navigation : | Actualités | Le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] aux temps du Prophète (qpssl), règles d'engagement aujourd'hui |
Le Combat sur la Voie de Dieu (qsE)
["Djihâd fî-sabîli Llâh"]
aux temps du Prophète (qpssl),
règles d'engagement aujourd'hui
Au nom de Dieu le Très
Miséricordieux, le Compatissant - Louange à Dieu le Maître
des Mondes |
Bismillâh Ir-Rahmân Ir-Rahîm
- Al hamduli-llâhi rabbi-l‘âlamîn Subhâna Llâhi, wa l-hamdu li Llâhi, wa lâ ilâha illâ Llâhu, wa Allâhu akbar - Lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâhi ! Allâhumma salli ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kama sallayta alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma Innaka Hamidun Madjid Wa bârik ‘alâ Muhammadin wa ‘alâ âli Muhammadin kamâ barakta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âli Ibrâhîma Innaka Hamidun Madjid « Rabbi ghfir lî wa tub ‘alayya. Innaka anta ttawwâbu-l-ghafûr. » |
Salutations et paix sur vous ainsi que la Miséricorde de Dieu,
"As-Salam ‘Alaykum Wa Ramatullâhi Wa Barakatuh,"
Le Coran, traduit de l'Arabe par Edouard MONTET avec un découpage des versets coraniques selon la Lecture de Warch.
Voici le vrai Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"], tel qu'on aimerait le voir pratiqué par les musulmans à la place de leur terrorisme emplit de haines et de désobéissances à Dieu (qsE).
Cheikh Abû al-A‘lâ
al-Mawdûdî (qdlfm) [1903-1979
ap. J.C.] dit dans son livre "Comprendre
l'Islam" ,
p 165 :
"273. Le plus grand sacrifice pour la cause
de Dieu est le Djihâd, car là l'homme sacrifie non seulement sa
vie et ses biens pour la cause de Dieu, mais il détruit aussi ceux des
autres. Mais comme il déjà été dit, l'un des principes
de l'Islam est que nous subissions un moindre mal pour nous sauver d'un plus
grand malheur. Peut-on comparer la perte de quelques vies humaines
-de plusieurs milliers ou même davantage à la limite- avec la calamité
que serait pour l'humanité la victoire du Mal sur le Bien, et de l'athéisme
agresseur sur la Religion de Dieu ? Ce serait décidément
une bien plus grande perte et une plus grande calamité, car il en résulterait
non seulement que la Religion de Dieu serait abolie, mais encore que le monde
deviendrait aussi un royaume de l'immoralité et de perversité
et que la vie serait gâchée de l'intérieur comme de l'extérieur.
Pour éviter ce plus grand mal, Dieu nous a, par conséquent, commandés
de sacrifier nos vies et nos biens pour Son plaisir. Mais
en même temps Il a interdit toute effusion de sang inutile, d'attaquer
les vieillards, les femmes, les enfants, les malades et les blessés.
Son ordre est de se battre seulement contre ceux qui se dressent pour combattre.
Il nous enjoint de ne pas provoquer de destructions inutiles même sur
le territoire de l'ennemi et de traiter les vaincus avec justice et honneur.
Il nous a donné l'instruction de respecter les accords passés
avec l'ennemi et d'arrêter de combattre quand ils s'arrêtent, ou
s'ils suspendent leurs activités anti-islamiques. Ainsi l'Islam
ne permet que le minimum de sacrifices de la vie, des biens et des droits d'autrui
dans l'accomplissement de nos devoirs envers Dieu. Il désire établir
un équilibre entre les diverses exigences de l'homme, et adapter les
droits et les obligations de manière à ce que la vie soit enrichie
par les mérites et les réalisations les plus élevées."
Hommage : Ce qui suit est dédié aux
meilleurs parmi les musulmans qui, depuis le début de l'islam jusqu'à
la Fin des Temps, auront sacrifié leurs biens et leurs vies afin de préserver
la Religion de Dieu (qsE), afin d'élever Sa Parole
au-dessus des 7 Cieux, maintenir la Lumière de la Vérité
au-dessus de l'obscurité de l'ignorance et protéger le mode de
vie voulu par le Seigneur des Mondes pour les meilleures parmis Ses créatures
des Hommes et les Djinns, ainsi que leurs biens, leurs honneurs et leurs vies.
Pour que la Justice éclairée brille toujours au moins en un endroit
de cette Terre et emplisse les Croyants d'espoir et de courage afin de supporter
les épreuves de ce Bas-Monde ["ad-Dunyâ"] empli de l'injustice
des ignorants manipulés par Satan (qmdssl) le maudit.
Que Dieu (qsE) agréé leur sacrifice et les
accepte à la place d'honneur qui leur est réservée sous
le Trône sublime.
Sourate 18, verset 50
"Rappelle-toi lorsque Nous avons dit aux
Anges : "Prosternez-vous devant Adam !" Ils se sont tous prosternés
à l'exception de Satan, qui était du nombre
des Djinns et qui refusa d'obéir à l'ordre de son Seigneur. Allez-vous
le prendre, ainsi que sa descendance, pour maîtres
en dehors de Moi, alors qu'ils sont vos ennemis mortels
? Quel détestable échange pour les pervers !"
Nous, musulmans, déclarons aussi la guerre à Satan (qmdssl)
le maudit (et promis à la Défaite et à l'humiliation éternelle
par Son Seigneur), ses rejetons démoniaques et tous ceux parmi les Hommes
ou les Djinns qu'ils auront pu, par Volonté et Justice divines, monter
contre les musulmans de deux Mondes (celui des Hommes et le monde caché
des Djinns) et guidés afin de vouloir éteindre la Lumière
de Dieu (qsE) par les armes. Contrairement à ces lâches
ignares, nous suivons strictement les pures règles de combat édictées
par les Créateur des Cieux et de la Terre pour que la beauté de
la Vérité soit toujours la plus élevée avec la plus
grande fermeté et que la laideur du mensonge soit visible en plein jour
à la face des Hommes et des Djinns et pour guider ceux que Dieu (qsE)
aura bien voulu guider par le courage, l'abnégation et le bon comportement
des Mudjahiddines (qdsseuxt).
Ô Seigneur ! Donne le savoir des règles du Combat sur la Voie de
Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"]
et le courage aux Combattants sur Ta Voie ["Mudjahiddines"] (qdsseuxt)
afin qu'ils puissent remplir leur mission dans Ta satisfaction la plus complète.
Il s'agit de résumés de la Biographie ["Sîra"] du Prophète (qpssl), et plus précisément du livre "Le Nectar cacheté ['ar-Raheeq al-Makhtum']" du Cheikh Safi ar-Rahmân al-Mubarakfawri ayant remporté le premier prix mondial au concours organisé en 1399 H (1979 ap. J.C.) par la Ligue Mondiale Islamique sur le sujet. Traduit de l'Arabe par Cheikh GUEYE aux éditions Daroussalam (références ici).
Sourate 24, versets 54 à
57
"Dieu promet à ceux d'entre
vous qui croient et qui font le bien, qu'Il leur donnera la succession
dans le pays, comme Il avait donné la succession à ceux
qui étaient avant eux, et qu'Il établira pour eux leur religion
qu'il Lui a plu (de fixer) pour eux, et qu'Il leur donnera en échange,
au lieu de leur frayeur, la confiance. « Ils m'adorent, dit Dieu
; ils ne M'associent rien. » Mais (quant à) celui qui, après
cela, ne croit pas, ceux-là sont (du nombre) des pécheurs.
Soyez donc assidus à la Prière, donnez des aumônes et obéissez
au Messager ; peut-être obtiendrez-vous (alors) la Miséricorde
(divine).
Ne pense point que ceux qui ne croient pas puissent s'opposer
à l'autorité de Dieu sur terre. Le Feu sera leur refuge.
Quelle mauvaise destination."
Sommaire |
Introduction
;
1. Les reconnaissances ["Sariyya"]
et expéditions ["Ghazwa"] avant la bataille de Badr ;
2. La bataille de Badr [vendredi 17 Ramadân
(09) 2 H] : la victoire ;
2.1. L'avant-Badr
<à venir Incha Allâh> ;
2.2. Les préparatifs
de la veille <à venir Incha Allâh>
;
2.3. Les 3 duels <à
venir Incha Allâh> ;
2.4. La bataille <à
venir Incha Allâh> ;
2.5. Les 14 martyrs musulmans
de la bataille de Badr ;
2.6. Les pertes mecquoises
;
2.7. Le partage du butin
et le traitement des prisonniers : le début de la leçon divine
;
3. Les leçons de la bataille de Badr
;
4. L'entre Badr et Uhud <à
venir Incha Allâh> ;
5. La bataille de Uhud [samedi 7 Shawwâl
(10) 3 H] : statuquo <à venir Incha Allâh>
;
6. Les leçons de la bataille d'Uhud
;
7. L'entre Uhud et Khandaq <à
venir Incha Allâh> ;
8. La bataille de Khandaq [Shawwâl (10)
5 H] : Le siège brisé <à venir
Incha Allâh> ;
9. Les leçons de la bataille de Khandaq
<à venir Incha Allâh> ;
10. L'entre Khandaq et "Fath Makka"
<à venir Incha Allâh> ;
10.1. Le siège
de Banû Qurayda ;
10.1.1.
Sur le plan de la morale et de la défense de l'Etat ;
10.1.2.
Sur le plan de la Foi musulmane ;
11. La ‘Umra et le Pacte d'Hudaybiyya
[Dhul al-Qi‘dah (11) 6 H] <à venir
Incha Allâh> ;
12. Les implications du pacte de paix avec
les non-musulmans <à venir Incha Allâh>
;
13. La bataille de Khaybar [Muharram (01)
7 H] <à venir Incha Allâh>
;
14. Les leçons de la bataille de Khaybar
<à venir Incha Allâh> ;
15. L'expédition de Mu‘ta [Djumâda
al-Awal (05) 8 H] <à venir Incha Allâh>
;
16. Les leçons de l'expédition
de Mû‘ta ;
17. La victoire de La Mecque "Fath Makka"
[20 Ramadân (09) 8 H] <à venir
Incha Allâh> ;
18. Les implications de la prise pacifique
de La Mecque <à venir Incha Allâh>
;
19.
L'entre "Fath Makka" et Hunayn <à
venir Incha Allâh> ;
20. La bataille de Hunayn [Shawwâl
(10) 8 H] : La quantité ne suffit pas <à
venir Incha Allâh> ;
21. Les leçons de la bataille de Hunayn
<à venir Incha Allâh> ;
22. La bataille de Tâ‘if [Shawwâl
(10) 8 H] <à venir Incha Allâh>
;
23. Les leçons de la bataille de Tâ‘if
<à venir Incha Allâh> ;
24. L'expédition de Tabûk [Radjab
(07) 9 H] <à venir Incha Allâh>
;
25. Les leçons de l'expédition
de Tabûk <à venir Incha Allâh>
;
26. Le Djihâd en islam et l'antisémitisme
;
27. Les règles du Combat sur la Voie
de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] en
islam ;
27.A. Le Djihâd
qui est obligation pour une partie (nommée) de la Communauté seulement
["Fardh Kifâyah"] <à venir
Incha Allâh> ;
27.A.1.
L'Appel à ce type de Djihâd est l'exclusivité de l'Imâmat
<à venir Incha Allâh> ;
27.A.2.
Les conditions que doit remplir le Combattant sur le Chemin de Dieu ["Mudjahid"]
pour pouvoir répondre à cet Appel <à
venir Incha Allâh> ;
27.A.3.
La cause du combat n'est pas la mécréance de l'ennemi mais son
agressivité ;
27.A.3.1.
L'avis minoritaire qui pense que la cause est la mécréance de
l'ennemi ;
27.A.3.2.
L'avis majoritaire qui pense que la cause est l'agressivité de l'ennemi
;
27.B. Le Djihâd
qui est obligation inviduelle ["Fardh ‘Aïn"] <à
venir Incha Allâh> ;
27.B.1.
Définition du pays d'islam ["Dar al-Islam"] ;
27.B.2.
Définition de la Communauté musulmane ["Umma"] ;
27.B.3.
Définition du régime de pouvoir islamique ["Imâmat"]
;
27.B.4.
La défense d'un pays d'islam envahi par l'ennemi est un devoir pour toute
la Communauté musulmane <à venir Incha
Allâh> ;
27.C. Les conditions
de l'établissement d'un traité de paix entre musulmans et non
musulmans <à venir Incha Allâh>
;
27.1. Avoir une intention
pure : élever la Parole de Dieu (qsE), c'est à dire appeler à
l'islam <à venir Incha Allâh>
;
27.2. Ne pas délaisser
la Prière même au combat <à
venir Incha Allâh> ;
27.3. Ne pas jeûner
afin d'être plus fort <à venir Incha
Allâh> ;
27.4. Obtenir l'autorisation
parentale pour le Djihâd qui est obligation pour une partie (nommée)
de la Communauté seulement ["Fardh Kifâyah"] <à
venir Incha Allâh> ;
27.5. L'obéissance
au Gouverneur <à venir Incha Allâh>
;
27.6. Ne tuer ni femme,
ni enfant, ni vieillard <à venir Incha Allâh>
;
27.7. Ne pas utiliser
le feu pour tuer <à venir Incha Allâh>
;
27.8. Ne pas tuer le
mécréant dont un musulman s'est porté garant <à
venir Incha Allâh> ;
27.9. Les 3 conditions
nécessaires pour pouvoir tuer un bouclier humain musulman utilisé
par l'ennemi (perte collatérale autorisée) <à
venir Incha Allâh> ;
27.10. Défendre
la justice et protéger la vie <à venir
Incha Allâh> ;
27.11. Répondre
à la demande d'assistance des Gens du Livre opprimés pour leurs
pratiques religieuses <à venir Incha Allâh>
;
27.12. Défendre
la Terre musulmane, ses biens, sa vie et celle des siens <à
venir Incha Allâh> ;
27.13. La notion de
guerre préventive <à venir Incha Allâh>
;
27.14. Ne pas s'allier
aux non-musulmans sauf quand les musulmans sont incapables d'appliquer la justice
eux-mêmes <à venir Incha Allâh>
;
27.15. Rétablir
l'islam en combattant les musulmans qui ont délaissé un des Piliers
de l'islam <à venir Incha Allâh>
;
28. La récompense du Combattant sur
le Chemin de Dieu ["Mudjahid"] et du Martyr ["ach-Chahîd"]
auprès de Dieu (qsE) <à venir Incha
Allâh> ;
28.1. Les garde-frontières
du pays musulman <à venir Incha Allâh>
;
28.2. Les services de
renseignement musulmans <à venir Incha Allâh>
;
28.3. Les Combattants
sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Mudjahiddines"] <à
venir Incha Allâh> ;
28.4. Le Martyr ["ach-Chahîd"]
<à venir Incha Allâh> ;
28.5. Les conditions
de validité du Martyr ["ach-Chahîd"] <à
venir Incha Allâh> ;
29. La punition de celui qui délaisse
le Djihâd ;
30. Le Djihâd au XXIème
siècle, organisation et commandement ;
30.1. La défense
du pays d'islam est du devoir des chèfs d'Etats (Gouverneurs) musulmans
et de leurs armées ;
30.2. Les opérations
multinationales nécessitent une nouvelle organisation ;
30.3. L'exemple de Cheikh
Hasan al-Bannâ (qdssl) et les causes de l'échec des Frères
Musulmans ;
Conclusion ;
Guerres
de Religion et l'islam.
Introduction |
Face à l'ignorance des pseudos "Djihâdistes" d'aujourd'hui, nous avons commencé par dénoncer leurs innovations dans Actualité | L'Islam, en guerre contre le terrorisme [...]. Il apparait maintenant utile et vital de montrer ce qu'est le véritable Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] (qsE), ses conditions, ses règles et les causes qui l'ont rendu possible, nécessaire et qui ont mené la meilleure des générations musulmanes à sacrifier sa vie dans des combats, parfois désespérés, souvant perdus d'avance, mais toujours menés pour élever la Parole de Dieu (qsE) face à l'injustice et à l'ignorance. Cette génération nous a montré l'exemple, guidée par le meilleur des hommes jamais créé que ce soit avant cette époque bénie ou que ce soit jusqu'à la fin des temps : le Prophète Mohammed (qpssl), élu de Dieu (qsE), Imâm des prophètes (qpsseux), afin de véhiculer Son Message ultime à l'humanité : le Saint Coran ET la Sagesse (sa Sunna parfaite).
Dire [« Hadîth
»], Bukhârî (qdssl) [#3650] rapporte
d'après ‘Imrân Ibn Husayn (qdssl),
le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"« Les meilleurs de ma Nation
sont ceux de ma génération, puis viennent ceux qui viendront
après eux, puis ceux qui suivent ces derniers (‘Imrân
(qdssl) : Je ne sais pas
s'il compta ou non une ou deux générations après
la sienne).
