On entendait le bruit de sa voix sans comprendre mot de ce qi’il disait. Mais une fois près [de nous], nous nous aperçumes qu’il interrogeait [le Prophète] sur l’Islam. « […] lui expliqua le Prophète (qpssl) avant de lui parler de la Taxe Sociale Purificatrice ("Zakât"). – Dois-je faire une autre [aumône légale] ? demanda le Nejdite. – Non, sauf si tu veux faire cela volontairement. » Sur ce, l’homme retourna sur ses pas en disant : « Par Dieu ! Je n’ajouterai ni retrancherai rien à cela. » Et le Prophète (qpssl) de dire : « Il réussira s’il dit vrai… »"Donner au-delà de l’aumône légale n’est aucunement une obligation en islam. Il s’agit d’un acte volontaire visant à gagner les faveurs de Dieu (qsE) pour l’Au-Delà mais aussi un acte social visant à « égaliser » le niveau de richesses dans la « Ummah ».
Sourate 74, verset 6
"Ne donne pas pour amasser !"L’aumône est donnée pour Dieu (qsE) et non pas dans l’intention de recevoir en retour.
Sourate 89, versets 18 et 19
"Pas du tout ! Mais vous n’honorez pas l’orphelin,
Et vous ne vous excitez pas les uns les autres à nourrir les pauvres,"L’incitation à améliorer le quotidient des nécessiteux est un devoir de la Communauté musulmane contrairement aux mécréants dont il est question dans ce verset.
Sourate 89, versets 20 et 21
"Et vous dévorez l’héritage (des faibles) avec votre avidité vorace !
Et vous aimez les richesses d’un amour sans borne !"L’avidité n’est pas une qualité du Croyant. Voici les qualités de l’homme pieux :
Sourate 92, versets 17 à 20
"Mais (l’homme) pieux en sera mis à l’écart [de l’Enfer],
Lui qui donne sa fortune en aumônes, pour se purifier, -
Et qui n’accorde de faveur à personne, pour (en recevoir) une récompense, -
Et seulement pour chercher la face de Son Seigneur, Le Très Haut !"Dire [« Hadîth »] Muslim (qdssl) et Nawawi (qdssl) [#289] rapportent d’après Abû Hurayra (qdssl) que le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"« Entre un dinar que tu as dépensé au service de Dieu (« Jihad »), un dinar dépensé pour affranchir un esclave (croyant), un dinar que tu as donné par charité à un indigent, et un dinar que tu as dépensé pour ta famille (sans gaspillage), le plus grand en fait de récompense, est celui que tu as dépensé pour ta famille. »"Sourate 9, verset 60
"Les aumônes sont seulement pour les pauvres et les nécessiteux, et pour ceux qui travaillent pour elles, et pour ceux dont les cœurs ont été gagnés [sont à gagner à l’islam], et pour ceux qui sont captifs, et pour ceux qui ont des dettes et pour ceux qui sont dans le sentier de Dieu, et pour les voyageurs. C’est un ordre de Dieu. Dieu est savant ; Il est sage."Les aumônes sont donc pour :
1. Les pauvres ;
2. Les nécessiteux ;
3. Les percepteurs de l’aumône (comme salaire) ;
4. Racheter la liberté des prisonniers / esclaves et les libérer ;
5. Ceux que les musulmans considèrent « bons » et à qui ils veulent montrer la générosité de l’islam ;
6. Les musulmans endettés ;
7. Les combattants sur la voie de Dieu ;
8. Les voyageurs.Sourate 59, verset 7
"Ce que Dieu a donné comme butin à Son Apôtre, (des biens) du peuple de (diverses) cités, appartient à Dieu et l’Apôtre, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs ; il ne doit rien en revenir aux gens riches parmi vous ! Prenez donc ce que l’Apôtre vous donne, et renoncez à ce qu’il vous refuse. Et craignez Dieu ! En vérité Dieu est terrible dans la punition !"Les butins, que les Savants considèrent qu’il faut les gérer commes des aumônes, ne doivent pas servir à subvenir aux riches qui détiennent le pouvoir (dynasties Ummeyades et Abbassides et autres qui ont suivies et celles qui existent encore). Ces deux ressources de l’autorité musulmane doivent servir à masquer les inégalités financières dans la « Umma » afin de montrer à Dieu (qsE) que nous avons compris le sens du mot « partage » et la notion de Comunauté qui agit comme un seul corps.
Les biens de l’aumône sont les biens des musulmans et non pas de celui qui les récolte et les redistribue.Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, ne demande pas de donner toutes ses économies à l’autorité religieuse mais seulement une partie limitée de ses revenus. Et ce prélèvement ne doit pas servir à enrichir ni payer un quelconque salaire à l’Imâm mais à participer au bon fonctionnement de la Religion (Mosquée, Madrassa) et à être redistribuée aux nécessiteux selon l’esprit fraternel de l’islam. La dépense de proximité pour la famille ayant la plus haute récompense auprès de Dieu (point 4 des caractéristiques des sectes).
5. Qui provoque des suicides collectifs |
sujet traité dans Actualités | L'islam contre le terrorisme [...].
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, interdit, sans aucune exception, le suicide autant individuel que collectif.
6. Qui provoque des attentats |
sujet traité dans Actualités | L'islam contre le terrorisme [...].
Nous voyons donc que l’islam, contrairement aux sectes tant décriées dans la presse, l’islam a clairement interdit toute forme de terrorisme et d’attentats.
Et Dieu est plus savant ["Wa Allâhu A‘lam"].
Ô mon Dieu ! Tu nous a montré la Voie de la Rectitude avec cette Science, guide-nous et assiste-nous en nous en facilitant son suivi et son application ! Car Tu es "al-Hâdî" - Le Guide en dehors de Qui il n'y a point de guide.
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
Notes :
*
Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et
retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte
en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le
salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"] ;
2. qpsseux - Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté
["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt
- Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"] ;
9. qdssellest
- Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"] ;
10. qdlsc - Que
Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"] ;
11. qdlfm - Que Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh ‘alayhi"]
;
12. qmdssl - Que
la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la paix ["‘Alayhim salam"].