Après vous il y aura des gens qui [aiment] à se présenter
pour témoigner sans que cela ne leur soit demandé ; ils trahiront
et on ne pourra leur faire confiance ; ils feront des voeux qu'ils
ne respecteront pas ; la corpulence apparaîtra parmi eux. »"
Le meilleur moyen, semble-t-il, est donc de puiser cette Science directement à sa source la plus pure : la Sunna du Prophète Mohammed (qpssl). Nous feront ainsi exploser les préjugés, renaître la flamme de la vérité et étouffer l'obscurité de l'ignorance, seule responsable de l'état désastreux de la Communauté musulmane ["Umma"] de nos jours.
Sourate 4, verset 174
"Ô vous hommes ! Une preuve vous est venue
de votre Seigneur, et Nous vous avons révélé une
lumière évidente. Quant à ceux qui croient en Dieu
et qui cherchent protection auprès de Lui, Il les fera entrer dans (le
sein) de la Miséricorde (qui vient) de Lui, et (dans le sein) de (Sa)
Grâce, et Il les guidera vers Lui-même par un chemin
droit."
Sourate 24, verset 35
"Dieu est la lumière des
Cieux et de la Terre. Sa lumière est comme une niche dans un mur,
où (se trouve) une lampe ; et la lampe est dans un verre et le verre
est comme une étoile brillante. Elle est allumée (avec l'huile)
d'un arbre béni, un olivier, qui n'est ni d'orient
ni d'occident ; et cette huile est allumée et (l'éclat
de sa lumière) brille, sans que le feu n'y ait été mis.
C'est lumière sur lumière ! Dieu guide vers Sa lumière
qui Il veut. Et Dieu propose aux hommes des paraboles ; car Dieu connaît
toutes choses."
Sourate 61, verset 8
"Ils veulent éteindre de leurs bouches
la lumière de Dieu, alors que Dieu parachèvera
Sa lumière en dépit de l'aversion des mécréants."
Sourate 2, verset 216
"Il vous est prescrit de combattre,
et cette prescription, vous l'avez en horreur. Mais il se peut que vous ayez
de l'aversion pour une chose qui constitue pourtant un bien pour vous
; il se peut que vous en chérissiez une autre, alors qu'elle constitue
un mal pour vous. Dieu le sait, vous ne le savez pas."
1. Les reconnaissances ["Sariyya"] et expéditions ["Ghazwa"] avant la bataille de Badr |
L'arrivée triomphale des rescapés musulmans à Médine, persécutés qu'ils étaient par leurs propres compatriotes mecquois pour la seule raison de la proclamation de leur foi en un Dieu Unique et leur désir de prier devant le Temple de la Ka‘ba, construit plus de 25 siècles plus tôt par les prophètes Abraham et Ismaël (qpsseux), marque le début du premier Etat musulman de l'histoire. Ils furent accueillis dans une cité dont les coeurs furent gagnés à Dieu (qsE), notamment par l'intermédiaire du célèbre compagnon Mus‘ab Ibn ‘Umayr (qdssl) : Yathrib qui prendra alors le nom de la Cité du Prophète ["Medinat ur-Rasul"], plus communément connue sous le nom de Médine "l'illuminée", capitale de l'Etat musulman pendant les 40 premières années de ce dernier !
Chef d'Etat, Général, Guide spirituel, Juge
Suprême, le Prophète (qpssl), après
avoir construit les deux premières mosquées de l'islam à
Quba (banlieue de Médine) puis Médine même, établit
une Constitution
[...] engageant musulmans et non musulmans à défendre une
cité qui garantit les droits et devoirs de chacuns, enverra plusieurs
(4) détachements de reconnaissance ["Sariyya"] et dirigera
lui-même plusieurs (4) expéditions ["Ghazwa"] avant la
fameuse et historique première bataille de l'islam : la Bataille de Badr.
Leur objectif était, autorisation divine de se défendre
ayant été donnée par Révélation, :
3 "Sariyya", 4 "Ghazwa" puis finalement 1 dernière "Sariyya" mèneront finalement les musulmans, pourtant désireux de faire la paix avec les mecquois, dos au mur face à leur destin au puit de Badr. Les musulmans, chassés de La Mecque, avaient perdu tous leurs biens mobiliers et immobiliers, saisis ou détruits, d'une manière arbitraire par les Mecquois. On comprend alors aisément qu'il n'était que justice que les musulmans de Médine prélèvent "de force" des biens équivalents sur les caravanes quraychites passant sur leur territoire. La profonde sagesse de la Loi du Talion, édictée plus tôt par Dieu (qsE) dans la Bible était commandait à être appliquée. Aujourd'hui, les accords internationnaux légalisent les taxent douanières de tout pays souverain. Hier, à l'époque de la Révélation, l'Arabie n'avait aucun gouvernement, ni royauté autoritaire et légiférante. La loi du plus fort était de mise dans une société clanique où la razzia était monnaie courante. Installés à Médine, les faibles musulmans d'hier, devenaient maintenant assez forts pour pouvoir rêver de rétablir une injustice bien réélle dont ils avaient été victimes.
"Sariyya"/"Ghazwa" Date |
Nom | Lieutenant gérant Médine |
Emir | Effectifs musulmans |
Objectifs |
Sariyya #1
Ramadân 1 H |
Sayf al-Bahr
|
-
|
Hamza Ibn ‘Abd el-Muttalib (qdssl) |
30
|
Malgré la rencontre d'une caravane 300 quraychites, aucun combat n'eut lieu. |
Sariyya #2
Shawwâl 1 H |
Râbigh
|
-
|
Ubayda Ibn al-Harith Ibn ‘Abd el-Muttalib (qdssl) |
60
|
Rencontre d'une caravane 200 quraychites, quelques flèches échangées sans blessé, deux transfuges en profitent pour rejoindre les musulmans. |
Sariyya #3
Dhul al-Qi‘dah 1 H |
al-Kharrâr
|
-
|
Sâd Ibn Abû Waqqâs (qdssl) |
20
|
La caravane quraychite visée s'échappe. |
Ghazwa #1
Safar 2 H |
al-Abwâ / Waddân
|
Sâd Ibn Ubayda (qdssl) | Le Prophète (qpssl) |
70
|
la caravane quraychite visée s'échappe, un pacte est traité avec les Beni Damorah. |
Ghazwa #2
Raby‘ al-Awal 2 H |
Buwât
|
Sâd Ibn Mu‘âdh (qdssl) | Le Prophète (qpssl) |
200
|
La caravane quraychite visée d'Umayya Ibn Khalaf s'échappe. |
Ghazwa #3
Raby‘ al-Awal 2 H |
Safwân
|
Zayd Ibn Hâritha (qdssl) | Le Prophète (qpssl) |
70
|
L'opération punitive contre les brigands mecquois, dirigés par Karz Ibn Djâbir al-Fihri, ayant sévi contre des troupeaux médinois ratte les fuyards au puit de Badr. |
Ghazwa #4
les 2 Djumâda 2 H |
Thil-Achira
|
Abû Salama Ibn ‘Abd el-Asad (qdssl) | Le Prophète (qpssl) |
150-200
|
La caravane quraychite visée d'Abû Sufyân s'échappe en direction de la Syrie. Son voyage de retour sera la cause de la bataille de Badr. Aussi surnommée Badr I. |
Sariyya #4
Rajab 2 H |
Nakhla
|
-
|
‘‘Abd Allâh Ibn Djahch (qdssl) |
12
|
Envoyée en reconnaissance espionner une caravane quraychite durant le mois sacré de Radjab, les musulmans tuent néanmoins un quraychite et font deux prisonniers. Le Prophète (qpssl) condamnenera cet acte, libérera les deux prisonniers et paiera le prix du sang pour le mort. |
Nous voyons donc que la pression économique, selon les standards arabes de l'époque, consistait à tenter de faire un embargo sur les quraychites passant sur les routes commerciales voisines de Médine et non de tuer leurs oppresseurs d'hier. Le drapeau musulman, lors de ces 8 expéditions, sera blanc. La haine de ces derniers les ménera à venir faire "razzia" (pillage) aux alentours de Médine, ce qui déclanchera la 3ème "Ghazwa". Les musulmans, néanmoins soucieux de leur relations pacifiques (mais économiquement fermes) avec La Mecque, rachèteront (selon les standards de l'époque) et s'excuseront de l'erreur commise lors de la 4ème "Sariyya" par les musulmans. (pourtant excusés par une Révélation :)
Sourate 2, verset 217
"Ils t'interrogeront sur le mois sacré,
(s'il faut) combattre dans ce (mois) est grave. Mais éloigner
de la Voie de Dieu, ne pas croire en Lui ni dans la Mosquée Sainte, détourner
son peuple de Lui est plus grave pour Dieu [...]"
L'arrêt de Dieu (qsE), et Sa Sagesse infinie, voudront que, malgré toutes ces expéditions, les musulmans ne rencontrèrent qu'une seule fois les polythéistes mecquois et cela après que ces derniers aient une fois de plus été les agresseurs (déclanchant la 3ème "Ghazwa"). Cela donnera aux musulmans une légitimité divine supplémentaire dans leur "Djihâd" juste à venir.
2. la bataille de Badr [vendredi 17 Ramadân (09) 2 H] : la victoire |
Vexés de l'influence de ceux qu'ils oppressaient
hier, les mecquois mèneront une véritable armée en direction
de ceux qui osaient s'opposer à leur fière et toute puissance
commerciale, menaçant leur précieuse et orgueilleuse caravane.
Une fois la caravane mise en lieu sûr, l'armée belliqueuse continue
néanmoins son chemin oppresseur, soucieux de punir les audacieux musulmans.
Dieu (qsE) dans son Ominscience (car Il est Le
Savant ["al-'Alim"] ),
fera alors changer par Son Prophète (qpssl), le
drapeau des musulmans en noir,
changeant le statut du Djihâd : la Guerre est désormais
déclarée aux injustes qui, non contents de voir leurs biens à
l'abri, prennent les armes pour tuer les porteurs de Vérité et
de justice.
Le destin ménera les deux armées face à face au Puit de
Badr, l'enjeux de départ (la caravane, maintenant bien loin à
l'abri) n'est plus l'objectif ni pour l'une ni pour l'autre. Les Quraychites
veulent désormais annihiler l'islam naissant et les musulmans
mènent une lutte désespérée
(à 1 contre 3) pour leur survie et pour élever
la Voix de Dieu (qsE), menacée de s'éteindre
par les armes des injustes.
2.1. L'avant-Badr Au mois de
2.2. Les préparatifs de la veille
2.3. Les 3 duels
2.4. La bataille Muslim 2027
2.5. Les 14 martyrs musulmans de la bataille de Badr Ils étaient 6 Emigrés mecquois ["Muhadjîrun"] :
- ‘Ubayda Ibn el-Hârith Ibn el-Muttalib (qdssl) ;
- ‘Umayr Ibn Abû Waqqas Ibn Uhayb (qdssl) - frère de Sâd Ibn Abû Waqqas (qdssl) ;
- Dhu ech-Chimalayne Ibn ‘abdy ‘Amr Ibn Nadla (qdssl) ;
- ‘Aqil Ibn el-Bukayr (qdssl) ;
- Midja‘ (qdssl), l'esclave de ‘Umar Ibn al-Khattâb (qdssl) ;
- Safwân Ibn Bayda‘ (qdssl) ;
et 8 Résidents médinois ["Ansârs"] :
- Sa‘d Ibn Khaychama (qdssl) ;
- Mubachchir Ibn 'adbû al-Mundir (qdssl) Ibn Zanbar ;
- Yayd Ibn el-Hârith dit "Ibn Fushhum" (qdssl) ;
- ‘Umayr Ibn el-Humam (qdssl) ;
- Râfi el-Mu‘allâ (qdssl) ;
- Hâritha Ibn Surâqa Ibn al-Harith (qdssl) ;
- ‘Awf (qdssl) - fils de ‘Afra‘ ;
- et son frère Mu‘awwad Ibn al-Hârith Ibn Rifâ‘a (qdssl) - fils de ‘Afra‘ ;
2.6. Les pertes mecquoises 70 morts et 70 prisonniers. Si ce bilan peut paraître modéré, il eut en fait un terrible impact sur le moral des Mecquois car leurs principaux attiseurs de haine contre l'islam comptaient parmi les victimes mais aussi parmi les plus nobles de Quraych.
2.7. Le partage du butin et le traitement des prisonniers : le début de la leçon divine Le Prophète (qpssl) consultat ses compagnons afin de savoir quoi faire de ces prisonniers. Ils divergèrent sur le sujet, l'avis de les exécuter de ‘Umar Ibn al-Khattâb (qdssl) fut rejeté, l'avis de les rançonner d'Abû Bakr as-Siddiq (qdssl) fut suivi. Plus tard Dieu (qsE) révélera des versets critiquant le choix du Prophète (qpssl). D'aucun seraient tentés de dire que le Prophète (qpssl) ce serait trompé. Or l'autorisation du butin avait déjà été légiférée exceptionnellement à la Communauté musulmane, à l'exclusion des autres communautés de Croyants qui les ont précédé. Ce ne fut en fait qu'un début d'éducation des Croyants qui ne verra ses fruits porter que bien des années plus tard, après d'autres leçons comme celles de Uhud, de Khandaq, de Hunayn... Cette décision devait être prise afin de faire naître le remords et la culpabilité liés à ce choix dans le coeur des Croyants.
Cheikh Mohammed al-Ghazâlî (qdlfm)
dit dans son livre "Fiqh as-Sîra"
pp 170 à 172 :
"Parmi les attitudes blâmables, il y eut leur ruée sur le butin après la victoire ; chaque groupe essayant de s'en saisir à l'exclusion des autres. Dire ["Hadîth"], Ahmad Ibn Hanbal et al-Hâkim (qdsseux2) [authentifié par al-Albânî -qdlfm] rapportent d'après ‘Ubâda as-Sâmit (qdssl) : "J'ai participé avec le Prophète (qpssl) à la bataille de Badr. Dieu y a vaincu l'ennemi. Alors qu'un groupe le poursuivait et le combattait, un autre fut préoccupé par la collecte du butin et un troisième groupe entourait le Prophète (qpssl) pour le protéger contre toute surprise éventuelle de l'ennemi. La nuit, après le rassemblement de tous les hommes, ceux qui avaient amassé le butin dirent : c'est nous qui avons défendu ce butin, il ne revient donc à personne d'autre. Ceux qui avaient poursuivi l'ennemi dans sa débandade dirent : Vous n'y avez pas plus droit que nous ; nous en avons éloigné l'ennemi et nous l'avons vaincu. Ceux qui escortaient le Prophète (qpssl) dirent : Nous assurions la garde du Prophète (qpssl) de peur que l'ennemi ne l'attaquât à l'improviste. Alors Dieu révéla ce verset {Coran 8, verset 1 - Ils t'interrogent sur le butin. Dis : le butin appartient à Dieu et à Son Messager. Craignez Dieu donc et réformez vos rapports mutuels, et obéissez à Dieu et à Son Messager si vous êtes Croyants.} Le Messager procéda alors au partage du butin entre les musulmans."
Ces conflits regrettables étaient générés par la grande misère où s'étaient trouvés les Emmigrants et les Résidents médinois. Le Prophète (qpssl) observait les aspects de cette misère désolante au moment où ses hommes quittaient Médine à destination de Badr. Il en était profondément touché et pria Dieu (qsE) de soulager leur désarroi.
D'après ‘Abd Allâh Ibn ‘Umar (qdssl) : Le Messager de Dieu (qpssl) sortit le jour de Badr à la tête de trois cent quinze hommes. Arrivé à Badr, il dit : "Ô mon Dieu ! Ils sont affamés, rassasie-les ; ils sont pieds nus, porte-les ; ils sont nus, vêtis-les." Dieu leur apporta la victoire à Badr, et à leur retour, tout un chacun revenait avec une ou deux charges ; ils se vêtirent et assouvirent leur faim.
Quand la faim et le manque sévissent, ils laissent d'horribles cicatrices sur l'âme et mènent la pensée à des manoeuvres tortueuses avilissantes. Toutefois, si ces crises mettant à l'étroit importunaient et irritaient tant le commun des musulmans qu'ils revendiquaient publiquement la nourriture et le vêtement pour eux-mêmes et pour leurs familles, les illustres Croyants se doivent de se retenir de manifester les sentiments de besoins impérieux et se disputer quoi que ce soit.
C'est cette bienséance qui fut à l'origine du reproche fait aux Musulmans au début de la Sourate traitant de la bataille de Badr.
En effet, l'élite parmi les hommes doit donner l'exemple aux autres ; si sa morale est affectée par les revers de la vie au point de se répercuter sur son comportement, il risque de s'ensuivre un dérapage, de la masse vers le chaos.
Les Allemands dans la Première Guerre Mondiale et les Anglais dans la Seconde ont enduré les affres et les tourments de la faim parce que leurs chèfs ont fait preuve de patience.
Dieu (qsE) reprocha sévèrement aux musulmans leur attitude vis-àvis des prisonniers : La volonté de les garder pour tirer parti de leur rançon l'emportait sur l'option envisageant le Talion pour leurs turpitudes passées, pour qu'ils servent d'exemple pour leurs contemporains et pour leurs descendants et pour en faire un avertissement pour ceux qui craignent Dieu (qsE).
Dire ["Hadîth"], Muslim (qdssl) rapporte que : Le Messager de Dieu demanda l'avis d'Abû Bakr, de ‘Umar et de ‘Alî. Abû Bakr lui dit : "Messager de Dieu ! Ce sont des cousins, des frères et notre clan ; je te proposes de les rançonner ; ce que nous percevrons nous servira d'appui contre les négateurs, puis, peut-être Dieu les guidera-t-il et ils seraient notre renfort ?" Le Messager de Dieu (qpssl) demanda : "Qu'en penses-tu Ibn al-Khattâb ?" Il répondit : "Je ne suis pas du même avis qu'Abû Bakr. Laisse-moi plutôt disposer d'UnTel -proche de ‘Umar- je lui trancherai la tête ; permets à ‘Alî de trancher celle de ‘Aqîl Ibn Abû Tâlib, et à Hamza de couper celle de son frère ; afin que Dieu sache qu'il n'y a plus place à la douceur dans nos coeurs pour les négateurs, d'autant que ce sont leurs chèfs et leurs dirigeants." Mais le Prophète (qpssl), continue ‘Umar, opta pour l'avis d'Abû Bakr et rejeta le mien ; il les rançonna. Le lendemain, dit ‘Umar, je trouvai le Prophète (qpssl) et Abû Bakr qui pleuraient et je leur demandai : "Dis-moi Messager de Dieu, qu'est-ce qui vous fait pleurer toi et ton compagnon ? Je pleurerai aussi si je vois une raison de le faire, sinon je m'efforcerai de pleurer avec vous." Le Messager de Dieu (qpssl) dit : "Tes compagnons m'ont proposé de rançonner les prisonniers or on m'a exposé le châtiment [qui vous aurait touchés si Dieu n'avait pas rendu le butin licite], plus proche que cet arbre", et il désigna un arbre qui se trouvait tout près.
C'est ainsi que Dieu révéla : {Coran 8, versets 67-68 - Un Prophète n'a pas à faire de prisonniers avant d'avoir prévalu sur le terrain. Vous voulez les biens d'Ici-Bas, tandis que Dieu veut l'Au-Delà. Et Dieu est Puissant et Sage. Sans une prescription antérieure de Dieu, un énorme châtiment vous aurait touchés pour ce que vous avez pris comme butin.}
La captivité n'exempte pas les prisonniers de leurs antécédents. Les mecquois emmenés en captivité font partie des notables qui n'ont cessé de par le passé d'offenser Dieu et Son Messager (qpssl). Leur arrogance est issue de leur rang ; aussi ont-ils impliqué le peuple de La Mecque dans une guerre qui n'avait pas de raison d'avoir lieu. Devrait-on les relâcher alors qu'ils étaient écroués ? Est-ce parce qu'ils avaient les moyens de se racheter moyennant une rançon ? Les musulmans n'auraient pas dû prendre en compte ces futilités et oublier les méfaits de ces négateurs.
Ce sont des criminels de guerre, au sens moderne du terme, et non des prisonniers de guerre. Le Coran a d'ailleurs critiqué leur trahison de leur peuple après qu'ils ont renié les bienfaits de Dieu : {Coran 14, versets 28-29 - Ne les as-tu pas vus, ceux qui échangent pour de la mécréance le bienfait de Dieu, et font en sorte que leur peuple s'installe dans la demeure de la perdition, dans la Géhenne où ils tomberont ? Et quel mauvais gîte !}
Il est des textes qui recommandent les soins et la nourriture pour les prisonniers et établissent les lois stipulant la clémence dans leur traitement ; toutefois cela s'applique au commun des prisonniers qui se soumettent seulement aux ordres de leurs chèfs. Quant à ceux pour qui la guerre n'est qu'un moyen de satisfaire leur propre cupidité, ils méritent d'être éradiqués ; cela participant de la prévalence sur le terrain.
De même que la vie progresse grâce aux hommes vertueux, elle régresse à cause des éléments maléfiques. Et à la manière dont on élague un arbre des branches superflues, il faut débarrasser la vie des dévergondés, des tyrans et des prévaricateurs. Tout l'argent du monde ne pourrait se substituer à cette justice ; c'est cette leçon qu'a fait entendre Dieu au Prophète (qpssl) et à ses compagnons avant de leur pardonner, une fois qu'ils l'ont bien assimilée, et de leur permettre -par Sa miséricorde- de prendre parti des rançons reçues : {Coran 8, verset 69 - Mangez donc, de ce qui vous échoit comme butin, le licite, le pur. Et craignez Dieu. Oui, Dieu est Pardonneur, Miséricordieux.}"Cette éducation divine verra son accomplissement effectif un peu avant et surtout après la mort du Prophète (qpssl). Ses Compagnons avaient alors compris que l'islam nécessite des efforts extraordinaires pour être défendu, car il est l'application d'un réél effort pour la Cause de Dieu (qsE) et que les Croyants se doivent de le préserver à tout prix. L'islam est cette flamme précieuse qui diffuse sur la terre tous les moyens à employer pour que les hommes se préparent convenablement au Jour du Jugement, évitent l'Enfer éternel et courent vers le Paradis éternel. Si cette flamme venait à s'éteindre, ce ne serait pas quelques butins qui seraient perdus, ce ne seraient pas quelques rançons qui pourraient la rallumer, ce ne serait pas quelques âmes qui trouveraient la mort, c'est l'humanité toute entière qui perdrait la Guidée (chose qui aura lieu à la Fin des Temps, Dieu -qsE- détruira alors Sa création, devenue sans idéal).
Dire [« Hadîth »], Muslim [#143] rapporte d'après Anas Ibn Mâlik (qdssl) que le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"L'Heure de la Fin du Monde ne sonnera que lorsque l'expression "Dieu, Dieu" ["Allâh, Allâh"] aura cessé d'être prononcée sur la Terre."Préserver cette flamme contre les agressions extérieures est donc un acte humanitaire d'une générosité sans égal.
Cheikh Mohammed al-Ghazâlî (qdlfm)
dit dans la conclusion de son livre "Fiqh as-Sîra"
p 347 :
"Peu après la mort du Prophète (qpssl), l'Islam eut à affronter dans une lutte terrifiante la recrudescence de l'idolâtrie récidiviste et des croisés qui veillaient au grain au Nord de la Péninsule d'Arabie, empêchant toute conversion à l'islam et réprimant toute campagne en sa faveur. De la vie même du Prophète (qpssl), les déserts d'Arabie n'avaient pas connu des batailles aussi atroces. L'envergure et la cadence de ces batailles augmentaient, en même temps que leurs dégâts et victimes. Néanmoins, les hommes qu'avaient éduqués Mohammed (qpssl) étaient à la hauteur de leur lourde responsabilité. Forts de leur dévouement à la Vérité et de leur héroïsme, ils prouvèrent leur loyauté à Dieu.
D'abord, ils donnèrent à l'idolâtrie en Arabie une réplique qui lui brisa l'échine et l'anéantit à jamais. Ensuite, ils repoussèrent les Byzantins des territoires où ils se rebellaient et exerçaient leur tyrannie. Enfin, ils revinrent à Médine, non pour se détendre mais pour s'étendre sur toute les régions du monde connues à l'époque, conformément à un ordre rigoureux et à la Révélation de la Loi islamique impéccable. A peine quelques années s'étaient-elles écoulées que l'Islam parcouraient la terre et la mer au vu et au su de tout le monde."Néanmoins, comme nous l'avons dit, le meilleur des hommes, celui dont Dieu (qsE) aurait pu couper l'artère s'il avait fait ou dit une chose qui Lui déplut, choisit l'avis miséricordieux du meilleur de ses Compagnons malgré la clairvoyance (inspiration) du second meilleur de ses compagnons. Et les flots de la miséricorde de Mohammed (qpssl) se répendirent sur les Croyants de la première heure, déjà éprouvés par leur première dure bataille, en infériorité numérique, d'armement, d'armures et de cavalerie. Il choisit donc d'améliorer la situation financière des musulmans plutôt que d'appliquer le Talion sur ceux qui le méritaient pourtant.
Sourate 9, versets 128 et 129
"Un Prophète, issu de vous-mêmes, est venu vers vous ! Il compatit à ce que vous endurez et il est plein de sollicitude pour vous, car il est toute bonté et toute compassion pour les Croyants !
Mais s'ils persistent dans leur indifférence, dis : "Dieu me suffit ! Il n'y a d'autre divinité digne d'adoration que Lui ! C'est en Lui que je place ma condfiance. Il est le Maître Souverain du Trône sublime !""Et la miséricorde immense de la meilleure des créatures ne fait qu'éxalter celle de son Créateur qui en sort encore plus grandit afin d'atteindre les sommets de la perfection, innaccessibles à d'autres. Car les plus hauts niveaux de la piété s'atteignent avec une sincérité profonde qui est renforcée et entretenue par les douceurs de la récompense (butin).
La Foi se loge dans le coeur. Le coeur est un muscle. Un muscle s'entraine progressivement. Badr fut le premier entrainement au Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] des Croyants.
3. les leçons de la bataille de Badr |
Dieu a enseigné à Sa Umma de nombreuses leçons avec cette bataille. On peut citer notamment -Que Dieu récompense le travail de Mohammed et de Mahmûd- :
Sourate 3, verset 123
"Dieu ne vous a-t-Il pas accordé
la victoire à Badr, malgré votre nombre insignifiant ?
Craignez donc Dieu, afin de Lui témoigner votre
reconnaissance."
La victoire, même sur un adversaire innombrable, appartient à ceux qui craignent Dieu (qsE) et le reconnaissent comme il se doit.
4. l'entre Badr et Uhud |
5. la bataille de Uhud [samedi 7 Shawwâl (10) 3 H] : statuquo |
5.1. La veille et le positionnement du front
5.2. Le début des hostilités et la percée musulmane - exploits individuels
5.3. Le point de bascule de la bataille Sourate 3, verset 152
"Dieu a tenu Sa promesse envers vous en vous permettant de tailler vos ennemis en pièces, jusqu'au moment où vous avez fléchi pour contester l'ordre qui vous avait été donné et refusé de l'exécuter, alors que Dieu vous faisait déjà entrevoir la victoire qui vous tenait à coeur. Certains d'entre vous désiraient les biens de ce monde, pendant que d'autres aspiraient à la vie future. Aussi Dieu, pour vous mettre à l'épreuve, vous fit-Il reculer devant vos ennemis. Mais Il vous a ensuite pardonné, car Il est plein de sollicitude pour les fidèles."Alors que l'extraordinaire se déroule, 700 musulmans faisant fuir 3000 Mecquois, une partie (40) des 50 archers prépositionnés par le Prophète (qpssl) sur une colline surplombant le flanc gauche de l'armée musulmane, quitte son poste afin de soutenir l'avancée musulmane. Amputée de l'artillerie qui protégeait son flanc contre la cavalerie ennemie (repoussée à trois reprises), l'armée musulmane va se faire déborder par derrière. La cavalerie ennemie contournera alors le mont Uhud et surprend l'armée victorieuse par son arrière garde. Revigorés par ce retournement de situation, l'armée mecquois en fuite fait demi-tour pour affronter de nouveau les musulmans pris en étau entre la cavalerie et l'infanterie mecquoise. La bataille bascule alors dans le sens de la défaite des musulmans.
Dire (« hadîth »), Nawawi (qdssl) [#1317] transmet d'après Anâs Ibn Mâlik (qdssl) :
"« Mon oncle Anas Ibn Ennadhr (qdssl) n'avait pas pris part à la bataille de Badr. Il alla voir le Prophète (qpssl) et lui dit : « Ô Messager de Dieu ! J'étais absent lors de la première bataille que tu as livrée contre les polythéistes. Mais si Dieu me permet d'assister à une autre bataille contre eux, il vous fera voir ce que je ferai d'eux ! Lorsque eut lieu la bataille d'Uhud, les musulmans, passant outre les instructions du Prophète (qpssl) abandonnèrent leurs positions, permettant aux polythéistes de reprendre en main la situation. Voyant cela Anas Ibn Ennadhr (qdssl) s'écria : « Mon Dieu ! Je te présente mes excuses pour ce qu'ont fait ceux-ci (c'est-à-dire ses compagnons) et je désavoue les actes de ceux-là (c'est-à-dire les polythéistes) ! » Il se rua alors sur les polythéistes et, rencontrant Sa‘d Ibn Muâdh, il lui dit : « Ô Sa‘d ! Le Paradis, par le Seigneur de la Ka‘ba ! Je sens sont parfum en deça d'Uhud ! » Sa‘d témoignera de son comportement héroïque en disant plus tard au Prophète (qpssl) : « Je n'ai pas été capable de faire ce qu'il a fait ô Messager de Dieu ! » - à la fin de la bataille, nous relevâmes sur lui plus de quatre vingt coups d'épées, de lances et de flèches. Après l'avoir tué, les polythéistes le défigurèrent, au point que personne parmi nous n'a pu le reconnaître, sauf sa soeur qui l'identifia à l'extrémité de ses doigts. Nous pensâmes alors que le verset suivant fut révélé à son sujet et au sujet d'hommes comme lui : {Coran 33 :23 - Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont été fidèles au pacte qu'ils ont conclu avec Dieu. Parmi eux, il en est qui ont accompli leur voeu. Il en est d'autres qui (l')attendent et qui n'ont pas changé.} »"des gardes du corps angéliques : B 5826
5.4. La déroute
6. les leçons de la bataille de Uhud |
Sourate 3, verset 140
"Et si vous avez subi un revers douloureux,
sachez que vos ennemis ont déjà connu un revers semblable. C'est
ainsi que Nous faisons alterner les jours fastes et les jours néfastes
parmi les hommes, afin que Dieu reconnaisse les vrais
Croyants et élise parmi vous des martyrs, car
Dieu n'aime point les injustes."
Les Croyants ont aussi commis, lors de cette bataille, la même désobéissance à Dieu (qsE) qu'Adam (qpssl) et se retrouvèrent dans le camp des injustes (en désobéissant au Prophète de Dieu -qpssl- à qui ils avaient fait serment d'obéissance) :
Sourate 2, verset 35
"Nous dîmes alors : "Ô Adam !
Installe-toi avec ton épouse dans le Paradis. Mangez de ses fruits à
satiété et où il vous plaira ; mais ne
vous approchez sous aucun prétexte de l'arbre que voici, sinon vous vous
mettriez du côté des injustes !""
Et les injustes ne méritent pas la victoire mais la punition :
Sourate 2, verset 36
"Or, Satan les fit trébucher et leur fit
perdre les délices dont ils jouissaient. Nous leur dîmes alors
: "Quittez ces lieux et installez-vous sur la Terre où
vous serez ennemis les uns des autres. Ce sera pour vous un lieu de séjour
provisoire et jouissance éphémère !""
Et, par une miséricorde de Dieu, le repentir peut racheter cette injustice et c'est ce que firent les musulmans après Uhud :
Sourate 2, verset 37
"Cependant, Dieu révéla à
Adam une Prière qu'il se mit à répéter pour exprimer
son repentir. Et c'est ainsi que son péché fut
pardonné, car Dieu est plein de clémence et de mansuétude."
Le suivi de la guidance divine (Coran et Sunna) est une condition qui prouve la sincérité du repentant :
Sourate 2, versets 38 et 39
"Nous dîmes alors : "Descendez tous
de ces lieux ! Et toutes les fois que Je vous ferai parvenir
Mes directives, ceux qui les suivront n'auront à éprouver ni crainte
ni chagrin.
Quant à ceux qui n'en tiennent pas compte et qui traiteront Nos signes
de mensonges, ceux-là seront voués à l'Enfer qui constituera
leur demeure éternelle.""
Car la désobéissance au Commandeur des Croyants entraine l'hésitation et le doute. Mais toujours il reste une poignée de Croyants obéissants qui, à force de patience, d'invocations et de confiance en Dieu (qsE), remportent la victoire avec l'aide de Dieu (qsE) :
Sourate 2, versets 249 à
251
"Et lorsque Saül se mit en route avec ses
troupes, il leur dit : "Dieu va vous mettre à l'épreuve à
la traversée de la rivière. Quiconque en boira
ne sera plus des miens ; seul celui qui s'abstiendra d'y goûter
ou se contentera d'en puiser une gorgée dans le creu de la main sera
des miens." Or, à la traversée de la rivière, ils
y burent tous à l'exception de quelques-uns. Et lorsque Saül ["Tâlût"]
eut franchi avec ses compagnons la rivière, ces derniers s'écrièrent
: "Nous ne sommes pas en mesure aujourd'hui d'affronter
Goliath ["Djâlût"] et ses troupes." - "Que
de fois, ripostèrent ceux qui avaient foi dans leur rencontre avec le
Seigneur, n'a-t-on pas vu un petit groupe triompher d'une grande
armée, par la grâce du Seigneur, car Dieu est avec ceux
qui savent s'armer de patience !"
Et lorsqu'ils firent face à Goliath ["Djâlût"]
et à ses troupes, ils s'écrièrent : "Seigneur ! Arme-nous
de patience ! Affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur ce peuple infidèle
!"
Ils mirent leurs ennemis en déroute par la grâce
de Dieu. David ["Dâwûd"] tua Goliath et Dieu lui
donna le pouvoir et la Sagesse, et lui enseigna ce qu'Il voulait. Si Dieu ne
repoussait pas les hommes les uns par les autres, il y aurait partout le chaos
sur la Terre. Dieu est plein de bonté pour les hommes."
7. L'entre Uhud et Khandaq |
7.1. Ghazwât contre les Banû Nadir (08/4 H)
8. La bataille de Khandaq [Shawwâl (10) 5 H] : Le siège brisé |
9. Les leçons de la bataille de Khandaq |
10. L'entre Khandaq et "Fath Makka" |
10.1. Le siège de Banû Qurayda <Djibril informe le Prophète (qpssl) que les Banû Qurayda complotent à la ruine de Médine et des musulmans.>
Muslim 2033
<Les musulmans, harassés après un long siège reprennent les armes et mènent campagne en direction de la forteresse des Banû Qurayda>
Muslim 2034
Dire [« hadîth »], Bukhârî (qdssl) [#6262] rapporte d'après Irâk (qdssl), Abû Hurayra (qdssl) que le Messager de Dieu a dit (qpssl) :
"«»"
10.1.1. Sur le plan de la morale et de la défense de l'Etat Les ennemis de l'islam utilisent cet événement pour discréditer l'islam puisque les musulmans y ont éxécutés, par décapitation, près de 600 juifs hommes pubères de la tribu des Banû Qurayda suite au siège de leur citadelle fortifiée et à leur rédition. Les ennemis de l'islam disent que l'islam est une religion barbare et injuste puisqu'elle a permi d'exécuter des prisonniers sans défense, prisonniers qui ne porofessaient pas la même religion qu'eux.
En France, durant la première guerre mondiale, devant les pertes effroyables en vies humaines pour gagner seulement quelques pouces de terrain, un certain nombre de condamnations à mort furent pronconcées par les tribunaux militaires à l'encontre de déserteurs ou de mutins qui, n'abandonnant pas le combat, refusaient simplement de réaliser des offensives qui leur semblaient absurdes. D'après les historiens, dans les derniers mois de 1914, il y eut près de 200 exécutions, en 1915, environ 260 et en 1917 entre 50 et 70 (certaines archives ayant disparu). Cela revient donc à un total de près de 500 exécutions capitales de soldats français ordonnées par le Commandement militaire français durant la 1ère Guerre Mondiale. En fait la situation était tellement grave qu'en 1917, les historiens affirment que près des 2/3 des Régiments de l'armée française étaient touchés par les mutineries et désobéissances diverses à la hiérarchie militaire. Devant une telle situation critique, les autorités militaires ont été contraintes de faire des exécutions "pour l'exemple". Quel Etat, quelle Nation peut se permettre le luxe, en des moments extrêmement critiques de son histoire où sa survie dépend du courage de ses soldats, de laisser se démobiliser la quasi totalité de son armée ? Si elle laisse faire, c'est son mode de vie qui risque de disparaître à jamais devant celui de l'ennemi. Dans une telle situation, la vie du soldat doit s'effacer devant l'impérieuse nécessité de survie de la Nation : 20 à 25% des français de la tranche d'age de 20 à 30 ans donneront leur vie afin de défendre la démocratie française contre l'invasion de l'Empire germanique. Et nous ne parlons pas ici de défendre le mode de vie démocratique, puisque ce dernier aurait très bien pu survivre à une défaite française en Angleterre et aux USA notamment, mais seulement d'en défendre une instance étatique contre un ennemi historique.
Or les Banû Qurayda, comme les deux autres tribus juives médinoises, étaient des citoyens Médinois à part entière, alliés des musulmans dans la défense de la cité contre tout ennemi extérieur (voir Sunna | La constitution de Médine [...]). Ces derniers ne se contentèrent pas de simples mutineries et du refus de défendre Médine contre l'envahisseur mecquois mais ils complotèrent et s'allièrent à l'ennemi afin de renverser l'Etat islamique. Il n'étaient pas de simples déserteurs mais de véritables traitres à leur propre Nation pour des raisons purement politiques et religieuses. Ils ne supportaient pas qu'un Prophète puisse être suscité parmi un autre peuple que le peuple Juif "élu" et que des hommes adorent Dieu (qsE) d'une autre façon qu'eux et attirent à eux chaque joursz de nouveaux adeptes. Au contraire de cette intolérance et de cette jalousie, les musulmans -qui détenaient le pouvoir à Médine- permettaient aux orgueilleux d'adorer Dieu (qsE) comme ils l'entendaient, car ils le faisaient à leur propre détriment et que la Voie Droite est claire, croit celui qui veut, et mécroit celui qui veut (voir Actualités | La Tolérance et le droit de ne pas croire [...]). Et il s'agissait non seulement de l'Etat de Médine mais aussi du seul et unique Etat du monde défendant le mode de vie musulman. La nouvelle Religion n'aurait pas survécu à une défaite des Médinois et c'est bien ce sur quoi comptaient les opportunistes Banû Qurayda en s'alliant pourtant aux idolâtres polythéistes mecquois contre des Croyants (musulmans) monothéistes, Gens du Livre comme eux.
Que ceux qui se permettent donc de critiquer l'islam sur cette période de leur histoire, rouvrent leurs livres d'histoire et cessent de proférer de telles paroles remplies d'ignorance, de crétinisme, de mauvaise foi et d'islamophobie primaire, pure et simple. Car s'ils persévéraient dans de telles paroles, ils jèteraient du même coup le discrédit sur les mesures extrêmes prises par l'armée Française dans un passé récent et sans lesquelles ils ne parleraient certainement pas Français aujourd'hui et ne pourraient pas voter pour un Président puisqu'ils auraient certainement un Empereur comme souverain. Si la France chrétienne (ou athée) s'est permise d'exécuter 500 soldats déserteurs ou qui faisaient la grêve du zêle, comment refuser ce même droit à l'Etat musulman qui fit de même avec des traitres qui complotaient à la destruction de l'Etat dans lequel ils vivaient et dont la constitution préservait leur droit de culte ainsi qu'à la destruction de la Religion de Vérité ?
10.1.2. Sur le plan de la Foi musulmane Nous avons vu ci-dessus la légitimité musulmane d'exécuter les traitres Banû Qurayda à l'Etat musulman. Je ne connais aucun Etat digne de ce nom qui n'ait pas un code militaire qui soit aussi radical quant au traitrement des déserteurs en temps de guerre. Mais le Prophète (qpssl) était bien plus qu'un Chef d'Etat et le siège de Banû Qurayda fut bien plus que la réduction d'une simple poche de traitres. Si l'on regarde de plus près comment ce sont déroulés les faits qui ont précédé à la mise en application de la sentence, on découvre une miséricorde extraordinaire du Messager de Dieu (qpssl), sa soumission démocratique à un conseil formulé par un concitoyen -fut-il le Chef des musulmans hypocrites de Médine qui ne rêvait que de prendre sa place comme Roi- l'acceptation de la demande des accusés quant à l'identité de leur juge et finalement l'accord divin de ces exécutions par Révélation prophétique.
Imaginez un peu le Commandement français demandant aux mutins accusés de désertions de nommer eux-même un juge qui pourrait donner un jugement en leur faveur ? C'est pourtant ce qu'accepta de faire le Messager de Dieu (qpssl) malgré la gravité des faits.
11. La ‘Umra et le Pacte d'Hudaybiyya [Dhul al-Qi‘dah (11) 6 H] |
12. |
13. La bataille de Khaybar [Muharram (01) 7 H] |
La cause de cette guerre est le meurtre d'un musulman par les Juifs de Khaybar et leur refus de payer à ses ayant droit le prix du sang, chose qu'ils avaient accepté en signant la Constitution de Médine.
Dire [« Hadîth
»], Bukhârî (qdssl) [#7192] rapporte
que Abû Humayd as-Sâ‘idy (qdssl) rapporte
que le Messager de Dieu (qpssl) avait engagé
un percepteur de l'Aumône ["Sadaqa"] faisant partie des
Banî Asad appelé Ibn al-Utabiyya. A son retour, ce dernier lui
dit : "Ceci est pour vous, quant à cela, cela m'a
été offert." Le Prophète (qpssl)
se mit sur le minbar -Sufyân rapporte aussi ceci : Il monta sur
le minbar-, loua Dieu avant de dire :
"« Au plus grand, au plus grand ! »
Il faisait allusion au plus âgé. Ce fut donc Huwayyisa qui parla
le premier ; Muhayyisa fut le second à prendre la parole. « Soit
qu'ils versent le prix du sang de votre homme, dit alors le Messager de Dieu
(qpssl), soit qu'ils s'attendent à une guerre. »
Ensuite, le Messager de Dieu (qpssl) leur ayant adressé
cette décision par écrit, les Juifs répondirent également
par écrit : « Nous ne l'avons pas tué. » Et le Messager
de Dieu de s'adresser à Huwayyisa, à Muhayyisa et à ‘Abd
er-Rahmân en ces termes : « Voulez-vous prêter serment pour
avoir le droit contre votre homme ? [c'est à dire pardonner aux
Juifs et renoncer au prix du sang] - Non, répondirent-ils
- Voulez-vous que les Juifs prêtent serment ? - Ils ne sont pas musulmans
! » Le Messager de Dieu (qpssl) paya de ses biens
le prix du sang en donnant cent chamelles qu'on fit entrer à l'intérieur
de la maison."
14. |
15. L'expédition de Mû‘ta [Djumâda al-Awal (05) 8 H] |
Evènement étrange, charge héroïque que certains considérent comme suicidaire, l'expédition de Mû‘ta avait pourtant des raisons et un but d'une profondeur sans égal dans l'histoire de l'islam. Alors que les musulmans viennent de finir une campagne contre les dernières poches dissidentes juives, que les tribus de cette bataille commencent enfin à les sortir de la misère et que les prècheurs musulmans amènent pacifiquement le Message divin aux tribus arabes isolées dans toute l'Arabie, préparant sans le savoir la future chute de la capitale des polythéistes, le Prophète (qpssl) est informé de la mobilisation d'une écrasante armée de croisés, en réaction à... l'envoi d'un seul émissaire musulman au Gouverneur byzantin frontalier, de la conversion de ce dernier puis de l'exécution sadique des deux musulmans par les chrétiens !
L'expédition de Mu‘ta sera donc un message diplomatique fort envoyé aux orgueilleux et intolérants croisés. Les musulmans ne toléreront désormais plus les exactions menées contre la vie de leurs corréligionnaires. Les musulmans dirent NON à la tyrannie, à l'injustice des puissants, au non respects de l'immunité diplomatique. Ils sont prêts à sacrifier ce qu'ils ont de plus cher (leur vie) pour protéger les principes de la Religion de Vérité, par ailleurs universels. Ils se lèvent désormais aux yeux du monde comme les défenseurs de la tolérance dans la croyance, de la liberté, de la justice et de l'égalité entre les hommes. Face à eux, les défenseurs, certes puissants et bien équipés, d'un système corrompu, développant l'esclavage (à l'inverse de l'islam), la supériorité romaine sur les autres peuples, la violation des plus évidents droits internationaux grâce à leur loi du plus fort. L'expédition de Mû‘ta va ébranler les soldats byzantins dans leurs coeurs et dans leurs convictions les plus profondes. De simples soldats, souvent esclaves enrolés de force aux confins de l'Empire afin de défendre la grandeur et l'honneur de plus puissants qu'eux (confortablement installés dans des palais), vont contempler la charge héroïque d'hommes libres, au coeur pur qui ne courent pas à leur mort mais bien vers cet idéal d'un monde meilleur où les âmes éveillées se battent pour de nobles valeurs. Dans un rapport de force qui ne laisse aucun doute sur l'issue de la bataille, ils préfèreront suivre les ordres du Messager de Dieu (qpssl), convaincus de leur justesse et de leur récompense s'ils venaient à succomber sous les armes des infidèles. Suicide inutile ou acte héroïque annonciateur d'une ère nouvelle ? La Sagesse divine, qui voit plus loin que le regard de l'homme et même plus loin que le regard de nombreuses générations d'hommes qui se succèdent, nous apporte la réponse évidente à cette question.
Les tribus arabes ne sont pas encore unifiées, beaucoup de Compagnons sont dispersés en Arabie afin de transmettre le Message, dans cette période de paix avec La Mecque, aussi le Prophète (qpssl) ne peut mobiliser qu'une armée de 3 000 hommes face à 150 000 (?) Romains. Le Prophète (qpssl) aurait-il put envoyer ses Compagnons dans une entreprise perdue d'avance ? les envoyer à la mort, gaspillant le peu de ressources militaires dont disposait alors le fragile Etat musulman ? Ou bien savait-il des choses sur les événements futurs qu'il ne pouvait encore dévoiler ? Certes Mohammed (qpssl) était le dernier prophète du Tout Sachant et il recevait donc Révélations et inspirations qui guidaient ces décisions et l'informaient de ce que le commun des gens ne savait pas encore :
Dire [« hadîth
»], Bukhârî (qdssl) [#3757] rapporte
que d'après Anas Ibn Mâlik (qdssl),
le Prophète (qpssl) annonça aux fidèles
la mort de Zayd (Ibn Haritha), de Dja‘far (Ibn Abû Tâlib)
et d'Ibn Rawâha (qdsseuxt) avant même
que les informations ne lui arrivassent. Il dit :
"« Zayd a pris l'étendard et
a été abattu ; ensuite, c'est Dja‘far qui l'a
pris et a été abattu à son tour ; Ibn Rawâha l'a
ensuite pris et a été aussi abattu. » Il parlait en ayant
les larmes aux yeux, avant de reprendre : « Puis l'une des épées
de Dieu* a pris l'étendard
et Dieu leur a accordé la victoire. »"
* L'histoire nous apprend qu'il s'agissait de Khâlid Ibn Walîd (qdssl). Ce dernier sera nommé Général et amènera, 7 années seulement (en 636 ap. J.C.) après l'expédition de Mû‘ta (en 629 ap. J.C.), 36 000 musulmans à la victoire contre 200 000 croisés byzantins, déjà ébranlés dans leurs convictions par la charge héroïque des musulmans à Mû‘ta. La bataille de Yarmuk ouvrira en grand les portes de Byzance aux musulmans.
Ils se sont donc concertés, et ont décidé de prendre la charge de la Foi pleinement et d'en assumer la responsabilité aux plus hauts niveaux : la victoire (incertaine) dans ce Bas-Monde ou celle dans le martyr (certaine puisqu'ordonnée par le Prophète -qpssl). Ils choisissent donc le martyr en toute connaissance de cause, ils choisirent de témoigner devant Dieu (qsE) des coups mortels portés par les infidèles contre les défenseurs de l'immunité diplomatique, des droits de l'homme à choisir sa religion, des peuples libres à vivre sans craindre leurs injustes et puissants voisins aux volontés expansionnistes et dominatrices. Car mourir de la main de l'ennemi n'est pas un suicide, les affronter sans chance de victoire est un acte ultime de courage pour des valeurs supérieures. La confiance en la promesse du Prophète (qpssl) et en la promesse de Dieu (qsE) guidera ces âmes intrépides dans un combat qui scellera à jamais leur dévouement inébranlable pour le Vrai, faisant d'eux des héros qui inspireront des générations de Combattants sur le Chemin de Dieu ["Mudjahiddines"]. Inutile ? Perdu d'avance ? L'histoire se fait par le sacrifice de quelques courageux intrépides, elle est racontée des siècles plus tard afin de redonner espoir et courage à cette humanité qui se cherche entre minces espoirs rêveurs et soumission aux forces qui semblent indestructibles mais qui, sous les assauts du temps s'effondrent sur elles-mêmes car basées sur des dogmes et des valeurs fausses. Cette Foi qui remplit le coeur, diffuse dans tout le corps et porte l'âme à des faire des actes qu'elle ne se sentait pas capable de réaliser, cette Foi nous montre que le rêve d'un monde meilleur n'est pas utopique : l'Empire byzantin a disparu, l'Empire Perse a disparu, sous la force du courage d'une poignée de bédouins guidés par la seule Foi en Dieu (qsE).
<Hadîth sur la prédiction de la chute des Empires Romains et Perses>
Et quand cette Foi faiblit, l'idéal disparait et les injustices réapparaissent. L'islam nous enseigne donc notre devoir à combattre inlassablement les injustices au prix de nos vies, afin d'assurer l'avenir de nos enfants, de construire un monde plus juste et obtenir la paix éternelle promise par Dieu (qsE) à ceux qui auront cru en Lui et auront combattu pour élever Sa Parole et la mettre en pratique pour le bien de l'humanité.
16. |
17. La victoire de La Mecque "Fath Makka" [20 Ramadân (09) 8 H] |
Muslim 2046? b 1846
18. |
19. |
20. La bataille de Hunayn [Shawwâl (10) 8 H] : La quantité ne suffit pas |
21. Les leçons de la bataille de Hunayn |
22. |
23. |
24. |
25. |
26. Le Djihâd en islam et l'antisémitisme |
Nous avons vu que lorsque l'Etat musulman fut instauré à Médine, il y avait 3 tribus juives dans ses murs. Quand la première [les Banû Qaynuqa] trahit le pacte constitutionnel [08/2 H], les musulmans la combattirent et les expulsèrent en Syrie. Quand, plus tard, la seconde [les Banû Nadir] fit de même [4 H], elle fut assiégée puis banie en Syrie et à Khaybar (banlieue nord de Médine, à 70 km). Quand la troisième [les Banû Qurayda] pactisa avec les assiégeants [5 H] et voulut assassiner le Prophète (qpssl), elle fut aussi assiégée puis arriva ce que Dieu (qsE) voulut comme châtiment par le jugement d'un musulman que les juifs avaient agréés. En effet, dans toute les armées du monde, les déserteurs risquent la peine de mort en état de guerre. S'il n'y avait pas cette menace, le pays qui risque sa survie n'aurait pas les moyens de défendre son mode de vie. Or cette dernière tribu n'avait pas seulement déserté la défense de Médine lors du siège du Fossé mais trahissait ses alliés d'hier en s'alliant à ses ennemis d'aujourd'hui.
Tout ceci nous montre bien que l'histoire entre les Juifs et les musulmans n'est pas une histoire d'antisémitisme primaire puisque ce ne furent que les tribus rebelles à l'Etat qui furent combattues sans que leurs voisines ne subissent le moindre préjudice de la part des musulmans mais une histoire de trahisions successives.
D'ailleurs après la première trahison juive [2 H] eut lieu la bataille de Uhud [3 H] à laquelle un Juif participa aux côtés des musulmans et y mourrut en défendant Médine.
L'islam se veut porter un Message divin, y adhère celui qui veut car il n'y a nulle contrainte en matière de Religion. Par contre quand une partie de la population complote contre l'Etat musulman en place et le trahit, les musulmans agissent comme agiraient tout Gouvernement face à une insurrection. La preuve finale de tout ça est que, malgré l'expulsion des 3 principales tribus juives de Médine, le Prophète (qpssl), jusqu'à sa mort, garda des relations commerciales avec un Juif de Médine qui respectait la loi médinoise et n'avait rien à redouter des musulmans :
Dire [« Hadîth
»], Bukhârî (qdssl), Tirmidhî (qdssl)
et an-Nasâ‘î (qdssl) rapportent d'après
Anas Ibn Mâlik (qdssl) que :
"« On invitait le Prophète (qpssl)
(à manger) du pain d'orge et de la graisse rance sans qu'il n'honnore
l'invitation. Et il avait une cotte de mailles [en
gages] chez un Juif pour laquelle il ne trouva pas
de quoi la récupérer jusqu'à sa mort.
»"
Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) [#2069] rapporte
d'après Qatâda (qdssl) qu'Anas Ibn Mâlik
(qdssl) [rapporte] s'être rendu chez le Prophète
(qpssl) et lui avoir apporté du pain d'orge et de
la graisse rance ; et que le Prophète (qpssl) avait
mis en gage, à Médine, une cuirasse chez un Juif, et pris de lui
de l'orge pour les siens. Et je l'ai entendu dire, ajoute Anas Ibn Mâlik
(qdssl) :
"« Il ne reste chez la famille de Mohammed
(qpssl) même pas un sa' de froment et de grains »
; et ce bien qu'il avait neuf femmes."
Et pour finir sur une note encore plus unificatrice, l'islam (soumission à Dieu) est la Religion pronnée par tous les prophètes de Dieu et notamment (pour ce qui nous concerne ici) par les prophètes des Fils d'Israël, le musulman qui ne croit pas à un seul prophète c'est comme s'il n'avait jamais cru :
Dire [« Hadîth
»], Bukhârî (qdssl) rapporte [#6517]
rapporte d'après Abû Salama Ibn ‘Abd ar-Rahmân (qdssl)
et ‘Abd ar-Rahmân al-Aradj (qdssl) qu'Abû
Hurayra (qdssl) a dit :
"Deux hommes, un musulman et un Juif, s'insultèrent.
Le musulman dit : « Par Celui qui a préféré Mohammed
au [reste des êtres] des mondes... » Quand au Juif il dit : «
Par Celui qui a préféré Moïse au [reste des êtres]
des mondes... » A ces mots, le musulman, tout furieux, gifla le Juif.
Ce dernier alla trouver le Messager de Dieu (qpssl) et l'informa
de l'incident. « Ne me préférez pas à
Moïse, dit alors le Messager de Dieu (qpssl),
car le Jour de la Résurrection, les gens seront foudroyés... Je
serai le premier à reprendre connaissance. Moïse
sera alors bien accroché au côté du Trône.
Mais je ne saurai rien : Etait-il de ceux qui étaient foudroyés
et avait ensuite reprit connaissance avant moi ou de ceux que Dieu avait épargné.
»"
Ainsi, les liens étroits entre le Grand Mufti Hadj Amin el-Hussein de Jérusalem et le IIIème Reich Allemand, sa visite et son encouragement des camps de concentration ainsi que la constitution de la 13ème Division "Handschar/Sabre" (25 000 hommes) de Waffen SS, composée de musulmans de Bosnie-Herzégovine est une des hontes pour les musulmans et ne trouve aucune justification dans la Religion. La défense de la Palestine devant l'immigration juive, chassée d'Europe, ne peut aucunement justifier une politique d'extermination d'un peuple entier, hommes, femmes, enfants et vieillards. Néanmoins certains musulmans furent enrôlés de force et une révolte éclata mi-septembre 1943. Un millier de soldats révoltés furent abattus par... leurs propres frères. Ces actes ne peuvent en aucun cas être associés au Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] et nécessitent des excuses des responsables musulmans Irakiens, Palestiniens, Syriens et Bosniaques aux responsables juifs et Israéliens.
Photo 3 - Le Grand Mufti Hadj Amin el-Hussein de Jérusalem en train de conseiller un Waffen SS musulman. |
Photo 4 - Un Régiment de Waffen SS musulmans en train de prier (qui ?). |
27. Les règles du Combat sur la Voie de Dieu ["Djihâd"] en islam |
Le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] est de trois types :
Nous allons étudier ci dessous, vous l'aurez compris, le 3ème type de Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"]. Il est un véritable acte d'adoration, à la récompense énorme (puisque le Croyant met rééllement sa vie en danger pour Dieu -qsE), quand il répond à ses règles strictes, définies par Dieu (qsE).
Le docteur Hassan AMDOUNI
rapporte dans son livre "Paroles et Sagesses des Compagnons"
p 34 que le 4ème calife du Messager ‘Alî Ibn Abû
Tâlib (qdssl) aurait dit :
"Il n'y a aucun mérite
dans un acte d'adoration accompli sans connaissance. Il n'y a aucun bien
dans une Science acquise sans connaissance et il n'y aucun mérite dans
une lecture [du Coran]
sans méditation."
Les points 27.A à 27.C ont été largement
puisés dans le livre "Le Djihâd en islam, comment le comprendre
et comment le pratiquer" du Dr. M.S. Ramadân al-Bouti, traduit par
Mohammed Nabil al-Khayat aux éditions Dar el-Fikr, 1996, ISBN 1-57547-264-3.
Vue la rareté de ce livre, on peut se poser la question de la réélle
motivation des autorités françaises à vouloir limiter sa
commercialisation puisque cet ouvrage a le mérite de condamner, avec
la plus juste des argumentation scientifique, tout ce qui n'est pas Combat sur
la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli
Llâh"] authentique (notamment le terrorisme actuel). Sa commercialisation
et son étude dans les mosquées et autres cercles de Science serait
donc un excellent moyen de lutter contre l'endoctrinement idéologique
de jeunes sans repères par les réseaux terroristes, et qui croient
plaire à Dieu (qsE) en patiquant ce qui n'est pas
le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli
Llâh"] mais des actes de suicide et d'injustice.
27.A. Le Djihâd qui est obligation pour une partie (nommée) de la Communauté seulement ["Fardh Kifâyah"] Le Combat belliqueux, ou armé, afin d'élever la Parole de Dieu (qsE) au-dessus de toute autre est une campagne militaire lancée par l'Imâm des musulmans afin de combattre les injustices, notamment celles des mécréants afin de la remplacer par la justice musulmane. Il est déclanché exclusivement par l'Imâm (lui seul assume le péché de ne pas le déclanché si la nécessité s'en fait ressentir) et répondre à son appel, pour ceux qu'il appèle au combat, devient une obligation individuelle ["Fardh Kifâyah"].
27.A.1. L'Appel à ce type de Djihâd est l'exclusivité de l'Imâmat
27.A.2. Les conditions que doit remplir le Mudjahid pour pouvoir répondre à cet Appel
27.A.3. La cause du combat n'est pas la mécréance de l'ennemi mais son agressivité Les Savants ont divergé sur les causes du déclanchement du Combat belliqueux : Est-ce la mécréance de l'ennemi qui suffit ou bien faut-il qu'il manifeste une quelconque agressivité à l'encontre de l'islam ?
27.A.3.1. L'avis minoritaire qui pense que la cause est la mécréance de l'ennemi
Voici les arguments de l'avis minoritaire tenu par l'école Shafi‘îte et soutenu par Ibn Hamz (grand Savant de l'école Zaïrite, littéraliste) qui affirme que l'on combat l'ennemi uniquement à cause de sa mécréance :
Sourate 9, verset 5 dit "verset de l'épée"
"A l'expiration des mois sacrés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez ! Capturez-les ! Assiégez-les ! Dressez-leur des ambuscades ! S'ils se repentent, s'ils accomplissent la Prière ["as-Salât"], s'ils s'acquittent de la Taxe Sociale Purificatrice ["az-Zakât"], laissez-les en paix, car Dieu est Clément et Miséricordieux"On voit ici un ordre divin de combattre les mécréants (polythéistes) par tous les moyens jusqu'à ce qu'ils embrassent l'islam et se soumettent à ses 3 premiers Piliers. La pratique de l'islam semble être la seule cause qui autorise les musulmans à arrêter de les combattre.
Sourate 9, verset 29
"Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu, ni au Jour du Jugement ; ceux qui ne s'interdisent pas ce que Dieu et Son Prophète ont déclaré interdit. Combattez-les jusqu'à ce qu'ils versent directement la capitation ["Djizya"] en toute humilité."Ce verset, qui montre clairement l'ordre divin de combattre les mécréants (ceux qui ne croient pas), est en fait un argument qui limite cet avis minoritaire : les mécréants qui payent l'impôt de soumission ["Djizya"] ne sont non seulement plus combattus par les musulmans mais l'impôt versé leur assure la protection militaire des musulmans. On voit donc que la cause du Djihâd ne peut pas être simplement la mécréance puisque cette dernière est tolérée et même protégée par l'Etat Islamique pour peu que les mécréants se comportent en citoyens pacifiques et s'acquittent de la Taxe idoine. Il manque donc certainement une cause qui, ajoutée à la mécréance, peut suffire à ce que les musulmans déclarent le Djihâd contre eux.
Dire [« Hadîth »], Muslim [#14] rapporte d'après Abû Hurayra (qdssl), que d'après ‘Umar Ibn al-Khattâb (qdssl) le Prophète (qpssl) a dit :
"[...] Je n'ai été envoyé que pour combattre* les gens jusqu'à ce qu'ils prononcent l'Attestation de Foi. [...]"* "Uqâtila" = "Combattre" et non pas "tuer". Il est utilisé en cas de légitime défense pour combattre un agresseur.
Dire [« Hadîth »], le Prophète (qpssl) a dit :
"Tuez les Chefs ["Cheikh"]* et les laissez les non-combattants ["Charh"]**."* "Cheikh" = "respectés", comme le vieillard qui était le chef des ennemis de l'islam lors de la bataille de Hunayn ainsi que Ibn Khatal, le vieillard qui était accroché à la Ka‘ba lors de la Victoire de La Mecque. Certains leaders charismatiques manipulent les masses afin que ces dernières leur servent de "chair à canon" dans des combats injustes qui ne sont pas les leurs. Ce sont ces leaders qui doivent être tués en priorité car leur mort peut arrêter les combats. Ce sont des cas particuliers alors que la règle générale dans tous les combats fut de ne pas tuer les vieillards.
** "Charh" non-combattant.
27.A.3.2. L'avis majoritaire qui pense que la cause est l'agressivité de l'ennemi
L'avis majoritaire, suivi par les 3 autres écoles de jurisprudence, affirme la nécessité de l'agressivité des mécréants pour pouvoir déclancher le combat et se base sur les lourds arguments suivants :
Sourate 9, verset 13
"Comment ne pas combattre des gens qui ont violé leurs serments et qui ont cherché à expulser le Prophète ? N'est-ce pas eux qui ont déclanché les hostilités ? Les craignez-vous ? Mais c'est Dieu que vous devez craindre si vous êtes Croyants !"Ce verset suit le verset de l'épée et nous apprend que ce dernier était donc spécifique aux Mécréants mecquois qui avaient expulsé le Prophète (qpssl) de sa ville natale puis qui ont déclanché trois guerres contre l'Etat musulman. Le verset de l'épée n'est donc pas général à tous les mécréants. C'est plutôt une agressivité à l'égard des musulmans qui rend obligatoire le Djihâd contre eux :
Sourate 60, versets 8 et 9
"Dieu ne vous défend pas d'être bons et équitables envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre Religion et qui ne vous expulsent pas de vos foyers. Dieu aime ceux qui sont équitables. Mais Il vous interdit toute liaison avec ceux qui vous combattent à cause de votre Religion, qui vous chassent de vos foyers, ou qui contribuent à le faire. Une telle alliance constiturait une véritable injustice."Sourate 9, verset 36
"[...] Liguez-vous pour combattre les païens comme ils se liguent contre vous ! Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent."Quant au verset qui suit immédiatement le verset de l'épée, que certains considèrent généralisable à tout mécréant qu'il soit agressif ou non, il casse immédiatement cette thèse et montre que le Croyant DOIT accueillir le voyageur mécréant chez lui afin de lui transmettre pacifiquement le Message divin :
Sourate 9, verset 6 qui semble bien restreindre l'application du verset de l'épée, réduisant à néant le principal argument de l'avis précédent.
"Si un idolâtre te demande asile, accorde-le-lui afin qu'il puisse entendre la Parole du Seigneur. Puis fais-le parvenir en lieu sûr, car les idolâtres sont des gens qui vivent dans l'ignorance."D'ailleurs on voit ici clairement que le Djihâd est une réponse armée à une agression armée :
Sourate 2, verset 190
"Combattez dans la Voie de Dieu ceux qui vous combattent, sans jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n'aime pas ceux qui les transgressent."Ici l'ordre est donné de ne combattre que ceux qui agressent les musulmans et pas seulement à cause de leur mécréance.
Dire [« Hadîth »], Abû Dâwûd (qdssl) rapporte que le Prophète (qpssl) a dit :
"Partez au nom de Dieu… Ne tuez aucun vieillard épuisé, ni enfant, ni petit, ni femme. Ne volez pas de butin, rassemblez le butin et faites le bien. Soyez bienfaisants car Dieu aime les bienfaisants."Dire [« Hadîth »], Muslim (qdssl) [#2006] rapporte que ‘Abd Allâh Ibn ‘Umar (qdssl) a dit :
"Un jour, informé qu'une femme a été tuée pendant une Ghazwa, le Messager de Dieu (qpssl) a blâmé le meurtre des femmes et des enfants."Dire [« Hadîth »], Bukhârî (qdssl) [#7189] rapporte d'après Sâlim (qdssl), son père a dit :
"« Le Prophète (qpssl) envoya Khâlid Ibn Al-Walîd chez les Béni Jadhîma. Ces derniers, n'ayant pas su dire : [Nous embrassons l'islam] « Aslamnâ », ils se mirent à dire : [Nous sommes Sabéens = nous apostasions] « Saba‘nâ, saba‘nâ ». Et Khâlid de se mettre à les abattre et à faire des prisonniers parmi eux. Il remit à chacun d'entre nous son prisonnier, en lui ordonnant de le tuer. « Par Dieu ! -Opposai-je- je ne tuerai jamais mon prisonnier ; et aucun de mes compagnons ne tuera le sien ! » A notre retour, nous mîmes le Prophète (qpssl) au courant de la chose. « Ô Dieu ! -S'écria-t-il alors par deux fois- en levant les mains, je ne suis pas responsable de ce qu'à fait Khâlid ! » »"La combativité peut néanmoins se manifester par le simple dessein d'agressivité (comme ourdir un plan contre les musulmans). Cela peut sufir à l'Imâm pour qu'il déclanche les hostilité préventivement comme ce fut le cas lors des batailles de Khaybar, Tabûk, Mû‘ta et contre les Banû Mustaliq (Muslim #1991).
Dire [« Hadîth »], Muslim (qdssl) [#2000] rapporte d'après Djâbir Ibn ‘Abd Allâh (qdssl) que le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"La guerre n'est qu'un jeu de ruses."
27.B. Le Djihâd qui est obligation inviduelle ["Fardh ‘Aïn"]
27.B.1. Définition du pays d'islam ["Dar al-Islam"] Par opposition au pays de mécréance / guerre ["Dhar al-Kufr"], il s'agit d'une terre que les musulmans ont (eut) la responsabilité de défendre contre toute agression/invasion extérieure. Cette terre a vu, au moins un temps dans l'histoire, sa souveraineté exercée par les musulmans (par conquête, traité de paix ou simple administration), y a vu l'application de la Voie islamique ["Sharî‘a"] y être un devoir des musulmans et l'Associassionnisme ["Shirk"] y être combattu, la pratique de l'islam y fut possible sans crainte. À part l'école Hanafite (qui donne 3 conditions pour cela), les écoles de jurisprudence musulmanes considèrent qu'un pays d'islam ne peut pas revenir pays de mécréance même si les mécréants en reprennent possession au cours de l'histoire.
27.B.2. Définition de la Communauté musulmane ["Umma"] Il s'agit de la Communauté des Croyants ["Umma"] qui vit en pays d'islam aux côtés des Communautés non-musulmanes ["Dhimma"], essentiellement chrétiennes et juives, dont les droits et devoirs sont enterrinés par la Constitution islamique.
27.B.3. Définition du régime de pouvoir islamique ["Imâmat"] Un système gouvernementale qui accepte que la souveraineté ne revienne qu'à Dieu (qsE) et que donc chaque musulman, à son niveau de responsabilité, a le devoir de mettre en pratique l'islam. Ce régime fut initié par l'engagement des Résidents médinois ["Ansârs"] envers le Prophète de Dieu (qpssl) lors des deux pactes d'al-Aqaba qui ont précédé l'émigration et enterriné par la Constitution médinoise fixant droits et devoirs entre musulmans et non-musulmans dans l'Etat islamique. L'Imâmat correspond donc au calife des musulmans, et en l'absence du califat islamique, au Président / Roi de chaque Etat musulman, à moins que celui-ci n'apostasie publiquement son islam.
27.B.4. La défense d'un pays d'islam envahi par l'ennemi est un devoir pour toute la Communauté musulmane
27.C. Les conditions de l'établissement d'un traité de paix entre musulmans et non musulmans
27.1. Avoir une intention pure : élever la Parole de Dieu (qsE), c'est à dire appeler à l'islam Muslim 2184
27.2. Ne pas délaisser la Prière même au combat Même pendant le Djihâd, le Prophète (qpssl) ne délaissait pas la Prière. (Voir la façon de faire sa Prière Apprendre sa Religion | 2.12 - La Prière pendant le Djihâd [...])
27.3. Ne pas jeûner afin d'être plus fort
27.4. Obtenir l'autorisation parentale pour le Djihâd qui est obligation pour une partie (nommée) de la Communauté seulement ["Fardh Kifâyah"] Le célèbre film "Il faut sauver le soldat Ryan" retrace l'épopée réaliste d'un petit groupe de Rangers ayant survécu au débarquement de Normandie et à qui fut ordonné de retrouver le 4ème fils d'une famille américaine qui venait de perdre au combat ses 3 autres fils. Un tel scénario ne pourrait pas avoir lieu d'après la Loi divine puisqu'une telle mère aurait interdit au moins à un de ses enfants de partir se battre en Europe. Car tant que le territoire national n'est pas envahi, le Djihâd n'est pas prioritaire sur l'assurance de la descendance familiale et sur la bonne santé globale de la Communauté musulmane. Durant la seconde guerre mondiale, Américains, Anglais, Allemands et Japonnais notamment déployèrent toutes les ressources humaines de leurs pays pour gagner le conflit au point que des familles entières furent décimées et que la vie humaine avait alors moins de valeur que gagner une guerre d'invasion (kamikazes japonnais, jeunesses hitlériennes sur le champs de bataille, etc...). En fait si les Etats-Unis avaient perdu la guerre, ils seraient tout de même resté l'ultime îlot de démocratie dans le monde. C'est la même chose pour le Djihâd : tant que l'Etat islamique n'est pas menacé dans son existence, les ressources humaines musulmanes ne doivent pas être gaspillées et exagérément dépensées.
Dieu (qsE) a laissé la mère musulmane arbitre des limites de cette forme de Djihâd car c'est elle qui élève les futurs Combattants musulmans et possède donc un droit de regard sur leur utilisation militaire.
27.5. L'obéissance au Gouverneur
27.6. Ne tuer ni femme, ni enfant, ni vieillard
27.7. Ne pas utiliser le feu pour tuer Sont donc interdits : Lance-flamme, grenades, mines terrestres et toute autre arme anti-personnelle utilisant le feu.
Les lance-missiles anti-blindés et anti-aériens sont tolérés par nécessité car ils sont seuls à même de détruire ces véhicules.
27.8. Ne pas tuer le mécréant dont un musulman s'est porté garant Il n'est pas permi à un musulman de tuer un mécréant présent en pays d'islam si un musulman lui assuré l'asile. L'exemple des journalistes autorisés par le Gouvernement musulman (visa) à exercer leur métier dans le pays d'islam est d'actualité. Aucun groupe musulman n'a alors le droit de porter atteinte à leur vie, à moins que cela ne soit légiféré (si le mécréant commet un meurtre) et cela relèvera de la responsabilité de l'Etat et non de l'individu. Les tristement célèbres "égorgeurs" de journalistes sont donc des musulmans pervers ayant commis un crime sans justification dans la Loi de Dieu et doivent être traqués et punis pour l'exemple comme il se doit (voir L'islam en guerre contre le terrorisme | 21. Le Jugement contre les corrupteurs et la récompense de ceux qui les combattent [...]). La chasse aux véritables espions est le devoir de l'Etat musulman et aucun groupe dissident ne peut s'y substituer.
27.9. Les 3 conditions nécessaires pour pouvoir tuer un bouclier humain musulman utilisé par l'ennemi (perte collatérale autorisée)
27.10. Défendre la justice et protéger la vie
27.11. Répondre à la demande d'assistance des Gens du Livre opprimés pour leurs pratiques religieuses
27.12. Défendre la Terre musulmane, ses biens, sa vie et celle des siens
27.13. La notion de guerre préventive
27.14. Ne pas s'allier aux non-musulmans sauf quand les musulmans sont incapables d'appliquer la justice eux-mêmes <Verset, Hadîth>
Il est préférable aux musulmans de refuser l'aide des non musulmans, lors d'une opération militaire, quand les musulmans sont dans des dispositions de force suffisantes à faire appliquer la justice eux-mêmes.
Quand les musulmans sont en état de faiblesse et que d'autres groupes de non-musulmans, plus puissants, décident de combattre l'injustice, il est du devoir des musulmans de s'unir à ces derniers, car sans cela, le combat contre l'injustice (qui est une priorité en islam) devient impossible.
Dire [« Hadîth »], Ibn Hichâm, Ahmad Ibn Hanbal et al-Hamîdî (qdsseuxt) [authentifié par Cheikh Albânî -qdlfm- dans son commentaire du livre "Fiqh as-Sîra"
de Cheikh Mohammed al-Ghazâlî -qdlfm-
p 56] rapportent d'après Ibn al-Athîr (qdssl) : "... puis les tribus arabes s'appelèrent pour conclure cette alliance. Elles se réunirent chez ‘Abd Allâh Ibn Djud‘ân pour sa noblesse et son âge vénérable. Il s'agissait des Béni Hâchim, des Béni ‘abd el-Muttalib, des Béni Asad Ibn ‘abd el-‘uzza, des Zuhra Kilâb et des Taym Ibn Murra. Les différentes tribus s'engagèrent à rendre justice à toute victime d'un préjudice, qu'elle soit de La Mecque ou d'ailleurs. Quraych appela ce pacte "l'Alliance d'al-Fudûl" ; le Messager de Dieu (qpssl) y a assisté. Il dit à ce propos :
"« J'ai pris part, avec mes oncles, chez ‘Abd Allâh Ibn Djud‘ân, à une alliance. Je n'échangerai pas la part que j'y ai prise contre un troupeau de chameaux rouges. Et si l'on me demandait, maintenant que l'islam est établi, d'y prendre part, je me porterais volontaire. »"Mais il devient alors obligatoire aux musulmans de prendre toutes les dispositions afin de renforcer leur position de force afin que, dans le futur, ils se retrouvent en état de force et puissent rétablir la justice au Nom de Dieu et sans le concours des non-musulmans, car cela est plus pur et personne ne peut mieux combattre l'injustice que celui qui a vaincu la plus grande de toutes les injustices en se soumettant au Créateur, au Vrai, au Roi des rois, au Roi du Jour du Jugement, au Sage, au Juge.
Sourate 7, versets 37 et 38
"car qui est plus injuste que celui forge des mensonges sur le compte de Dieu ou qui traite Ses Signes d'imposture ? Ceux qui s'en rendent coupable auront certe, la part qui leur est destinée ; mais lorsque les Anges de la mort viendront recueillir leur âme, ils leur demanderont : "Où sont donc ceux que vous invoquiez en dehors de Dieu ?" Ils répondront : "Ils nous ont bel et bien abandonné.", témoignant ainsi contre eux-mêmes qu'ils étaient infidèles.
Et Dieu leur dira alors : "Allez rejoindre en Enfer les générations de Djinns et d'Humains qui vous ont précédés !" Et chaque fois qu'une communauté y pénétrera, elle maudira son aînée, jusqu'au moment où elles seront toutes réunies. Alors la dernière entrée dira à la première arrivée : "Voilà, Seigneur, ceux qui nous ont égarés ! Double donc leur châtiment par le Feu !" le Seigneur répondra : "A chacun de vous sera infligé un double châtiment, mais vous ne le saviez pas jusqu'à présent !""
27.15. Rétablir l'islam en combattant les musulmans qui ont délaissé un des Piliers de l'islam Muslim #14
28. La récompense du Mudjahid et du Martyr auprès de Dieu (qsE) |
4:95
28.1. Les garde-frontières du pays musulman 1 jour de garde est mieux qu'1 mois de jeûne et de Prière
Muslim 2193
28.2. Les services de renseignement musulmans
28.3. Les Combattants sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Mudjahiddines"] récompense du Jeûneur prieur lecteur du Coran
Muslim 2157, 2163
28.4. Le Martyr ["ach-Chahîd"]
les catégories de Martyrs
Muslim 2194
péchés pardonnés, 100ème degré du Paradis, le Paradis est à l'ombre des sabres
Muslim 2165, 2166, 2182
Dire [« Hadîth »], al-Hâkim (qdssl) et ad-Diyâ (qdssl) [authentifié par Albânî dans "Sahîh al-Djâmi as-Saghîr" #3676] rapportent d'après Djâbir Ibn ‘Abd Allâh (qdssl) que le Prophète (qpssl) a dit :
"« Les meilleurs des martyrs sont Hamza Ibn ‘abd el-Muttalib et un homme qui se dresse devant un souverain injuste, lui ordonnant le Bien et lui interdisant le Blâmable et qui se fait tuer. »"Dire [« Hadîth »], Ahmad Ibn Hanbal (qdssl), Abû Ya‘lâ (qdssl) et Tabarânî (qdssl) [authentifié par Albânî dans "Sahîh al-Djâmi as-Saghîr" #1107] rapportent d'après Na‘îm Ibn Hammâr (qdssl) que le Prophète (qpssl) a dit :
"« Les meilleurs martyrs sont ceux qui combattent aux premiers rangs, sans répis jusqu'à la mort ; ceux-là jouiront pleinement des chambres supérieures du Paradis et Dieu leur sourira. Or lorsque Dieu sourit à quelqu'un, Il l'exempt de jugement. »"
28.5. Les conditions de validité du Martyr ["ach-Chahîd"]
- avoir combattu pour élever la Parole de Dieu (qsE) ;
- avoir combattu pour rétablir la justice ;
- avoir combattu avec persévérance ;
- avoir combattu avec dévouement ;
- ne pas avoir tourné le dos à l'ennemi ;
- ne pas avoir volé du butin avant sa distribution par l'Imâm ;
- ne pas avoir mis un terme à sa vie par désespoir ;
- ne pas être mort endetté
Muslim et Nawawî #217 ;
29. La punition de celui qui délaisse le Djihâd |
Muslim 2190
2188
2191
30. Le Djihâd au XXIème siècle, organisation et commandement |
Ahl Sunna wa Djama‘a : Djihâd pour la la justice assurée de la victoire
2200, 2101, 2203
30.1. La défense du pays d'islam est du devoir des chéfs d'Etats musulmans et de leurs armées Cette organisation concerne le § 27.B. Le Djihâd qui est obligation inviduelle ["Fardh ‘Aïn"] [...].
Les Combattants sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Mudjahiddine"] qui souhaitent pratiquer le Combat sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Djihâd"] en élevant Sa Parole pour défendre le Pays d'islam doivent obligatoirement défendre le pays d'islam en incorporant les forces armées de chaque pays musulman. Toute autre organisation sectaire n'attire aucunement la satisfaction de Dieu (qsE), est source de division ["Fitna"] et n'assure pas Sa récompense pour Ses Combattants. L'obéissance au Chéf d'Etat n'est pas absolue car le Combattant sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Mudjahid"] ne doit pas lui obéir dans la désobéissance à Dieu (qsE) mais sans retirer sa main de son commandement. Dans le cas d'un Gouverneur pervers, il est du devoir d'obéir aux Savants qui sont à même de juger quand les musulmans sont aptes à renverser un Gouverneur pervers ou apostat sans dommage trop grand pour les musulmans et pour l'islam. Dans la plupart des cas un tel soulèvement est interdit pour les mêmes raisons.
30.2. Les opérations multinationales nécessitent une nouvelle organisation Cette organisation concerne le § 27.A. Le Djihâd qui est obligation pour une partie (nommée) de la Communauté seulement ["Fardh Kifâyah"] [...]. Cette organisation devra être l'oeuvre d'un Etat car le Prophète (qpssl) n'a été autorisé à mener le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] qu'une fois élu démocratiquement à la tête des ressources d'un Etat (Médine) et de toutes les responsabilités qui vont avec. Cette organisation ne pourra pas être une simple initiative nationaliste d'un quelconque Etat musulman car l'islam universel vaut mieux que cela et que la Foi unit les âmes au-delà des frontières, des langues, des castes sociales et des couleurs de peau. Cette organisation devra se donner comme objectif prioritaire le rétablissement de la Justice car Dieu (qsE) s'est interdit l'injustice, L'a interdit à Ses serviteurs et que l'on ne peut décemment oser dire : "Je suis Croyant" et laisser se commettre des injustices à notre porte sans ressentir une profonde honte devant Dieu (qsE) ni un manque de sincérité flagrant dans notre Foi.
Les opérations militaires multinationales que nécessitent certains Etats musulmans afin de les défendre contre des agressions extérieures doivent être organisées différemment par la Communauté musulmane mondiale. Elles ne doivent pas être à l'initiative d'un chéf d'Etat mais être coordonnées par des structures multinationales qui n'existent pas du fait de l'inexistance du califat islamique. En attendant son retour et de sa légitimité par la volonté divine et l'actions de réforme islamique, pour répondre à la logique de la Religion, il faut créer des unités militaires multinationales, placées sous le financement d'un ou plusieurs Etats et sous le commandement d'un seul. Un Chéf d'Etat pieux crééra donc le premier Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines, composé uniquement de musulmans qui lui prèteront allégeance après avoir prononcé leur Profession de Foi. Ils devront aussi jurer de défendre la Communauté musulmane contre toutes les agressions (ainsi que contre son propre mal) ainsi que jurer de préter allégeance, au moment opportun, au futur calife de l'islam, désigné comme tel par les Savants et une fois que le Chéf d'Etat pieux dont ils dépendront l'aura fait. Il sera du devoir du Général chargé du commandement de ce Corps de Croyants de recruter des musulmans Croyants parlant la même langue (pour plus d'efficacité opérationnelle, et une partie au moins la langue Arabe) et ayant l'autorisation écrite de leur mère à s'engager sur le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] et ayant fait une déclaration devant Dieu (qsE), écrite avec deux témoins qu'ils ne sont pas endettés. En ce basant sur le modèle des corps Légionnaires, ce Corps de Croyants devra obligatoirement être multinational, recrutant idéalement des soldats expérimentés volontaires de différents pays musulmans, si possibles proches géographiquement et culturellement les uns des autres. Il sera aussi de son devoir de les former aux différentes règles afférantes à cet acte d'adoration (ce qui est résumé dans cet article ci-dessus) ainsi qu'aux autres actes d'adoration et de mettre en garde contre les innovations. Ces conditions, une fois remplies, autoriseront les musulmans à verser l'Aumône ["Sadaqat"] pour aider à financer le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] et au Chéf d'Etat pieux de demander, à l'organisme collecteur, tout ou partie de la Taxe Sociale Purificatrice ["Zakât"] si les besoins opérationnels et financiers s'en font sentir.
Dire [« hadîth »], Tirmidhî (qdssl) et Nawawî (qdssl) [#1338] rapportent d'après Abû Yahya Khûrim Ibn Fatik (qdssl) que le Messager de Dieu (qpssl) a dit :
"« Celui qui fait une dépense pour [le combat pour] la Cause de Dieu, la verra multipliée par sept cent. »"Une fois les Combattants sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Mudjahiddines"] instruits dans la Religion, remis en forme et formés à utiliser toutes les armes modernes mises à leur disposition par le Chéf d'Etat pieux, le Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines passera au statut opérationnel et pourra répondre aux demandes des pays musulmans qui ont besoin d'aide (comme la Palestine). Le Chéf d'Etat pieux ordonnera alors le déploiement sur site du Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines et ordonnera à son Général de se mettre, lui et ses hommes, sous le Commandement du Chéf (musulman) d'Etat musulman qui en aura fait la demande, conformément aux règles du Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"].
Le Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines aura le drapeau noir de l'Unicité divine ["Tawhid"] comme emblème. Ses véhicules seront paints en noir. Ses uniformes seront blancs. Ses différents commandants d'Unités (Sergents, Lieutenant, etc...) seront ceux qui récitent le mieux le Coran ["Tadjwid"]. Leurs bases d'attaches seront construites autour d'une mosquée et à proximité de ports et d'aéroports militaires.
Il n'est pas nécessaire, dans un premier temps, que ce Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines soit du format d'une division ou dispose de tous les moyens d'action d'une armée moderne. Il suffit de mettre en place des UDSA (Unité de Défense Sol Air) autonomes, de la dimension d'une escouade (11 hommes idéalement), et qui disposeront d'armes de point anti-Aériennes et anti-Blindés (seule l'obligation d'utiliser de tels armes pour vaincre le blindage de tels véhicules autorise les musulmans à utiliser exceptionnellement le feu pour tuer), de leurs munitions, d'outils de communication et de l'infanterie pour la défendre. Les sous-officiers des communications devront obligatoirement parler la langue du Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines ainsi que l'arabe pour des nécessités tactiques de communication avec le pays musulman à défendre. L'objectif du Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines est de mettre en place un bouclier terrestre et aérien contre les incursions ennemies par leurs forces de domination (blindés, hélicoptères et avions), tandis que le reste des missions de défense (armée de l'air, forces blindées, infanterie) devra rester du devoir du pays d'islam envahi. Toute violation de l'espace aérien et terrestre par les forces d'occupations israéliennes sera combattue avec la plus grande fermeté. Le peuple palestinien pourra alors être protégé contre les attaques ennemies et il sera du devoir du Chéf d'Etat d'organiser un référendum dans le but de préparer la venue d'un processus de paix juste. Le pacte de paix devra en tout premier lieu consacrer le choix de l'Islam comme Religion d'Etat et donc que la population accepte d'en appliquer ses préceptes : fin du culte des martyrs et des deuils excessifs, décrochage des photos des murs des mosquées, fin des attentats suicides et mise hors la loi des récidivistes, accords judiciaires et coopération policière avec l'Etat israélien dans la lutte contre les sectes extrémistes (devenues illégales après rétablissement de l'unique armée palestinienne) qui n'auront plus aucune excuse de pratiquer l'attentat suicide, déclaration de Jérusalem comme capitale des deux Etats, respect des frontières de Palestine définies par les Nations Unies, mise en place de l'Etat de droit et de l'application de la loi palestinienne aux colons israéliens présents dans leurs frontières, réouverture des ports et aéroports internationaux permettant l'arrivée de la solidarité musulmane. Une fois le référendum ratifié par la population, la légitimité du Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines aura été acceptée démocratiquement et placée sous le commandement du Chéf d'Etat musulman. Il pourra être renforcé au besoin par les autres pays de la Communauté musulmane et rester mobilisé autant de temps que nécessaire pour assurer le respect des accords de paix et protéger la population des injustices de l'occupant. Force, fermeté et justice ne feront plus qu'un. Si ce référendum venait à être refusé, le Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines perdrait toute légitimité démocratique concernant sa présence et son rôle, de même que l'islam dans ce pays et le peuple palestinien ne pourrait alors plus que se blâmer lui-même de sa situation à cause de son éloignement de la Religion de Vérité.
Pourquoi une telle organisation n'existe pas encore de nos jours ? Par manque de piété des Chéfs d'Etats musulman, par manque de volonté politique d'unir la Communauté pour sa propre défense ainsi que le manque d'unité autour de la Religion authentique (les Gens de la Sunna et du Groupe / Consensus ["Ahl al-Sunna wal Djama‘a"]). Les prophéties nous apprennent que la reconstitution du Califat islamique aura lieu dans une situation similaire et qu'il sera initié par un Imâm pieux qui saura, par la grâce de Dieu (qsE), réunir les musulmans sous un même drapeau. Ces trois causes ne sont que les conséquences de l'éloignement de la Communauté musulmane de l'obéissance à Dieu (qsE) et de Son adoration exclusive selon la Sunna authentique purifiée des innovations. Nous croyons sincèrement que l'initiative de fonder un tel Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines sera à même de fédérer à nouveau les musulmans et à inspirer certains Chéfs d'Etats à fonder le 2ème Corps Expéditionnaire des Mudjahiddines et ainsi de suite. L'objectif avoué est de mettre en place des organisations musulmanes multinationales, formées au Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] et aptes à se mettre sous le commandement du Calife de Dieu ["al-Mahdî"] (qdssl) lorsque l'Anté-Christ menteur ["ad-Dadjâl"] menacera le monde. Alors, seuls les musulmans ne seront pas dupe des manigances du futur dictateur/roi/dieu mondial et ils seront les seuls à ne pas succomber à ses manoeuvres corruptrices, renforcés par des miracles, et donc à combattre ses armées maléfiques et corrompues.
Une unité initiale de la taille de celle des Mudjahiddines de Badr (autour de 300) suffirait à enclancher le mouvement. Il faut être conscient que la qualité doit être prioritaire à la quantité. Les échecs passés de la Communauté musulmane démontrent un manque de Foi, de mauvaises intentions et une méconnaissance de la pratique du Combat sur le Chemin de Dieu (qsE) ["Djihâd"] qui ont attiré l'insatisfaction de Dieu (qsE) et provoqué la défaite des musulmans (notamment lors des tentatives de défense de la Palestine où la notion de défense de l'honneur arabe a prévalu sur la volonté d'élever la Parole de Dieu -qsE- et de combattre l'injustice sans tomber dans la vengeance. Combien de soldats musulmans continuaient à prier durant l'offensive israélienne contre la Ligue arabe (Egypte, Jordanie, Syrie, Irak) lors de la Guerre des Six Jours (6-12 juin 1967) ainsi que durant l'offensive Egypto-Syrienne de la Guerre du Kippour (6-24 octobre 1973) ? Les musulmans étaient-ils unis sous un commandement unique ?, ...).
A nos voisins non-musulmans des démocraties occidentales, nous expliquerons sans honte et avec courage qu'au nom de toutes les victimes des 2 Guerres Mondiales et de tous ceux qui ont donné leurs vies afin de combattre l'injustice et de libérer leurs pays des occupations étrangères afin de pouvoir vivre en hommes libres selon leurs cultures et leurs traditions, ils ne peuvent décemment pas nous empêcher de vouloir prêter secours à nos frères et soeurs victimes d'occupations similaires, d'injustices similaires, d'humiliations similaires et de tortures similaires, qu'ils soient en Palestine, au Darfour, en Tchétchénie ou partout ailleurs. Ils subissent aujourd'hui ce que subirent hier les Français, les Belges, les Polonnais, les Russes et d'autres peuples sous l'occupation Allemande, les Irlandais avant leur indépendance, les Indiens d'Amérique pour la défense de leur mode de vie, les Américains colons pour leur indépendance de la Couronne anglaise, les Juifs avant la constitution d'une terre pour les accueillir, les Marocains, les Algériens, les Tunisiens et d'autres avant leur libération du colonialisme et les noirs d'Afrique du Sud avant la chute du régime de l'Apartheid. Ils se battent aujourd'hui pour avoir le droit de vivre comme d'autres en firent de même par le passé. Notre acte sera donc un acte humanitaire d'assistance aux résistants musulmans qui ne vivent pas en paix sur leur propres terres. Tout comme les résistants héroïques du passé, ils ont droit au soutien inconditionnel des gens de Bien et les Croyants en sont l'élite. Les démocraties occidentales ne peuvent nous en empêcher sous peine de renier leur propre histoire, construite dans le sang des résistants et des soldats de la liberté, tout comme nous ne pouvons nous en empêcher sous peine de renier notre propre Foi. Nous ne pourrons pas nous en empêcher sous peine d'avoir honte de vivre en hommes libres et en paix alors que nos frères et soeurs vivent sous domination et en état de guerre.
Dire [« hadîth »], Muslim (qdssl) et Nawawî (qdssl) [#1341] rapportent d'après Abû Hurayra (qdssl) que le Prophète (qpssl) a dit :
"« Quiconque meurt sans avoir participé à une bataille ou du moins sans avoir eu l'envie d'y prendre part, meurt avec l'un des traits de l'hypocrisie. »"Aux soi-disant adorateurs de la Liberté qui seraient tentés se mettre en travers de notre chemin, nous leur dirons que la liberté qu'ils défendent est la liberté d'un peuple d'en dominer un autre, la liberté d'une religion d'en dominer une autre, la liberté des persécutés d'hier (par les Nazis) de persécuter aujourd'hui (les Palestiniens). Cette liberté est vide de vertu et de morale, elle n'a aucun sens et ne mérite pas que des soldats perdent leur vie pour la défendre. La liberté que nous défendons est celle d'un peuple de pouvoir vivre libre, de son honneur, de pratiquer sa Religion et de vivre en paix avec ses voisins forcés. Et contrairement aux défenseurs de la liberté d'hier et d'aujourd'hui, nous sommes armés d'une chose qu'ils n'ont jamais eu : la Foi. Cette Foi nous dicte les limites à ne pas dépasser dans ce combat pour la liberté, la justice et le Bien. Cette Foi nous a amené à la certitude de la récompense divine pour le don de nos vies sacrifiées dans le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] et nous unit comme rien d'autre ne peut unir des hommes.
30.3. L'exemple de Cheikh Hassan al-Bannâ (qdlfm) et les causes de l'échec des Frères Musulmans Cheikh Mohammed al-Ghazâlî (qdlfm)
nous dit à propos du père fondateur du mouvement des Frères Musulmans :
"Celui qui me marqua le plus, c'est le martyr, l'Imâm Hassan al-Bannâ (qdlfm). Il fut un Savant en Religion - au plus haut niveau qui puisse exister en matière de Croyance ["‘Aqîda"] et de Voie Islamique ["Sharî‘a"]. Il fut de plus un orateur éloquent. Ses discours étaient toujours axés sur les Fondements et non sur les sujets insignifiants, sur les réalités et non sur les illusions. Hassan al-Bannâ (qdlfm) avait compris la situation critique de l'Islam après l'effondrement du Califat et de l'Etat islamique. Les impérialistes étaient alors venus usurper les richesses de l'Islam en Orient et en Occident. L'homme s'opposa à leur force destructive en formant des groupes islamiques qui furent fiers de leur Foi et fermement attachés à la vérité, malgré les obstacles et quelles que soient les conséquences.
Hassan al-Bannâ (qdlfm) était l'ami de chaque Croyant qu'il rencontrait. Celui qui le rencontrait était enveloppé généreusement par sa tendresse. On sentait qu'il était devenu un ami cher. Il veillait toujours à ne pas gaspiller du temps dans les paroles futiles. Il n'y avait pas une seule minute, je dirais même une seule seconde, qui s'écoulerait sans qu'il ne serve l'islam. Il servait l'islam par un mot, par un conseil, par une action productive, par une plaisanterie qui visait à établir l'amour entre les coeurs.
Hassan al-Bannâ (qdlfm) avait une mémoire photographique. C'est comme s'il se rappelait les événements et les noms en tournant une cassette vidéo. Si quelqu'un le rencontrait et discutait un problème avec lui en mentionnant le nom de ses frères et soeurs et si il revenait le voir quelques années plus tard, il [al-Bannâ] commencerait la conversation en prenant des nouvelles des frères et soeurs mentionnés, un par un. Il pouvait aussi continuer la discussion d'un problème ou d'événements évoqués il y a quelques années, comme si cela avait eu lieu juste la veille.
La vérité est que Hassan al-Bannâ (qdlfm) fut un aimant sincère. On pouvait le voir étreindre un simple ouvrier portant des habits salis. Cela ne l'empêchait guère d'exprimer son amour. En fait, Hassan al-Bannâ (qdlfm) est tellement distingué par de si nombreux aspects qu'il me faut un livre séparé pour détailler cela."En mars 1928, Cheikh Hassan al-Bannâ (qdlfm) fonda au Caire (Egypte) l'association qui allait devenir une véritable pieuvre islamique unissant tous les pays musulmans de la Communauté musulmane. Critiqué pour leur hétérodoxie par certains littéralistes, admiré pour leur organisation et leur lutte internationale pour défendre l'islam par d'autres, les Frères Musulmans constituèrent ce qui fut peut-être le seul groupe armé de Croyants dans les armées arabes musulmanes de la Guerre de 1948. Ils se battirent pour défendre la Palestine au Nom de Dieu (qsE) quand d'autres se battaient au nom des nations arabes. Ils venaient volontairement de tout le monde musulman connu quand d'autres étaient enrôlés par les Gouverneurs de leurs Etats. Quand les musulmans du monde entier baissèrent les bras, certains Croyants prirent les armes pour défendre la Terre Sainte de l'usurpation. Ils furent la fierté de l'islam mais ne purent malheureusement apporter la victoire car noyés dans une guerre qui débuta pour de mauvaises raisons et avec des moyens hétérodoxes. Les arabes, divisés en différents groupes, inéquipés, se heurtèrent aux Juifs qui s'unirent pour bâtir leur Etat, réussissant à dissoudre toutes leurs milices en une une armée forte et robuste (grâce au soutien financier du réseau mondial juif) : Tsahal. Il ne faut pas non plus négliger le fait que dans le grand dessein divin, la Communauté musulmane mondiale ne méritait pas une telle victoire, divisée en Etat-Nations comme elle l'était (et comme elle l'est encore). L'honneur des Croyants est sacré mais pas celui des musulmans malades ayant cédé leur Foi devant les assauts des colonisateurs chrétiens, occidentaux et démocrates porteurs de progrès technologique mais de décadence morale. Un peuple musulman qui a baissé les armes et cessé de défendre l'islam ne mérite pas qu'une poignée de Croyants sincères lui apporte la victoire sur un plateau.
Comme on le sait, cette Guerre fut une défaite de l'islam et les 2 guerres suivantes furent aussi décevantes. La principale cause de cette défaite des Frères Musulmans fut avant tout ce qui fut aussi leur fierté : une organisation multinationale, un Etat dans les Etats mais sans les ressources ni la légitimité d'un Etat. Cela allait d'ailleurs causer la mort de son leader, devenu trop "gênant" et trop "musulman" pour un Gouverneur désireux de garder la main mise sur son pouvoir. Comme beaucoup de mouvements de résistance islamique dans l'histoire musulmane, ils furent écrasés et broyés par les dictatures "musulmanes". Leur présence dans le premier conflit israélo-arabe n'était pas la présence d'un leader mais d'un suiveur qui surfait sur la "vague" d'indignation arabe anti-sioniste, vague qui allait bientôt redescendre pour l'écraser dans sa chute. Et quand l'on étudie de près l'histoire du Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] tel qu'il fut mené par le Prophète (qpssl), on ne peut pas être surpris par cette défaite. Car le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] n'a de sens que s'il est basé sur le principe moral absolu d'élévation de la Parole Divine, de la défense de l'Etat islamique contre les agressions externes, avec les ressources de l'Etat à défendre, dirigé par un Emir aimé et suivi. Ces conditions amènent le soutient de toute la Communauté ainsi que des musulmans qui sont aux responsabilités alors que les Frères musulmans, en plus de combattre l'ennemi extérieur, étaient l'objet de la jalousie des responsables pervers des Etats musulmans et n'avaient le soutient que d'une Communauté de Croyant bien impuissante et encore faible dans la Foi. Le Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] de certains ne peut, à lui seul, recimenter l'Unité de la Communauté musulmane. Il doit en être la face visible de l'iceberg, l'arbre qui cache la forêt, la concrétisation de la volonté de la Communauté de vivre dans l'adoration exclusive de Dieu (qsE) et de défendre ce mode de vie au prix du sacrifice d'une partie (l'élite) de sa jeunesse.
Aujourd'hui, le Hamas, héritier de l'organisation des Frères Musulmans, n'a rien perdu de son but originel mais est encore la cible des ennemis internes (corrompus par l'occident) malgré leur accession démocratique au pouvoir. Un premier Ministre qui dirige la Prière du Vendredi et un Président arabe égaré préférant traiter avec l'ennemi et combattre l'ami sont la réalité du pouvoir en Palestine. Les Palestiniens sont encore divisés (alors qu'ils devraient s'unir autour de la Religion), ce qui facilite encore la tâche des Israéliens. Le refus du Hamas de reconnaître ce qui pourtant est son voisin dans les faits, l'Etat d'Israël, ne permettra malheureusement pas d'obtenir le moindre soutien de la communauté mondiale qui voit encore dans le Hamas un mouvement religieux négationniste qui ne désire que la destruction d'un Etat Israélien et de son peuple Juif pour lequel la communauté mondiale a toujours une dette depuis la seconde Guerre Mondiale. L'aspect émotionnel et politique de ce soutien aveugle n'est pas à négliger. Accepter ses voisins forcés et ne pas brandir la menace (inapplicable) de la destruction de leur Etat comme objectif fondamental est une condition sinequanon à la défense de la Palestine, à sa légitimité et à sa paix avec Israël. L'unité palestinienne et la non-reconnaissance de la réalité sont les deux causes principales de l'impossibilité de la Palestine à défendre ses droits en tant qu'Etat légitime et de l'impossibilité de recevoir un soutien financier et militaire massif des musulmans du reste du monde (contrairement aux Juifs qui obtinrent les deux dans un objectif commun). La Justice doit reprendre ses droits, la vengeance ne doit plus être l'objectif, ni l'argument religieux contre les Juifs brandi. Il n'est question que d'un peuple légitime opprimé et asphixié par Israël et par la communauté internationale qui, s'il respecte un minimum de règles internationales, pourra se voir secouru. L'islam nous enseigne comment vivre en paix avec nos voisins, même forcés, tout en les empêchant de perpétrer des injustices contre nous par une force ferme mais qui ne dépasse jamais la mesure. La Palestine en est encore loin.
Conclusion |
Sourate 3, verset 120
"Le moindre bien qui vous arrive les afflige
et tout mal qui vous atteint les remplit de joie. Mais si vous
êtes patients et si vous craignez Dieu, leurs manoeuvres ne vous causeront
aucun tort, car Dieu cerne leurs agissements de toute parts."
Sourate 24, verset 54
"Dieu promet à ceux d'entre
vous qui croient et qui font le bien, qu'Il leur donnera la succession
dans le pays, comme Il avait donné la succession à ceux
qui étaient avant eux, et qu'Il établira pour eux leur religion
qu'il Lui a plu (de fixer) pour eux, et qu'Il leur donnera en échange,
au lieu de leur frayeur, la confiance. « Ils m'adorent, dit Dieu
; ils ne M'associent rien. » Mais (quant à) celui qui, après
cela, ne croit pas, ceux-là sont (du nombre) des pécheurs."
Aujourd'hui l'islam est dans une situation telle que la
succession sur la Terre n'appartient pas aux Croyants mais aux occidentaux mécréants
(ainsi qu'aux injustes Gouverneurs musulmans). Leur écrasante
supériorité intellectuelle, commerciale, militaire et politique
sont une réalité qui ne peut être niée. Il est donc
clair, pour celui qui croit, que l'espoir d'un avenir meilleur se trouve dans
l'obéissance à Dieu (qsE) et non dans sa désobéissance.
Ainsi l'affliction de cette situation humiliante disparaîtra pour laisser
la place à la sérennité du coeur. Ce n'est pas en délaissant
l'Unicité, la Prière, la pureté des mosquées, la
pureté des intentions dans les actes et l'application de la Sunna aux
profits de la parole colérique, du conflit armé sans obéissance
aux règles du Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd
fî-sabîli Llâh"]édictées par Dieu (qsE)
et Son Messager (qpssl), d'une démocratie "à
l'occidentale" qui oublie la Constitution islamique (Coran et Sunna,
élection puis suivi d'un Calife) et du dénigrement des Savants
quand ces derniers font un Rappel qui contredit ceux qui suivent leurs passions,
que le peuple musulman reviendra à la position dominante pourtant promise
par Dieu (qsE). Et Sa promesse est vraie.
L'autocritique individuelle et collective est indispensable aux musulmans avant
de critiquer la situation de soumission aux mécréants qui est
la leur, et avant de critiquer leurs propres dirigeants qui désobéissent
à Dieu (qsE) ainsi que la critique de ces derniers
quand ils n'arrivent pas à améliorer la situation de leurs administrés.
Sourate 13, versets 11 et
12
"(Pour Lui) il en est de même, parmi vous,
de celui qui garde en lui-même son discours et de celui qui le dit à
haute voix, de celui qui se cache dans la nuit et de celui qui se produit au
grand jour.
Tout (homme) a des Anges gardiens devant lui et derrière lui, qui veillent
sur lui par ordre de Dieu. En vérité, Dieu ne
change pas ce qu'ont les hommes*,
aussi longtemps qu'ils ne changent rien en eux-mêmes.
Et lorsque Dieu désire un mal pour un peuple, il n'a pas moyen de l'écarter.
Les hommes n'ont de protecteur que Lui."
* "un peuple".
C'est Dieu (qsE) qui a placé
tel Gouverneur, Président ou dictateur à la tête d'un peuple
car Il est Le Possesseur du Royaume Qui donne
un règne à qui Il veut ["Malikul
Mulk"] .
Dieu (qsE) est Le Juste
["al-‘Adl"]
,
il a donc placé ce Gouverneur en toute justice pour les qualités
/ défauts de son peuple (en ce qu'Il agréé c'est à
dire l'islam). Si nous ne nous changeons pas nous-même sur le Chemin de
Dieu (qsE), c'est que nous méritons des Gouverneurs
iniques, corrompus, idolâtres et traitres.
Sourate 3, verset 165
"Ayant subi un revers pour la première
fois, après en avoir infligé le double à vos ennemis, vous
vous dites : "Comment avons-nous pu mériter cette
disgrâce ?" Dis-leur : "Vous ne devez vous en prendre qu'à
vous-mêmes !" La Puissance de Dieu n'a point de limite."
Combien sont les musulmans qui pleurent sur leur disgrâce sans pour autant se remettre en question ?
Dire divin [« hadîth
qudsi »], Muslim (qdssl) [#3301 et #3302] rapporte
d'après Tawbân (qdssl) que le Messager de
Dieu (qpssl) a dit :
"« Dieu a plié pour moi la terre
et j'ai vu ses parties orientales et occidentales. Le royaume de ma communauté
s'étendra sur les parties de la terre qui ont été
contractées pour moi. Et on m'a accordé deux trésors
rouge et blanc. Et j'ai demandé à mon Seigneur en faveur
de ma communauté qu'Il ne la fasse pas périr par une famine
générale [qu'il ne la fasse pas noyer] et qu'Il ne lui impose
pas un ennemi en dehors d'elle-même. [Alors Il m'a accordé
les deux premiers bienfaits et m'a privé du troisième]
Dans une autre version :
"Mon Seigneur a dit : « Ô Mohammed ! Ce que J'ai décrété
doit se réaliser et J'ai accordé en faveur de ta communauté
(la promesse) que Je ne la ferai pas périr par une famine
générale et que Je ne lui imposerai pas un ennemi, en dehors d'elle-même,
qui viole sa puissance, même si cet ennemi se rassemble de toutes parts
; et ce jusqu'à ce que les membres de ta communauté se fassent
périr les uns les autres. » »"
Muslim 3302
Quant à ceux qui disent que l'ennemi de la Palestine est le peuple Israélien, il est vrai que ce peuple est injuste et qu'il aura ce qu'il mérite au Jour du Jugement, c'est une promesse de Dieu (qsE), mais ils se trompent lourdement. En fait les palestiniens ont déserté l'obéissance à Dieu (qsE) et à Son Prophète (qpssl) en menant un Djihâd qui n'en est pas un car ils violent les règles de la Guerre Sainte (voir Actualités | L'islam contre le terrorisme [...]). Pour avoir le soutient de Dieu (qsE) et la victoire il faut :
S'il ne manque aucune de ces conditions, il se peut que Dieu (qsE) donne alors au peuple palestinien (si leur intention est pure) un renouveau dans son honneur (puisqu'il se comportera à nouveau comme un peuple Croyant) et fasse sortir d'eux un Gouverneur juste, soumis à Dieu (qsE) qui leur apportera la victoire et la paix. Ce comportement fera disparaitre toute excuse fallacieuse israélienne permettant de justifier leurs agressions, fera naître la terreur dans le coeur de leurs décideurs et de leurs soldats et montera leur propre population civile contre leurs dirigeants (cela s'est déjà produit, par une manifestation de parents de soldats tués, quand les Palestiniens ont appliquée -1 seul fois à ma connaissance- les règles du Combat sur la Voie de Dieu (qsE) ["Djihâd fî-sabîli Llâh"] en détruisant une Jeep israélienne intruse et tuant ses occupants) qui font tuer injustements leurs propres soldats. Cela aboutira, avec l'aide de Dieu (qsE), à une stabilisation et une pacification dans la région.
Sourate 3, versets 125 à
127
"Bien plus, si vous faites preuve
de patience et piété et que vos ennemis viennent vous attaquer
par surprise, Dieu vous enverra en renfort cinq milles
Anges d'élite.
Dieu n'a agi de la sorte qu'à titre d'heureuse nouvelle, destinée,
à vous redonner confiance, car la victoire ne peut venir
que de Dieu, le Puissant, le Sage,
soit en faisant tailler les infidèles en pièces,
soit en leur faisant subir une défaite humiliante et en les acculant
au désespoir."
S'ils persistent dans leur erreur concernant une seule de ces conditions citées ci-dessus, ils sont condamnés à l'humiliation et à la défaite perpétuelles non pas à cause des Israéliens mais à cause de leur propre désobéissance à Dieu (qsE) et à Son Messager (qpssl).
Cheikh Mohammad al-Ghazâlî
(qdlfm) dans son livre "Chagrins d'un prédicateur",
Section : Notre situation avant les grandes défaites historiques, Méditations
sur l'Histoire, éditions Nahdat Misr, troisième édition,
décembre 1998, traduit par le site islamophile, nous dit :
"Si les musulmans ne font pas preuve de
sincérité vis-à-vis de Dieu, qu'ils ne s'en
prennent qu'à eux-mêmes."
Ainsi est la Toute Puissance de Dieu (qsE) et celui qui en doute a renié deux (au bas mot) de ses Noms et Attributs parfaits et sort donc de l'islam d'après le consensus des Savants de la Sunna et du consensus. Et ils le payeront chèrement le Jour du Jugement. Que Dieu nous en préserve ["A‘udhu Billâh"].
Les guerres de religion et l'islam
Cheikh Mohammad al-Ghazâlî (qdlfm) dans son livre "Telle est Notre Religion", traduit par Mohammed A. Ambar et révisé par Jean François Pharu, ISBN 9981-26-025-8 nous dit :
"L'Islam ne connaît pas les guerres de religion et, assurément ne déclenche pas d'offensive pour diffuser ses principes et imposer aux gens ses enseignements (...)
L'Islam combat dans deux cas :
- pour repousser l'agression des provocateurs souhaitant sa perte, en faisant trébucher ses fidèles et en les humiliant ;
- pour porter secours à des êtres atteints dans leur humanité, par suite de l'exercice dans un pays de la dictature et de l'oppression.
Dans chacune de ces situations, il refuse, en cas de victoire, de s'imposer à un individu comme à un pays. Il se contente de briser l'agression puis de se retirer du pays, en laissant les gens aux croyances de leur choix (...)
Le Coran dit dans la Sourate 60 - L'éprouvée ["Al-Mumtahanah"] : 8-9.
"Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la Religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables. Dieu vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la Religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes."(...) Malgré le large fossé qui existe entre l'Islam et l'idolâtrie, l'Islam n'a jamais combattu cette pratique fabulatrice, mais a dit à ses adeptes :
Sourate 109 - Les infidèles ["Al-Kafirune"] : 6.
"A vous votre religion, et à moi ma Religion."Les batailles engagées ensuite par l'Islam n'eurent pas pour objet d'anéantir l'idolâtrie, mais de briser son aspect tyrannique qui allait en s'intensifiant.
De même, l'Islam n'a pas combattu le Judaïsme, mais des factions juives qui l'ont agressé. Une fois celles-ci matées et désarmées, les Juifs en tant que personnes connurent sécurité et opulence.
Quand le Prophète de l'Islam (qpssl) mourut, sa cuirasse se trouvait en gage chez un commerçant juif qui ne craignait rien pour sa personne, ses biens et son honneur.
Cette nature islamique circulera dans nos veines perpétuellement. En dépit de la violente épreuve que font subir les Juifs aux Arabes de la Palestine, nous n'avons jamais songé à combattre le Judaïsme en tant que tel, et dans aucun pays islamique nous n'avons lancé d'offensive contre cette croyance. Nous avons pris soin de dissocier la question religieuse proprement dite des agissements politiques oppressifs. Aussi avons-nous dit : nous luttons contre les sionistes que récusent Moise (qpssl) et la Torah.
Oui, car Moïse (qpssl) est à nos yeux un frère de notre Prophète Muhammad (qpssl) : il lui a été confié un Livre révélé, la Torah, que nous tenons pour vrai, et dont le Coran fait l'éloge dans laSourate 5 - La table servie ["Al-Maidah"] : 44
"Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre de Dieu, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les mécréants."
"Cheikh Mohammed al-Ghazâlî (qdlfm)
dit dans la conclusion de son livre "Fiqh as-Sîra"
p 349 :
"Les fauteurs haïssent l'Islam en tant que Vérité parlante qui se défend, preuve à l'appui, déclare ses principes et refuse de se dissimuler et de se taire. C'est cette particularité de l'Islam à établir la Vérité et à annuler le faux qui a tant dérangé ses adversaires qui y répliquèrent par diverses calomnies : Lorsqu'il refuse la complaisance, il est est traité d'agresseur ; lorsqu'il tient à ne pas succomber aux attaques de ses adversaires, on l'accuse de se propager par la contrainte. C'est là la source de la légende diffusée sur l'Islam qui, dit-on, a régné grâce à l'épée.
Or, l'Islam n'avait brandi l'épée que pour se défendre contre la fougue de la racaille et des brigands. L'épée aurait été une charge de moins pour l'Islam qui se serait suffi du verbe et de l'argumentation s'il n'y avait des fomentateurs de troubles.
C'est vrai que l'Islam s'est défendu avec beaucoup d'intransigeance, mais pouvait-il faire autrement face à ses adversaires qui trainaient derrière eux des siècles d'arrogance et de dogmatisme et des égarements que soutenaient des armées et un arsenal militaire ?
Sans cette rigueur, l'Islam n'aurait pas préservé intacts ses fondements scientifiques et moraux jusqu'à ce jour.
Si les religions antérieures à l'Islam avaient fléchi, c'est parce que leurs adversaires les avaient déviées fâcheusement de leurs fondements ; si bien qu'elles ne pouvaient plus recouvrer leurs bases de façon saine. Ce n'est pas le cas de l'Islam qui continue jusqu'à aujourd'hui, ne serait-ce que dans son Livre."
Et Dieu est plus savant ["Wa Allâhu A‘lam"].
Ô mon Dieu ! Tu nous a montré la Voie de la Rectitude avec cette
Science, guide-nous et assiste-nous en nous en facilitant son suivi et son application
! Car Tu es "al-Hâdî" - Le Guide en dehors de Qui il n'y
a point de guide.
« Seigneur ! Gloire et louange à
Toi ! Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Toi ! Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi » |
« Subhânaka l-lâhumma
wa bi-hamdika. Ashaduan lâ ilâha illâ anta, astarghfiruka wa atûbu ilayka » |
Notes :
*
Les termes sont erronés dans la traduction du Coran utilisée et
retraduits (par les termes soulignés) ici plus fidèlement au texte
en Arabe ou plus correct grammaticalement.
1. qpssl - Que la paix et le
salut soient sur lui ["Sallallâh-û ‘Alayhi wa Salam"] ;
2. qpsseux - Que la paix et le salut soient sur eux ["Sallallâh-û ‘Alayhim wa Salam"] ;
3. qsE - Qu'Il soit Exalté
["Allâh aza wadjel"] ;
4. qdssl - Que Dieu soit satisfait de lui ["Radi Allâh ‘anhu"] ;
5. qdsse - Que Dieu soit satisfait d'elle ["Radi Allâh ‘anha"] ;
6. qdsseux2 - Que Dieu soit satisfait d'eux deux ["Radi Allâhu ‘anhumaa"] ;
7. qdsselles2 - Que Dieu soit satisfait d'elles deux ["Radi Allâhu ‘anhunaa"] ;
8. qdsseuxt
- Que Dieu soit satisfait d'eux tous ["Radi Allâhu ‘anhum"] ;
9. qdssellest
- Que Dieu soit satisfait d'elles toutes ["Radi Allâhu ‘anhun"] ;
10. qdlsc - Que
Dieu lui soit compatissant dans ce Bas-Monde ["Rahîma Ullâh"] ;
11. qdlfm - Que Dieu lui fasse miséricorde au Jour du Jugement ["Rahmât Ullâh ‘alayhi"]
;
12. qmdssl - Que
la malédiction de Dieu soit sur lui ;
13. slp- Sur lui la paix ["‘Alayhi salam"] ;
14. sep - Sur eux la paix ["‘Alayhim salam"].